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Le chef du parti islamiste Ennahdha veut rentrer en Tunisie

Le chef du parti islamiste Ennahdha veut rentrer en Tunisie

© Romandie

PARIS – Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste tunisien Ennahdha, a annoncé samedi à l’AFP qu’il préparait son retour dans son pays et qu’il est disposé à la formation d’un gouvernement d’union nationale, dans un entretien téléphonique avec l’AFP.

« Je me prépare, je prépare mon retour », a-t-il à l’AFP, depuis Londres, où il vit en exil. Interrogé sur la date de son éventuel retour, il a seulement indiqué qu’il aurait lieu « bientôt ».

« L’Intifada tunisienne a réussi à faire tomber la dictature », a-t-il déclaré, au lendemain de la chute de l’ancien président tunisien Zine el Abidine Ben Ali, qui a fui son pays vendredi pour se réfugier en Arabie saoudite.

Le chef du parti islamiste, interdit sous le régime Ben Ali et dont quelque 30.000 militants ont été arrêtés dans les années 1990, a répondu par l’affirmative à une question sur la possibilité de former un gouvernement d’union nationale.

Mais il a prévenu que cet objectif serait difficile à atteindre, tout comme la préparation d’élections qui pourraient avoir lieu dans deux mois, pour des partis politiques qui étaient pour la plupart interdits.

« C’est possible, mais ce ne sera pas facile. Tout a été détruit sous la dictature. Cela prendra du temps de réorganiser la société civile et la société politique. Il y a une sorte de fragmentation », a-t-il estimé.

« Cela peut prendre du temps de se mettre d’accord sur une base commune, sur un projet de société commun », a expliqué Rached Ghannouchi, qui s’exprimait en anglais.

Le chef du parti Ennahdha n’a aucun lien de parenté avec le Premier ministre sortant tunisien Mohammed Ghannouchi qui, alors qu’il assurait l’interim de la présidence, a assuré samedi que les opposants et exilés étaient libres de rentrer en Tunisie.

Rached Ghannouchi, 69 ans, avait choisi l’exil en 1989, avant d’être condamné à la réclusion à perpétuité en 1991 lors de procès ayant suivi le démantèlement du mouvement islamiste. Les candidats de son parti, sous l’étiquette « indépendants », venaient d’obtenir 17% aux élections cette année-là.

Les Occidentaux, la France en tête, soutenaient l’ex-président Ben Ali en grande partie parce qu’ils le considéraient comme un « rempart » contre l’islamisme et qu’il avait poursuivi l’action de son prédécesseur Habib Bourguiba en faveur de l’émancipation des femmes.

Le leader de Ennahdha a assuré que sa formation était un parti « islamiste et démocratique, très proche de l’AKP turc », le parti islamo-conservateur au pouvoir en Turquie, sous la direction du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Dans un entretien publié vendredi par le journal belge Le Soir, Rached Ghannouchi avait affirmé que son parti avait accepté en 1988 le statut des femmes tel qu’il est défini en Tunisie et qui est considéré comme l’un des plus avancés du monde arabe.

Il a précisé à l’AFP que beaucoup de leaders historiques du parti se trouvaient en Tunisie. « Ils cherchent à se réorganiser », a-t-il dit.


Publié le 16 janvier, 2011 dans Islam.

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