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Nouvelle Aube Rouge : « Le prophète de l’eurasisme » Par Alexandre Douguine

« Le prophète de l’eurasisme » Par Alexandre Douguine

Source : Google Books

(…) [p. 87] Les Juifs orientalistes étaient opposés au capitalisme et au conservatisme religieux, à l’aliénation et au formalisme dans le domaine de la culture, ils désiraient ardemment un changement révolutionnaire et l’avènement de l’éternité magique du royaume messianique. Les Juifs occidentalistes n’acceptaient pas le tsarisme pour des raisons très diverses, incluant son régime arriéré, insuffisamment capitaliste, civilisé et humaniste, appelé à se perfectionner jusqu’au niveau de la civilisation occidentale. Tout le judaïsme dans son ensemble était solidaire quant à la nécessité de renverser la dynastie et de faire la révolution. Pour cela ils avaient des alliés, à la fois parmi les nationalistes de la périphérie russes, rêvant de détruire la « prison des peuples », et parmi les « nationalistes de gauche » russes, percevant le régime de Romanov de Saint-Pétersbourg comme une parodie anti-nationale, anti-patriotique, anti-spirituelle, de l’authentique Russie sacrée. En outre, pas mal d' »occidentalistes » parmi la noblesse et la classe marchande russe complotaient activement en faveur du capitalisme russe contemporain, gâtant les dernières Cerisaie d’une aristocratie irrémédiablement dégénérée.

L’action globale de toutes ces forces, dés qu’une situation favorable approcha, accomplit la révolution de Février. Mais immédiatement après, les contradictions non résolues à l’intérieur du camp des vainqueurs surgirent. Après le renversement du régime impérial, une seconde ligne de fracture (interne cette fois-ci) apparut en pleine lumière, et cela prédétermina tous les évènements ultérieurs. Après la révolution de Février, au premier plan il y eut une opposition entre forces révolutionnaires et réformatrices, qui dissimula une opposition entre orientalistes de gauche et occidentalistes de gauche, entre eurasistes et européistes. Ce dualisme fondamental des types apparut aussi très clairement dans le milieu juif lui-même.

Le pôle bolchevik avait rassemblé les représentants de l' »orientalisme juif », le type hassidique-kabbaliste, les Juifs-communistes, les Juifs-socialistes — ceux qui à la fin du XVIIIè siècle voulaient « vivre du travail de leur bras« . Ce judaïsme du travail, eschatologique, universaliste, généralement russophile, se solidarisa avec le courant russe national-bolchevik des « impérialiste de gauche« , qui voyaient dans la révolution d’Octobre non pas la fin du rêve national, mais son commencement, une nouvelle aube rouge, la seconde venue de la Rus’, la Kileh secrète des starobriadetsi, perdue dans le triste bicentenaire de la parodie profane du synode de Saint-Pétersbourg. (…)


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