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Juillet 2001 : Ben Laden rencontre la CIA à Dubaï

Juillet 2001 : Ben Laden rencontre la CIA à Dubaï


Source : mai68, cliquez l’image pour l’agrandir

Étiez-vous au courant ? 10 ans auparavant et on continue d’apprendre des choses à propos du 11 Septembre.

Deux mois avant le 11 Septembre Oussama Ben Laden vola à Dubaï pour 10 jours afin d’être traité dans un hôpital Américain, où il rendit visite à un agent de la CIA local, d’après un journal Français Le Figaro.

Les révélations sont connues pour provenir du renseignement français qui est désireux de révéler le rôle ambigu de la CIA, et de limiter Washington d’étendre la guerre en Irak et ailleurs.

Il a été rapporté que Ben Laden arriva à Dubaï le 4 Juillet de Quetta au Pakistan avec son docteur personnel, une infirmière et quatre gardes du corps, pour être traité au département d’urologie. Alors qu’il était là-bas plusieurs membres de la familles et personnalités Saoudiennes, et de la CIA, lui rendirent visite.

Le chef de la CIA a été vu dans l’ascenseur, sur son chemin pour voir Ben Laden, et plus tard, c’est prouvé, se vanta à ses amis à propos de ses contacts. Il fut renvoyé à Washington très peu de temps après.

Les sources du renseignement disent qu’un autre agent de la CIA était aussi présent; et que Ben Laden a aussi reçu la visite du Prince Turki al Faisal, alors directeur des Renseignements Saoudiens, qui a des liens profonds avec les Talibans, et Ben Laden. Peu après Turki démissionna, et plus récemment il l’a publiquement attaqué dans une lettre ouverte: « tu es une graine pourrie, comme le fils de Noé ».

L’hôpital américain de Dubaï a catégoriquement nié que Ben Laden a été un patient là-bas.

La nuit dernière Washington renia l’histoire.

Des avions privés possédés par de riches princes dans le Golf volent fréquemment entre Quetta et les Émirats, souvent pour des « voyages de chasse » luxurieux dans des territoires sympathiques à Ben Laden. D’autres sources confirment que ces voyages de chasse ont fournis des opportunités pour que les Saoudiens contactent les terroristes et les Talibans, depuis qu’ils ont commencé en 1994.

D’après Le Figaro, l’année dernière il commanda une machine à dialyse mobile pour qu’elle soit délivrée à sa base à Kandahar en Afghanistan.

Que les allégations au sujet de la réunion de Dubaï soient confirmées ou non, les fuites des services secrets français jettent une lumière inquiétante sur les rivalités et le manque de coordination entre les agences de renseignement, tant au sein de l’U.S. qu’entre les alliés occidentaux.

Les renseignements française se plaignent souvent que la collaboration avec les Américains est essentiellement à sens unique, avec eux heureux de recevoir des informations tout en donnant peu en retour.

Source : Guardian le 1er Novembre 2001

Le Figaro : La CIA aurait rencontré Ben Laden en juillet

© Le Figaro via Global Research

Dubaï, l’un des sept émirats de la fédération des Emirats arabes unis, au nord-est d’Abu Dhabi. Cette ville de 350 000 habitants a été le théâtre discret d’une rencontre secrète entre Oussama ben Laden et le représentant de la CIA sur place, en juillet. Un homme, partenaire professionnel de la direction administrative de l’hôpital américain de Dubaï, affirme que l’ennemi public numéro un a séjourné dans cet établissement hospitalier du 4 au 14 juillet.

En provenance de l’aéroport de Quetta au Pakistan, Oussama ben Laden a été transféré dès son arrivée à Dubaï Airport. Accompagné de son médecin personnel et fidèle lieutenant, qui pourrait être l’Égyptien Ayman al-Zawahari – sur ce point les témoignages ne sont pas formels -, de quatre gardes du corps, ainsi que d’un infirmier algérien, Ben Laden a été admis à l’hôpital américain, un bâtiment de verre et de marbre situé entre Al-Garhoud Bridge et Al-Maktoum Bridge.

Chaque étage comporte deux suites «VIP» et une quinzaine de chambres. Le milliardaire saoudien a été admis dans le très réputé département d’urologie du docteur Terry Callaway, spécialiste des calculs rénaux et de l’infertilité masculine. Joint par téléphone à de multiples reprises, le docteur Callaway n’a pas souhaité répondre à nos questions.

En mars 2000 déjà, l’hebdomadaire Asia Week publié à Hongkong s’inquiétait de la santé de Ben Laden, faisant état d’un grave problème physique précisant que ses jours étaient en danger à cause d’une «infection rénale qui se propage au foie et nécessite des soins spécialisés». Selon des sources autorisées, Ben Laden se serait fait livrer dans son repaire afghan de Kandahar l’ensemble d’un matériel mobile de dialyse au cours du premier semestre 2000. Selon nos sources, le «déplacement pour raison de santé de Ben Laden» n’est pas le premier. Entre 1996 et 1998, Oussama ben Laden s’est rendu plusieurs fois à Dubaï pour ses affaires.

Le 27 septembre, quinze jours après les attentats du World Trade Center, sur demande américaine, la Banque centrale des Emirats arabes unis a annoncé avoir ordonné le gel des comptes et des investissements de 26 personnes ou organisations soupçonnées d’entretenir des contacts avec l’organisation de Ben Laden, notamment auprès de la Dubaï Islamic Bank.

«Les rapports entre l’Emirat et l’Arabie Saoudite ont toujours été très étroits, expliquent nos sources, les princes des familles régnantes qui avaient reconnu le régime des talibans se rendaient souvent en Afghanistan. Un des princes d’une famille régnante participait régulièrement à des chasses sur les terres de Ben Laden qu’il connaissait et fréquentait depuis de nombreuses années.» Une liaison aérienne entre Dubaï et Quetta est d’ailleurs quotidiennement assurée par les compagnies Pakistan Airlines et Emirates. Quant aux avions privés émiratis ou saoudiens, ils desservent fréquemment Quetta où ils ne sont la plupart du temps ni enregistré ni consigné dans les registres de l’aéroport.

Durant son hospitalisation, Oussama ben Laden a reçu la visite de plusieurs membres de sa famille, de personnalités saoudiennes et émiraties. Au cours de ce même séjour, le représentant local de la CIA, que beaucoup de gens connaissent à Dubaï, a été vu empruntant l’ascenseur principal de l’hôpital pour se rendre dans la chambre d’Oussama ben Laden.

Quelques jours plus tard, l’homme de la CIA se vante devant quelques amis d’avoir rendu visite au milliardaire saoudien. De sources autorisées, l’agent de la CIA a été rappelé par sa centrale le 15 juillet, au lendemain du départ de Ben Laden pour Quetta.

A la fin juillet, les douaniers émiratis arrêtent à l’aéroport de Dubaï un activiste islamiste franco-algérien, Djamel Beghal. Début août, les autorités françaises et américaines sont alertées. Interrogé par les autorités locales à Abu Dhabi, Beghal raconte qu’il a été convoqué en Afghanistan fin 2000 par Abou Zoubeida – un responsable militaire de l’organisation de Ben Laden, Al Quaida. La mission de Beghal: faire sauter l’ambassade des Etats-Unis, avenue Gabriel, près de la place de la Concorde, à son retour en France.

Selon différentes sources diplomatiques arabes et les services de renseignements français eux-mêmes, des informations très précises ont été communiquées à la CIA concernant des attaques terroristes visant les intérêts américains dans le monde, y compris sur le territoire de l’Union. Un rapport de la DST daté du 7 septembre rassemble la totalité de ces données, précisant que l’ordre d’agir devait venir d’Afghanistan.

En août, à l’ambassade des Etats-Unis à Paris, une réunion d’urgence est convoquée avec la DGSE et les plus hauts responsables des services américains. Extrêmement inquiets, ces derniers présentent à leurs homologues français des demandes de renseignements très précises concernant des activistes algériens, sans toutefois s’expliquer sur le sens général de leur démarche. A la question «que craignez-vous dans les jours qui viennent?», les Américains opposent un mutisme difficilement compréhensible.

Les contacts entre la CIA et Ben Laden remontent à 1979 lorsque, représentant de la société familiale à Istanbul, il commença à enrôler des volontaires du monde arabo-musulman pour la résistance afghane contre l’Armée rouge. Enquêtant sur les attentats d’août 1998 contre les ambassades américaines de Nairobi (Kenya) et de Dares-Salaam (Tanzanie), les enquêteurs du FBI ont découvert que les traces laissées par les charges proviennent d’un explosif militaire de l’armée américaine et que cet explosif a été livré trois ans auparavant à des Afghans arabes, les fameuses brigades internationales de volontaires, engagés au côté d’Oussama ben Laden durant la guerre d’Afghanistan contre l’armée soviétique.

Poursuivant ses investigations, le FBI découvre des «montages» que la CIA avait développés avec ses «amis islamistes» depuis des années. La rencontre de Dubaï ne serait donc que la suite logique d’une «certaine politique américaine».


Commentaires (1)

 

  1. David dit :

    Bonjour à vous

    CIA et terrorisme, une longue histoire d’amour…

    ( après lecture de l’article et constat personnel )

    Si l’on remonte un peu dans le temps, la CIA a manipulé et financé des fanatiques de tout horizon, pour servir des causes financières et diplomatiques et ou forcer une collaboration d’un pays et l’aider en contrepartie à virer ce vilain fanatique par exemple…

    ( Iran, Liban, Cuba, Libye, Irak, etc…)

    C’est toujours l’occasion qui fait le larron des spéculateurs diplomatique.
    L’utilisation d’outils officieux, pour ouvrir les relations diplomatiques entre d’autres pays.
    Un véritable jeu d’échecs…

    Les relations dessous de table sont parfois troublantes, entre service secret israélien, US ou même Français qui tente de réunir les vilains fanatiques pour avoir une entrée dans un pays.
    L’histoire relate à mainte reprise ce genre de manipulation politique et idéologique.

    Ben Laden fut lui aussi manipulé, il était alors jeune soldat militant. Manipulé par G Bush père ( et son précédent),
    À l’époque des années 80 celle de la guerre froide, la CIA est venue soutenir les Moujahids…
    Ben Laden en était à l’époque, sur le front entre soviétique et afghan.
    Officieusement bien entendu. Mais Ben Laden et la CIA, une longue histoire de « je t’aime, moi, non plus… »

    Puis la machine s’emballe, les uns et les autres retournent leurs vestes pour des raisons diplomatiques bien entendu…
    Il ne faut pas être étonné de voir les anciens collaborateurs ( officieux) s’envoyer des bombes pour une toute autre raison…

    Ils jouent avec le feu ?
    Parfois ils se brûlent un peu,
    Parfois ils s’enflamment…

    Ce que je constate modestement,
    Ce sont les faibles d’esprits utilisant la voix des armes et bombes, blindés par leur conviction absolue et idéologie fanatique qui se retrouvent manipulés…

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