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La fuite du président Ben Ali passionne la presse

La fuite du président Ben Ali passionne la presse

© AFP

PARIS — La « chute de Ben Ali », la fuite du président tunisien à l’étranger « la queue basse » et la « révolution des jasmins » en Tunisie passionnent les éditorialistes samedi qui stigmatisent le silence des autorités françaises et s’inquiètent de l’avenir du pays .

Laurent Joffrin, dans Libération, se gausse du « grotesque successeur du grand Bourguiba, flic en chef de l’un des régimes les plus féroces de la région, (qui) n’était qu’un pleutre, et quand le peuple insurgé lui a signifié son congé, il est parti la queue basse ». « Ce régime était en toc, et tous ceux qui l’ont tenu à bout de bras au nom d’une realpolitik des imbéciles doivent maintenant expliquer pourquoi celui qu’ils tenaient pour un rempart solide contre les islamistes est tombé comme un château de cartes », poursuit-il.

Encore plus critique, Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées relève que la révolution tunisienne se sera faite « sans la France, la France de l’Elysée, du Quai d’Orsay où la ministre des Affaires étrangères en exercice voulait apporter au régime Ben Ali le soutien de son savoir-faire « sécuritaire », et c’est en cela que les atermoiements des Mitterrand (Frédéric), Le Roux, Baroin, Alliot-Marie, Fillon, sans parler du silence de Sarkozy, pèseront lourd dans la balance. La honte. Paris a raté le coche. »

Même sentiment de « honte » dans l’éditorial de Jacques Camus, dans La République du centre qui critique « le regard incroyablement +neutre+ de la France ». « Cela a tout de même duré 23 longues années, marquées par un silence dont nous devrions avoir honte », s’indigne-t-il.

L’Humanité se réjouit que « la Tunisie brise ses chaînes »: « Le sang de nouveau versé, ajouté au miel des mots, a cimenté la colère. La brèche ouverte est devenue capitulation en rase campagne. L’état d’urgence n’y changera rien. »

Pierre Rousselin, du Figaro comme beaucoup d’autres éditorialistes, redoute une « transition politique délicate », après le départ du président Ben Ali. « Il va falloir beaucoup de sang-froid pour rétablir le calme dans les rues et ramener le débat à la sphère politique dans un pays où l’opinion a été laminée », estime-t-il en évoquant le souvenir de la chute du shah d’Iran, un précédent qui « doit inciter à la plus grande prudence ».

D’autres, comme L’Est républicain ou le Journal de la Haute-Marne, évoquent plutôt la fuite de Nicolae Ceausescu, « un dictateur aux abois qui ne fait plus peur », selon la formule de Patrice Chabanet (Journal de la Haute-Marne).

Enfin, dans Sud-Ouest, Yves Harté souligne que « ce fut une torche humaine qui alluma l?incendie. Celle de Mohamed Bouaziz, 26 ans, vendeur ambulant à qui une police corrompue avait saisi sa charrette. » Une immolation qui rappelle celle de Jan Palach à Prague en 1969, pour protester contre l?invasion de son pays par les chars de l?Union soviétique.


Publié le 15 janvier, 2011 dans Monde.

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