Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

L’Âge d’or de l’Astrologie

L’Âge d’or de l’Astrologie

L’astrologie est l’étude de l’influence des astres sur le comportement et la destinée des hommes. Pratiquée depuis la plus haute antiquité, elle a longtemps été confondue avec l’astronomie, dont elle a permis le développement.

Jusqu’à l’époque moderne, les astrologues ont joué un rôle important dans la vie politique des nations : des souverains, à l’exemple d’Elisabeth 1er d’Angleterre, ont fait appel à leurs services pour démêler les fils du destin et conduire une politique.

Un grand astrologue élisabéthain

Lorsqu’Elisabeth succède à son père Henri VIII sur le trône d’Angleterre en 1558, un de ses premiers gestes est de faire calculer par son astrologue John Dee le jour le plus favorable pour son couronnement. Dee propose le 14 Janvier 1559, suggestion que suit la reine – pour son bonheur apparemment : les 45 ans de règne d’Elisabeth correspondent en effet à l’une des périodes les plus fastes du royaume d’Angleterre.

Mais qui est donc ce talentueux astronome à qui certains peuvent ainsi attribuer une partie de la gloire du « siècle élisabéthain » ?

John Dee est né le 13 Juillet 1527 à Londres, dans une famille modeste. Au terme de brillantes études, il obtient, en 1546, le titre de Bachelor of Arts au Trinity College de Cambridge. Il se passionne dés lors pour les mathématiques, matière peu prisée à l’époque, et notamment pour les théories de Pythagore. C’est à ce moment aussi qu’il s’initie à l’alchimie et à l’hermétisme. De 1547 à 1551, il voyage en Europe et séjourne surtout à l’université de Louvain, une des meilleures du continent. En 1550, il est à l’université de Paris, où il enseigne la géométrie d’Euclide. Sa renommée, désormais considérable, atteint les frontières de l’Europe. Il garde des liens avec l’Angleterre, où il revient, par exemple, en 1548, y faisant découvrir des instruments de navigation jamais vu encore.

En 1570, il préface une traduction d’Éléments de géométrie d’Euclide, contribuant ainsi de façon marginale à la promotion des mathématiques dans les milieux universitaires. Il retourne s’établir définitivement à Londres en 1551. C’est alors qu’Elisabeth le prend sous sa protection. Pour elle, pêle-mêle, il dresse des horoscopes, établit des cartes géographiques, travaille à un nouveau calendrier et contribue à l’élaboration des plans de défense navale de l’Angleterre : les savoirs que nous considérons aujourd’hui comme « sérieux » ne se distinguent pas, à l’époque, des autres. D’ailleurs, Dee est toujours fasciné par l’occultisme et travaille à la recherche de la pierre philosophale, chère aux alchimistes. En 1581, à en croire ce qu’il dit, il reçoit la visite d’un angelot qui lui remet un globe de cristal poli dans lequel est enfermé un ange nommé Uriel, et un miroir magique en anthracite noir : on peut encore voir aujourd’hui au British Museum la fameuse boule de cristal, ainsi que des tablettes de cire sur lesquelles l’astronome avait gravé des hiéroglyphes mathématiques dont il se servait lors de cérémonies magiques.

Grandeur et chute du Dr Dee

Peu de temps après cet évènement, cette même année 1581, Dee rencontre un étrange personnage, Edward Kelly (1555 – 1597), qui s’affirme capable de converser avec les défunts. Dee le prend à son service, afin qu’il l’aide à entrer en communication avec les esprits de son globe de cristal et l’assiste dans ses recherches alchimiques. Bientôt, le bruit court que les deux hommes ont réussi : on les croit capables de transmuter du plomb en or. Ils sont invités partout en Europe, et se rendent notamment en Pologne, où ils séjournent chez le prince Laski à qui ils ont promis fortune. Mais le pape Sixte VI les accuse de nécromancie, c’est-à-dire d’invoquer les morts, et obtient leur expulsion du pays. Ils gagnent pour quelque temps Leipzig puis Hesse-Cassel.

Le 18 Avril 1587, une première querelle oppose les deux hommes, qui se sont entretemps mariés. Kelly prétend qu’un esprit de la boule de cristal a ordonné que Dee et lui-même mettent leurs épouses en commun. Cela n’est pas du goût de Dee ni de sa femme, Jane. D’autres disputes suivent et le quatuor se disloque. Dee s’installe alors à Brême tandis que Kelly se rend à Prague où il continue à transformer, dit-il, du plomb en or. Ses prouesses lui valent le titre éphémère de maréchal de Bohême ; il tombe peu après en disgrâce et il est même par deux fois emprisonné sur l’ordre de Rodolphe II de Bohême. C’est au cours de sa seconde arrestation qu’il se tue en tentant de s’échapper du donjon. Pendant ce temps, Dee est revenu à Londres où la reine lui renouvelle sa confiance et lui octroie une pension. Le retour dans son pays n’est cependant pas totalement heureux : en rentrant chez lui, à Mortlake, Dee découvre que sa maison a été pillée et que 500 livres sur les 4000 de sa bibliothèque, dont des manuscrits très rares, ont disparu. La fin de sa vie est difficile, surtout après la mort d’Elisabeth, puis celle du comte de Leicester, un autre de ses protecteurs. En 1603, Jacques Ier, grand pourfendeur de sorcières et de magiciens, refuse de lui accorder une pension et, en 1605, il doit abandonner son poste de recteur du Collège de Manchester. Il meurt dans la pauvreté en Décembre 1608. Mais sa forte personnalité, à mi-chemin entre le savant et le mage, a marqué son temps. Au XXè siècle encore, l’Allemand Gustav Meyrink lui consacre un roman : L’Ange à la fenêtre d’Occident (1927).

Le siècle de l’astrologie

A l’époque de Dee, l’étude des astres et l’interprétation de leur influence sur le destin des hommes entrent fréquemment dans le champ des compétences des savants : le mélange des sciences exactes et de l’occultisme est alors commun.

En Europe, le XVIè siècle est celui de l’âge d’or de la magie et de l’occultisme. De grands magiciens ou astrologues marquent durablement leurs domaines. Tous pensent que l’homme est relié inextricablement à l’univers par de multiples correspondances et qu’il existe une analogie entre le macrocosme interplanétaire et le microcosme humain. Pour reprendre une formule canonique de la tradition hermétique de l’époque : « Tout ce qui est en haut est en bas « (la Table d’émeraude, version latine, vers 1520).

Dans cette perspective, les astres ont une influence sur la destinée des êtres humains. Ainsi, Paracelse croit qu’il y a un lien entre les sept organes du corps et les sept planètes (on n’en connaissait alors que sept). C’est après avoir examiné le mouvement des astres et du ciel que Nostradamus rédige ses fameuses prophéties. Enfin, Cornélius Agrippa (1486 – 1535), docteur en théologie, démontre, dans son ouvrage De la philosophie occulte (1510 – 1533) l’importance des signes du zodiaque.

Les différentes astrologies

L’astrologie s’est épanouie dans toutes les grandes civilisations du monde, mais, selon les pays, cette discipline, qui étudie la corrélation entre les configurations célestes et les évènements terrestres, varie considérablement.

L’astrologie chinoise. Celle-ci repose sur un cycle lunaire fondé sur le rythme annuel des lunaisons. Les douze signes, qui correspondent à des animaux, varient donc ici selon l’année et non le mois. Il est permis d’affiner un thème en intégrant des facteurs tels que le Compagnon de route, déterminé par l’heure de naissance, et l’Elément prédominant, qui se rapporte à cinq éléments : la Terre, le Feu, l’Eau, le Bois et le Métal.

L’astrologie aztèque. Pour les Aztèques, le mois (qui est de vingt jours) de naissance est déterminé par la présence de la Lune, et le jour de naissance est défini par la position du Soleil. L’horoscope aztèque comprend douze signes également. Il est possible d’affiner le thème en calculant le mois ascendant. Il y a 18 mois ascendants de vingt jours chacun.

L’astrologie indienne. Les pratiques astrologiques spécifiquement indiennes ont été développées à partir d’un zodiaque lunaire formé par 27 à 28 constellations, les maksatra. L’ouvrage le plus important est le Brahajjâtaka, dans lequel ont trouve notamment des considérations sur la possibilité de déterminer astrologiquement les conditions d’une réincarnation ultérieure.


Publié le 5 mai, 2011 dans Astrologie, Histoire, Réincarnation.

Commentaires (5)

 

  1. MILAN dit :

    HS mais c’est un détail amusant, William et Kate à bord de l’Aston Martin du prince charles porte le n° de plaque EBY 776 J

    « On peut voir sur la gauche du billet une pyramide tronquée comme celle de Kheops ou Gizeh en Egypte, avec 13 degrés (maçonniques et parodiques de l’échelle de Jacob), et l’inscription d’une année faite en chiffres romains sur sa base, » MDCCLXXVI » soit 1776, date de :

    – création du » Grand Sceau » des Etats Unis

    – année de fondation de la secte des Illuminati

    – déclaration d’Indépendance des Etats Unis le 4 juillet suivant. »

    http://fr.euronews.net/images_news/img_606X341_kate-william-newlyweds-aston-martin-290411-RTR2LRX5.jpg

    Sources: bible et nombres.net

  2. admin dit :

    T’as plus de connaissance que moi dans ce domaine!

  3. TrueBelief dit :

    Ce que j’aurais toujours retenu de Dee et Kelly c’est cet imbroglio maçonnique et rosicrucien qui résulta de la magie énochienne et le sigillum dei aemeth.
    La question est de savoir ou Dee avait pu se procurer une copie du livre d’énoch sachant que la version d’origine du IIIème siècle en araméen ne fût découverte qu’en 1976 parmi les manuscrits de la mer morte. Une copie éthiopienne peut être ? On pourrait certainement comprendre alors ses dons pour la cryptographie et sa place auprès de la reine d’angleterre.

  4. admin dit :

    Ah ! Intéressant ! Merci pour les infos :-P

    A moi de donner quelques infos aussi, John Dee a été utilisé pour créer le personnage qu’on appel Merlin le Magicien. C’est aussi l’agent secret 007 de la reine si je me souvient bien… Mais… libre aux lecteurs de creuser et vouloir en savoir plus, et au cas échéant vérifier si ce qui est dit ici est vrai.

  5. TrueBelief dit :

    Ce petit article est très interressant.
    On oublie souvent de dire que l’héroïnomane notoire, Aleister Crowley voyait Dee comme le maitre à penser intemporel de la Golden Dawn. (la destruction de la raison par l’illumination)
    Mais à mon humble avis il y a plus significatif et plus ancien qu’une personnalité comme John Dee dans le domaine de l’ésotérisme et de l’astrologie.
    Je pense à Albert le grand dont les travaux se concentrèrent sur le XIIIème siècle et à ma connaissance ce sont les plus anciennes traces écrites d’ésotérisme en occident en période de haut moyen-age. Et si ses livres ont survécu à l’inquisition c’est parce qu’il était lui même dominicain; la papauté considérant ses écrits comme de la théologie ou de la scolastique bien qu’ils soient truffés de références aux carrés magiques, de techniques alchimiques et d’astrologie empruntée à la sagesse arabe le tout couvert par des arcanes. Albert le grand était aussi le maitre et ami de Thomas d’Aquin qui avec Maïmonide et Averroes contribueront à faire persister la « connaissance » pendant la renaissance jusqu’au siècle des lumières.
    J’espère que mon commentaire a été utile ou qu’il a au moins suscité de la curiosité. :)

Laissez un commentaire