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Mussolini était un agent des services secrets britanniques

Mussolini était un agent des services secrets britanniques

© Guardian et Spesmethodologie

Dans son édition du 13 octobre 2009, le quotidien britannique le Guardian consacrait un article à la découverte de preuves démontrant que Benito Mussolini travaillait pour le MI-5 en 1917. Les médias ont été nombreux à répercuter l’information, mais sans pour autant poser la question cruciale : les services britanniques ont-ils promu le fascisme ?

Dans ses Mémoires publiées en 1954, l’ancien ministre britannique des Affaires étrangères, le conservateur Sir Samuel Hoare, en contact avec Mussolini à Rome, avait déjà parlé des versements effectués par le MI5 à son protégé, mais les reçus eux-mêmes viennent d’être retrouvés par Peter Martland, de l’Université de Cambridge.

Selon cet historien britannique, « Mussolini était payé 100 livres par semaine depuis l’automne de 1917, pendant au moins un an, pour faire campagne en faveur de la guerre, ce qui correspondrait à environ 6000 livres par semaine aujourd’hui. » Avec cet argent, Mussolini devait diffuser de la propagande pour que l’Italie se maintienne dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l’Angleterre et de la France. Il fut d’ailleurs exclu du Parti Socialiste en raison de ses menées pro-guerre et dut alors poursuivre sa propagande à travers son propre journal, Il Popolo d’Italia. En plus de ses travaux journalistiques, Mussolini recrutait de gros bras pour terroriser les opposants à la Guerre.

Le financement britannique avait un but précis. En 1917, s’étaient déroulées plusieurs tentatives de négocier la paix, notamment les pourparlers entre l’Autriche et la France conduits par le Premier ministre autrichien Czernin, puis en août, l’appel lancé par le Pape Benoît XV aux belligérants pour mettre fin à la guerre, qui eut un impact considérable, surtout en Italie. Il est probable qu’en soudoyant Mussolini, les Anglais, sachant que l’Italie n’était pas un allié très fiable, voulait tout faire pour empêcher une paix séparée.

Mais Mussolini demeura un agent anglais longtemps après. En 1945, alors qu’il tentait de gagner la Suisse, poursuivi par les troupes alliées, il emportait avec lui un sac contenant la correspondance qu’il avait entretenue avec Churchill jusqu’à peu avant de l’entrée de l’Italie dans la guerre aux côtés de l’Allemagne, en juin 1940. Cette correspondance disparut lorsque Mussolini et sa maîtresse furent arrêtés et fusillés par un commando britannique.

En réalité, fascisme et nazisme furent encouragés par une alliance internationale de financiers, dont faisait partie Sir Samuel Hoare, alliance qui se retrouvait dans le « Mouvement synarchiste d’Empire » et l’Union pan-européenne du Comte Coudenhove-Kalergi, fondée en 1922. L’historien américain William Langer a publié dans Our Vichy Gamble des extraits de rapports des services de renseignement américains, qui décrivent ces groupes comme « rêvant d’un nouveau système dit « synarchie », ce qui signifie gouverner l’Europe sur des principes fascistes à travers une fraternité internationale de financiers et d’industriels ». Une puissante faction britannique, à laquelle appartenaient Hoare et Lord Beaverbrook, envisageait même un coup d’état contre Churchill.

Notons également les financement apportés par les financiers américains pro-britannique, notamment le banquier américain Thomas W. Lamont, un partenaire de J.P. Morgan, qui octroya un prêt de 100 millions de dollars à Mussolini en 1926.

La structure centrale de l’alliance synarchiste était la BRI (Banque des règlements internationaux), fondée en 1930 par Montagu Norman, alors directeur de la Banque d’Angleterre et son ami Hjalmar Schacht, futur ministre de l’Economie d’Hitler. C’est Mussolini qui se chargea de faire entrer l’Italie dans la BRI en promettant que la Banque d’Italie deviendrait “parfaitement indépendante”. Alberto Beneduce, l’économiste préféré de Mussolini, fut nommé vice-président de la BRI.


Publié le 9 février, 2011 dans Histoire, La Bourse & L'Economie, Nazi & Néo-Nazi.