Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Les incendies volontaires de véhicules en recul

Les incendies volontaires de véhicules en recul

© Le Figaro

La diminution est de l’ordre de 3%, mais le phénomène reste mal défini.

«Le phénomène d’incendies volontaires de véhicules, dans sa partie qui est portée à la connaissance des policiers et des gendarmes, est orienté à la baisse en 2010 par rapport à 2009.» Cette petite phrase écrite en gras dans une étude annexée au bilan annuel du ministère de l’Intérieur n’a pas manqué d’être relevée par Brice Hortefeux. Sur l’année écoulée, les forces de l’ordre ont recensé en procédure 43.701 interventions de police secours pour incendies de véhicules. C’est 3% de moins qu’en 2009. Et s’il fallait ne retenir que les faits imputables aux nuits du 14 Juillet et de la Saint-Sylvestre, la baisse serait «de l’ordre de 12%», assure-t-on dans l’entourage du ministre. À supposer, bien sûr, que les faits soient comptabilisés de la même manière. Ce qui est loin d’être le cas.

La note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), présidé par Alain Bauer, se veut éclairante sur ce point. À la lire, chacun a sa façon de compter. Les forces de l’ordre se focalisent sur le nombre d’interventions, en excluant de leur comptabilité les véhicules atteints par propagation de flammes. Les sapeurs-pompiers déclarent être intervenus entre 60.000 et 67.000 fois par an sur des feux de véhicules sans distinguer les actes volontaires des sinistres accidentels. Quant aux assureurs, ils avancent pour 2009 le chiffre de 50.200 véhicules ayant fait l’objet d’un dédommagement. Mais toutes les carcasses ne sont pas remboursées. Un fonds de garantie a d’ailleurs été mis en place pour indemniser les victimes non couvertes par un contrat.

Motivations des incendiaires

Si chaque système a ses défauts, il est intéressant d’observer les tendances, pour voir si les courbes dessinées d’après les statistiques de ces institutions obéissent aux mêmes évolutions. Or il y a corrélation parfaite entre les différents graphiques de 2006 à 2009, années de référence de l’étude. «Nous saurons à la fin du premier semestre si les chiffres des pompiers et des assureurs pour 2010, non encore diffusés, corroborent la tendance à la baisse évoquée par le ministre de l’Intérieur», confie un expert.

Sur les motivations des incendiaires, l’étude reprend des éléments fournis par les policiers en tenue de la DCSP. Selon eux, «59,1% des incendies de véhicules seraient volontaires, dont 27,5% commis dans un contexte de violences urbaines, 0,2 % liés à différend, 0,2% à une escroquerie et 31,2% à une autre situation. (…) Pour les 40,9% restants, l’origine du sinistre n’a pu être déterminée».

Contrairement à ce qui fut longtemps avancé, la France n’est pas le seul pays où les voitures brûlent. Avec 29.414 véhicules incendiés volontairement, le Royaume-Uni déplore, selon l’ONDRP, 48 sinistres pour 100.000 habitants. Tandis qu’avec 219.000 faits avérés en 2009, les Américains déclarent 4,9 sinistres pour 100.000 habitants. Loin, très loin du taux français estimé pour 2010 à 69,9 procédures d’incendie volontaire pour 100.000 habitants. La définition extensive de ces délits dans l’Hexagone conduit sans doute à prendre en compte davantage de faits que dans les pays anglo-saxons. Mais un point donne à réfléchir: alors qu’en France, le phénomène semble s’enraciner, n’imprimant qu’une légère baisse, en Grande-Bretagne comme aux États-Unis, le nombre de sinistres a été divisé par deux en quelques années.

Pour 2011, la Place Beauvau maintiendra sa stratégie visant à ne plus communiquer les chiffres des voitures qui partent en fumée les soirs de fête. «Je veux mettre un coup d’arrêt à ce concours imbécile, où des quartiers entiers rivalisent d’actes de vandalisme pour se distinguer», se justifie le ministre de l’Intérieur. Qui reste persuadé que ces comportements «lâches et détestables» finiront par passer de mode.


Publié le 25 janvier, 2011 dans France, Société & Culture.

Laissez un commentaire