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Harcèlement scolaire: «Les parents ne doivent pas encourager l’enfant à se défendre»

Harcèlement scolaire: «Les parents ne doivent pas encourager l’enfant à se défendre»

© 20 Minutes

INTERVIEW – Nicole Catheline, pédopsychiatre et psychanalyste, explique comment réagir dans ce type de situation…

La lutte contre le harcèlement scolaire fait désormais partie des priorités du ministère de l’Education. Nicole Catheline, pédopsychiatre et psychanalyste, a participé aux assises organisées sur ce sujet lundi et mardi à Paris. Interrogée par 20Minutes, elle prodigue ses conseils aux parents dont les enfants seraient confrontés au problème.

Comment repérer un enfant victime de harcèlement à l’école?

Tout changement de comportement doit alerter les parents. Que ce soit dans le caractère, si l’enfant devient irritable, ou dans les habitudes: il arrive en retard à l’école, rate le bus, perd ses affaires… La deuxième façon de repérer un cas de harcèlement est tout simplement de poser la question, de manière très claire et sans trop d’émotion : «Est-ce qu’un enfant t’a fait du mal, est-ce qu’on t’oblige à faire des choses que tu ne veux pas faire, est-ce qu’on t’embête aux toilettes?»

En quoi est-ce important d’en parler?

Cela permet de rompre la loi du silence, sur laquelle jouent les persécuteurs et les maîtres chanteurs, et de dédramatiser. Si personne n’y pense, l’enfant reste dans le sentiment que ce qu’il vit est anormal et ne veut pas en parler pour protéger ses parents. Si ces derniers abordent le sujet, il peut y faire face.

Quelle est l’étape d’après? Dépend-elle de la gravité des faits?

Non, il ne faut pas hiérarchiser la gravité des faits car on ne sait jamais ce qui touche quelqu’un. Les parents ne doivent pas rester seuls dans cette situation et ni aller voir directement les parents de l’enfant accusé de harcèlement. Il faut un tiers, médiateur du conflit. Il peut s’agir du directeur ou de la directrice de l’école, du ou de la principal(e) du collège. Tout cela doit se régler en privé, dans un bureau.

N’y a-t-il pas un risque de représailles de la part du «harceleur» en agissant de la sorte?

Il n’aura pas intérêt à continuer à faire le malin. Dans la majorité des cas, le «harceleur» partage les mêmes caractéristiques que le «harcelé», sauf qu’il sort les poings pour l’exprimer. Il y a une dynamique entre les deux et ils partagent souvent la même vulnérabilité narcissique.

Et quand l’enfant est victime d’un groupe et non d’une seule personne?

Dans l’effet de groupe, il y en a un qui commence et des spectateurs qui regardent. Parmi eux, certains s’identifient au harceleur sans oser faire pareil et d’autres se disent que pendant qu’il s’occupe de cette victime, il ne s’en prend pas à eux.

Doit-on dire à son enfant de se défendre, de ne pas se laisser faire?

Non , les parents ne doivent pas encourager l’enfant à se défendre car s’il ne l’a pas fait spontanément, il risque de le faire de manière ridicule, ce qui va conforter son agresseur. Il ne faut pas non plus lui dire quoi répondre car les parents ne connaissent pas la culture de groupe dans laquelle l’élève évolue, ils ne connaissent pas le harceleur. Pour aider son enfant à prendre confiance en lui, mieux vaut l’encourager à fréquenter des groupes, via des camps d’ados ou des activités sportives afin qu’il apprenne à repérer les interactions entre les individus et qu’il se sente plus à l’aise. Et en cas de souffrance psychologique patente, on peut toujours l’emmener voir un psychologue.

Propos recueillis par Catherine Fournier


Publié le 4 mai, 2011 dans Education, Jeunesse, Psychologie, Société & Culture.

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