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« Feu dans les Esprits des Hommes » (Fire in the Minds of Men), Introduction

Feu dans les Esprits des Hommes : Introduction

Feu dans les Esprits des Hommes: Les origines de la foi révolutionnaire (Fire in the Minds of Men: Origins of the Revolutionary Faith)

Le livre tire son nom du roman « Les Démons » de Dostoevsky, et essaye d’investiguer la passion du changement révolutionnaire qui se développa fortement en Europe Centrale et en Russie, commençant par la Révolution Française en 1789. Contrairement à la plupart des autres histoires des révolutions et révolutionnaires Billington ne se concentre pas sur les évènements et causes sociales qui amenèrent aux soulèvements populaires. Plutôt il suit un fil quelque fois invisible d’idées incendiaires parfois transférées via des sociétés occultes, mais toutes ayant la genèse commune dans la devise de la révolution Française: « Liberté, égalité, fraternité ». Dans l’historiographie de Billington il présente le deuxième et troisième termes comme réactions et expansions à la liberté la plus susceptible et rudimentairement égoïste.

Il décrit comment l’idée de la fraternité a été héritée des sociétés occultes secrètes comme les francs-maçons et devint une idée inflammatoire qui amena à la Commune de Paris mais qui fut ensuite éteinte aussi loin que les révolutions populaires allèrent (jusqu’à ce qu’elles refassent surface en tant que nationalisme socialisme dans les années 20 en Allemagne). Plutôt, l’idée d’égalité deviendrait le fuel pour le socialisme et le communisme. Billington équivaut aux deux écoles de pensée, que les deux tout en travaillant à l’établissement de ces objectifs communs ensemble, sont d’apparence socialement opposées à l’extérieur.

Les deux travaillent vers ce but d’avoir une société humaniste séculaire qui est à la fois égalitaire et utilitaire de leur propre manière respective (l’une fait la promotion de l’individualisme, l’autre du collectivisme). Ces deux factions du pouvoir social étant fondées par les deux penseurs Proudhon et Marx. Proudhon étant l’individualiste sociale et laïque républicain (anti-monarchiste) et Marx l’anarchiste socialiste (communiste) collectiviste.

Qui est James H. Billington?

James Hadley Billington (né en 1929 à Bryn Mawr en Pennsylvanie) est un bibliothécaire et universitaire américain. Depuis 1987, il est le 13e et actuel bibliothécaire du Congrès (en anglais Librarian of Congress), le responsable de la bibliothèque du Congrès des États-Unis.

Il a été professeur d’histoire à l’université Harvard de 1957 à 1962 puis à l’université de Princeton de 1962 à 1974. Il a été de 1973 à 1987, le directeur du Woodrow Wilson International Center for Scholars, le mémorial national officiel à Washington, D.C. dédié au 28e président américain Woodrow Wilson.

Il fut longtemps membre du bureau de conseil éditorial des revues Foreign Affairs et Theology Today et membre du Board of Foreign Scholarships (de 1971 à 1976, président de 1973 à 1975), qui avait la responsabilité opérationnelle des échanges universitaires internationaux selon le Fulbright-Hays Act. Il est aussi membre du Conseil des relations étrangères et du conseil d’administration du John F. Kennedy Center for the Performing Arts et membre de la Société philosophique américaine et de l’Académie américaine des arts et des sciences.

Il est membre de l’académie des sciences de Russie et parmi de nombreuses décorations, est commandeur des Arts et des Lettres, et chevalier de l’ordre brésilien de la Croix du Sud. Wiki

Donc comme vous pouvez le constater ce n’est pas n’importe qui, « Depuis 1987, il est le 13e et actuel bibliothécaire du Congrès (en anglais Librarian of Congress), le responsable de la bibliothèque du Congrès des États-Unis. ». Il est aussi membre du CFR.

Introduction à Fire in the Minds of Men: Origins of the Revolutionary Faith

[Note : Je vais traduire les passages que je considère les plus importants de l’Introduction. Le livre fait plus de 600 pages et est une référence de tous les thèmes et choses qui nous intéressent ici (voila pourquoi vous devez le lire). Les origines de la Foi, ou du Feu révolutionnaire, qui depuis 200+ ans, transforment le monde. Je n’ai personnellement pas encore lu tout le livre, et j’ai encore du mal avec certaines notions, donc pardonnez moi pour les fautes et incohérences si vous en rencontrez.]

Ce livre cherche à retracer les origines d’une foi-peut être la foi de notre ère. Les révolutionnaires modernes sont des croyants, pas moins engagés et intenses que l’étaient les Chrétiens ou Musulmans d’une ère plus jeune. Ce qui est nouveau est la croyance qu’un ordre laïque parfait émergera du renversement violent de l’autorité traditionnelle. Cette idée invraisemblable en soi a donné du dynamisme à l’Europe du XIXe siècle, et est devenue l’exportation la plus réussie de l’idéologie occidentale dans le monde du XXè.

C’est une histoire non pas des révolutions, mais des révolutionnaires: les créateurs innovateurs d’une nouvelle tradition. Le cadre historique est d’un siècle et un quart qui s’étend du déclin de la Révolution Française vers la fin du XVIIIè siècle jusqu’aux débuts de la Révolution Russe au début du XXè. Le théâtre est l’Europe de cette ère industrielle; la scène principale, les bureaux de journalistes au sein des grandes villes Européennes. Le dialogue de symboles imaginatifs et de disputes théoriques produisirent la plupart du langage de la politique moderne. […]

La foi révolutionnaire n’a pas été formée tant que ça par le rationalisme critique de l’Illuminisme Français (comme c’est généralement admit) mais par l’occultisme et le proto-romanticisme de l’Allemagne. Cette foi a été incubée en France durant l’ère révolutionnaire au sein d’une petite culture alternative d’intellectuels littéraires qui était immergée dans le journalisme, fascinée par les sociétés secrètes, et par la suite entichée d' »idéologies » comme substitut laïque de croyance religieuse.

Les révolutionnaires professionnels qui apparurent pour la première fois durant la Révolution Française, cherchaient par dessus tout, la simplicité radicale. Leurs plus grands conflits tournaient autour des simples mots de leur slogan clef: liberté, égalité, fraternité. La liberté a été le cri de bataille des premières révolutions (au XVè siècle en Hollande, XVIIè siècle en Angleterre, et XVIIIè siècle en Amérique) qui ont produit des structures politiques complexes pour limiter la tyrannie (séparer les pouvoirs, constituer des droits, légaliser la fédération). La Révolution Française invoquait aussi initialement des idées similaires, mais les idéaux les plus nouveaux et collectivistes de la fraternité et l’égalité surgirent bientôt pour rivaliser avec l’ancien concept de liberté. Les mots nationalisme et communisme ont été inventés la première fois dans les années 1790 pour définir les idéaux plus simples, plus sublimes, et apparemment moins égoïstes de la fraternité et l’égalité, respectivement. La lutte basique qui émergea inévitablement parmi les révolutionnaires dévoués étaient entre les avocats d’une révolution nationale pour un nouveau type de fraternité et ceux pour une révolution sociale pour un nouveau type d’égalité.

L’exemple national Français et l’idéal républicain dominèrent l’imagination révolutionnaire à travers la première moitié du XIXè siècle. Les intellectuels francophiles exilés largement de Pologne et d’Italie confectionnèrent le concept dominant du nationalisme révolutionnaire-inventant la plupart des idées modernes sur la violence, guérilla et guerres pour la libération nationale, exprimant leurs idéaux essentiellement émotionnels dans les mythes historiques, les mélodrames d’opéras, et la poésie vernaculaire.

Les révolutionnaires sociaux rivaux commencèrent à défier les nationalistes romantiques après les révolutions de 1830; et cette tradition socialiste, est de plus en plus prédominante après la formation de la Première Internationale en 1864 et le mouvement de la cause révolutionnaire des Français aux Allemands et la gouvernance Russe. Les révolutionnaires sociaux exprimèrent leur idéal essentiellement rationaliste par des pamphlets en prose et des organisations prosaïques. Leur modèle caché était la machine impersonnelle et dynamique de l’industrie d’usine plutôt que la loge personnalisée mais statique de l’aristocratie Maçonnique.

Pas moins funeste que le schisme entre les révolutionnaires nationaux et sociaux a été le conflit entre les révolutionnaires sociaux qui a débuté dans les années 1840 entre Marx et Proudhon. Le premier se concentre sur la destruction du système économique capitaliste opposé à la guerre du dernier contre l’état bureaucratique centralisé. Ce conflit continua entre les héritiers de Marx (principalement en Allemagne et en Russie) et de Proudhon (parmi les anarchistes, populistes, et syndicalistes Latins et Slaves).

Le mot intelligentsia et la soif pour l’idéologie migrèrent de l’Est de la Pologne en Russie (et d’une cause nationale à une cause sociale révolutionnaire) par les étudiants Russes radicaux des années 1860, qui développèrent un nouveau type ascétique de terrorisme. Lénine a à la fois puisé dans la tradition Russe de la violence et les concepts Allemands d’organisation pour créer le Bolchévisme qui éventuellement amena la tradition révolutionnaire du désert au pouvoir.

La foi révolutionnaire se développa dans l’Europe du XIXè siècle uniquement à l’intérieur de ces sociétés qui n’avaient précédemment pas légalisé la dissidence idéologique en se séparant des formes médiévales d’autorité religieuse, et le pouvoir monarchique modifié en acceptant une forme d’opposition politique organisée. En Europe et Amérique du Nord, où ces conditions étaient rencontrées par les traditions Protestantes et parlementaires, la foi révolutionnaire n’attira pratiquement aucun adhérents indigènes. Ainsi, la tradition révolutionnaire peut être perçue comme une forme d’opposition politique-idéologique qui surgit tout d’abord contre le Catholicisme autoritaire (en France, Italie et en Pologne) et ensuite contre les autocraties religieuses (dans la Prusse de Luther, la Russie Orthodoxe). Les révolutionnaires sociaux les plus dédiés et professionnels–de Maréchal à Blanqui, Marx, et Bakunin jusqu’à Lénine–proviennent de telles sociétés et tendent à devenir cette très rare forme de véritable croyant: un militant athéiste.

Eux et la plupart des pionniers révolutionnaires provenaient largement de la classe moyenne, étaient des hommes intellectuels avec très peu d’attachements familiaux. Les mouvements révolutionnaires avaient tendance à devenir plus internationalistes et visionnaires à chaque fois que des femmes jouaient un rôle de dirigeant; plus paroissiaux et pragmatiques à chaque fois que des travailleurs étaient au commande. […]

La flamme de la foi avait commencé sa migration un siècle plus tôt, quand quelques aristocrates Européens transférèrent leurs bougies allumées des autels Chrétiens aux loges Maçonniques. La flamme des alchimistes occultes, qui avait promis de changer le plomb en or, réapparue au centre des nouveaux « cercles » cherchant à recréer un âge d’or: Les illuminati de Bavière conspirant contre les Jésuites, les Philadelphiens Français contre Napoléon, les Carbonari italiens contre les Habsbourg.

Quand la conspiration Anti-Napoléon la plus importante fut ridiculisée pour avoir essayé « d’utiliser comme levier quelque chose qui n’est qu’une allumette, » son chef répliqua,

« Avec une allumette personne n’a besoin de levier; on n’a pas à soulever le monde, on le brûle. »

Le chef de la propagation de la conspiration en Italie nota rapidement que « la flamme Italienne » avait propagée « la flamme de la liberté jusqu’à la terre la plus gelée de Saint-Pétersbourg ». Là-bas la première révolution Russe eut lieue en Décembre 1825. Son slogan, « De l’étincelle vient la flamme! » a été lancé par le premier homme à prédire une révolution sociale égalitaire au XVIIIè siècle (Sylvain Maréchal) et relancée par le premier homme à réaliser une telle révolution au XXè (Lénine, qui l’utilisa comme épigramme pour son journal, L’Etincelle).

Un modèle mythique récurrent pour les révolutionnaires–jeunes romantiques, le jeune Marx, les Russes du temps de Lénine–était Prométhée, qui vola le feu des dieux pour le donner aux hommes. La foi Prométhéenne des révolutionnaires ressemblait en tout respect à la croyance moderne générale que la science amènerait les hommes hors de l’obscurité à la lumière. Mais il y avait l’hypothèse millénaire la plus pointue que viendra la nouvelle aube, dans laquelle le soleil ne se couchera jamais. Très tôt durant la révolution Française est né « le mythe solaire des Révolutions », suggérant que le soleil se lève dans une nouvelle ère dans laquelle l’obscurité disparaitra pour toujours. Cette image a été implantée « à un niveau de conscience qui interpréta simultanément quelque chose de réel et produit une nouvelle réalité.«

La nouvelle réalité qu’ils cherchaient était radicalement laïque et terriblement simple (stridently simple). Le nouvel idéal n’était pas la complexité équilibrée de la nouvelle fédération Américaine, mais la simplicité occulte de son grand sceau: un oeil qui voit tout au sommet d’une pyramide au dessus des mots Novus Ordo Seclorum. En quête de vérités naturelles primaires, les révolutionnaires jetèrent un oeil sur l’antiquité pré-Chrétienne–adoptant des noms païens comme « Anaxoras » Chaumette et « Anacharsis » Cloots, idéalisant par dessus tout le semi-mythique Pythagore comme modèle intellectuel révolutionnaire dans les nombres premiers, formes géométriques, et les plus hautes harmonies de la musique. La plupart des mêmes musiciens de Strasbourg qui avaient joué pour la première fois la Marseillaise en 1792 avait introduit la Flute Enchantée de Mozart au public français dans la même ville seulement quelques mois plus tôt; et le message illuministe de Mozart semblait expliquer le sens complet du jour de gloire que l’hymne de Rouget de Lisle avait proclamé:

Les rayons du soleil chassent la nuit,
les puissances des ténèbres ont cédé à la lumière.

Le soleil levant amenait aussi bien de la chaleur que de la lumière, le feu était généralement allumé, pas à midi à table rase avec un roi philosophe, mais plutôt par un invité inconnu arrivant à minuit au milieu des excès du banquet de Don Giovani. « Communisme », l’étiquette que Lénine adopta finalement, n’a pas été inventée par le grand Rousseau, mais par Rousseau du ruisseau: le fétichiste indulgent et marcheur de rue la nuit dans le Paris pré révolutionnaire, Restif de la Bretonne. Ainsi l’étiquette révolutionnaire qui contrôle désormais la destinée de plus d’un milliard de gens dans le monde contemporain émana de l’imagination érotique d’un écrivain excentrique. Comme pour plein d’autres mots clés de la tradition révolutionnaire il apparait d’abord comme l’idéogramme rugueux d’un langage en construction: un panneau routier indiquant l’avenir. […]

Cette étude tente d’identifier certains de ces panneaux (signes) sur le chemin de Restif à Lénine. Il s’ensuit des étincelles à travers les frontières nationales, portées par de petits groupes et des individus idiosyncratiques qui ont créé un héritage incendiaire d’idées. […]

Nous allons traiter à plusieurs reprises la créativité linguistique des révolutionnaires, qui utilisèrent de vieux mots (démocratie, nation, révolution, et libéral) avec des nouvelles manières et inventèrent ensemble de nouveaux mots comme socialiste et communiste. Leur vocabulaire attirant fut utilisé pour un usage non révolutionnaire–comme dans l’adoption de républicain et démocrate pour la compétition des partis politiques dans l’Amérique post révolutionnaire, ou dans la coöptation conservatrice de nation, libéral, et même radical vers la fin du XIXè siècle en Europe. Les Révolutionnaires inventèrent aussi d’autres phrases clés utilisées par des théoriciens sociaux non révolutionnaires dans notre propre siècle [XXè]: cybernétique, intelligensia. Même la spéculation à propos de « l’année 2000 » ne commença pas avec la futorologie des années 1960, mais avec un travail dramatique écrit dans les années 1780 par la même figure qui inventa le mot communiste.

Les origines des mots et symboles révolutionnaires sont plus qu’un intérêt d’antiquaire; car, dans le monde contemporain où les constitutions et les élections libres disparaissent aussi vite que les monarques, la rhétorique révolutionnaire offre la légitimation formelle de la plupart des autorités politiques.

Le chemin historique de nos origines nous amène, cependant, parfois dans des labyrinthes glauques; et nécessite une volonté de suivre des figures marquantes avec de grands efforts fantaisistes dans des temps reculés et de longues marches vers des espaces lointains. Les Révolutionnaires (pas moins que les prophètes de la lignée Judéo-Chrétio-Musulmane) cherchent à trouver leur « autre soi sacré » dans les temps historiques. Ils ont tendance à devenir plus extrêmes dans le présent alors qu’ils idéalisent un passé à jamais distant. Ceux qui glorifièrent les druides pré-Chrétiens avaient tendance à devancer par fanatisme ceux qui se tournaient uniquement aux jeunes Chrétiens.


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