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Comment l’Egypte a coupé Internet

Comment l’Egypte a coupé Internet

© Le Monde

Il y a encore quelques jours, c’était presque inenvisageable : la coupure totale ou quasi totale de l’accès à Internet n’avait jamais été pratiquée par aucun gouvernement, à l’exception de la Birmanie, dont le réseau est peu développé et où les deux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) sont contrôlés par l’Etat.

Mais, en quelques heures, les autorités égyptiennes sont parvenues à couper l’accès à l’ensemble du réseau en ordonnant aux FAI d’interrompre à la fois l’accès aux protocoles DNS (Domain name server, qui aiguille les ordinateurs vers les adresses des sites) et BGP (Border gate protocol, qui indique quelles adresses IP sont utilisées par les fournisseurs d’accès).

Si de nombreux pays autoritaires ont mis en place un filtrage du Web qui s’appuie sur le protocole DNS, l’utilisation du BGP pour le filtrage est moins classique. « Par le passé, le BGP a déjà été utilisé pour le filtrage mais toujours de manière ‘chirurgicale' », détaille Rik Ferguson, expert en sécurité pour l’éditeur de logiciels Trend Micro.

DOUBLE BLOCAGE

En pratique, les autorités ont ordonné aux principaux fournisseurs d’accès du pays de bloquer totalement ces deux protocoles, empêchant à la fois les ordinateurs égyptiens de « s’orienter » dans Internet et les sites hébergés dans le domaine « .eg » de signaler leur existence aux internautes à l’étranger. Seul le FAI Noor est encore connecté au réseau, « soit parce qu’il n’a pas reçu l’ordre de couper ses accès, soit parce qu’il a refusé d’obéir », juge Rik Ferguson.

Noor compte proportionnellement peu de clients ; l’entreprise n’était pas joignable, vendredi 28 janvier au matin, pour expliquer pourquoi son service est encore opérationnel. Un élément d’explication pourtant : Noor est le fournisseur d’accès de la Bourse égyptienne, dont le site est l’un des rares à être encore accessibles, et de plusieurs grandes entreprises. D’après les observations des FAI à l’étranger, l’accès du système qui gère la Bourse à la dorsale Internet a été maintenu.

Malgré ce qui semble être une précaution des autorités pour empêcher les manifestants de communiquer tout en préservant son système financier, les conséquences de ce blocage seront multiples et importantes, prévient Rik Ferguson. « Le système de paiement par carte bancaire, par exemple, dépend d’Internet pour valider les transactions : il est aujourd’hui impossible de payer dans un magasin égyptien en utilisant une carte de crédit. »

Un détail, pour les autorités égyptiennes : les réseaux de téléphonie ont également été coupés. D’après les informations du Monde.fr, les antennes relais situées dans les grandes villes et à proximité ont été coupées, paralysant le trafic de tous les opérateurs mobiles. En fin de journée, Vodafone, qui gère le principal réseau mobile du pays, a confirmé avoir dû couper l’accès à ses services à certains endroits. « Selon la loi égyptienne, les autorités ont le droit de nous ordonner de couper notre service, et nous avons l’obligation d’obéir à cette injonction », précise l’entreprise.

Damien Leloup


Publié le 29 janvier, 2011 dans Egypte, Internet, Le Monde.

Commentaires (1)

 

  1. admin dit :

    http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/01/26/01007-20110126ARTFIG00790-ces-hacktivistes-qui-revent-d-imposer-la-democratie.php

    Ces «hacktivistes» qui rêvent d’imposer la démocratie

    Après avoir défendu WikiLeaks et encouragé les attaques contre les sites gouvernementaux tunisiens, le mouvement «Anonymous» s’engage aux côtés des manifestants en Égypte. Plusieurs membres, souvent jeunes, viennent d’être arrêtés en Europe. …

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