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Le lobbying du CRAN, au service des Noirs … ou du CRAN ?

Le lobbying du CRAN, au service des Noirs … ou du CRAN ?

© Marianne2

Alors que s’ouvre aujourd’hui le procès Zemmour, le Cran déploie une stratégie non judiciaire en choisissant de s’insérer dans tous les réseaux politiques ou économiques. Quitte à faire jouer ses propres intérêts au détriment de la cause que ses responsables prétendent défendre.

On savait déjà que les anti-racistes avaient depuis longtemps déplacé leur militantisme dans les prétoires. A tort ou à raison, plusieurs personnalités de Brice Hortefeux à Eric Zemmour (dont le procès est prévu le 11 janvier), ont eu faire face à la justice suite à la plainte d’une association. A la clé des dommages et intérêts plus ou moins conséquents : 2000 euros pour Hortefeux à verser au MRAP mais le ministre a fait appel ou 1 euro symbolique au Mrap, à la Licra et à Sos Racisme pour le préfet Girot de Langlade. Au final, les associations gagnent au grattage et au tirage : une jolie exposition médiatique et un peu de beurre dans les épinards.

Le CRAN, Conseil Représentatif pour les Associations Noires, n’est pas exactement sur la même ligne. Il ne veut plus seulement être face au pouvoir, il veut y participer, entretenir des relations privilégiées. Au risque de se voir accusé de défendre ses propres intérêts avant ceux de sa cause. Bien évidemment, SOS Racisme et autres ont aussi adopté cette stratégie. En 2006, son président Dominique Sopo, avec Patrick Gaubert, à l’époque président de la Licra (avant de devenir président du Haut Conseil à l’Intégration), ont accepté de jouer les médiateurs entre les squatteurs de Cachan et le ministère de l’Intérieur.

Patrick Lozès, président du CRAN (et ex-candidat UDF aux législatives 2002), a mis la barre plus haut dans le rapprochement avec les décideurs. Un de ses récents coups de force en est le symbole et il en a récolté une petite place aux manettes. En décembre, il a retiré sa plainte contre le directeur de cabinet d’Hortefeux suite à la circulaire sur les Roms. L’ambiance s’est alors réchauffée entre l’association et le ministère permettant la création d’un Observatoire du Racisme, une initiative prônée quelques mois auparavant, par le même Lozès dans un rapport rendu à Bernard Kouchner et Brice Hortefeux.

Négociations de couloir

Mais que fera exactement cet organisme ? Joint par Marianne2, Patrick Lozès explique qu’il s’agira « d’une structure dotée d’un conseil scientifique et d’un conseil d’administration, qui pourra faire un rapport annuel et commander des études ». Un poste sur mesure pour Patrick Lozès ? Que nenni, il précise ne pas être candidat pour présider l’organisme même si « bien sûr », le Cran y participera. Il décrit toutefois le candidat idéal : «La personne choisie sera la plus qualifiée.».

La création de cette instance s’inspire directement de la philosophie de Cran. En cela, l’association se va encore plus loin que Sos Racisme, du Mrap ou de la Licra. Une stratégie qui préfère le lobbying directement auprès du pouvoir, l’expertise, à l’indignation morale, judiciaire ou aux manifestations. L’association est d’ailleurs dotée d’un conseil scientifique présidé par le sociologue Michel Wievorka, proche de Martine Aubry.

On peut alors se demander si ces négociations en privé ne se font pas au profit du seul Cran. Lozès dément, tout cela servant « l’intérêt général ». Et pour lui, « si on peut discuter en dehors des tribunaux, tant mieux ». A l’époque du retrait de sa plainte, on l’avait d’ailleurs accusé d’avoir capitulé en rase campagne face à Hortefeux. Le président du Cran donne une autre explication : « Il y avait un aléa juridique, il n’y avait pas de publicité des propos en cause » dans la circulaire incriminée.

Intérêts économiques

Mais le Cran négocie aussi dans les milieux économiques. Suite à la polémique Guerlain, plusieurs magasins avaient du fermer face aux manifestations, surtout dans les Dom-Tom. Résultat, LVMH, maison mère de la marque, a été indemnisée à hauteur de 300 000 euros par Axa. Une manne qui a forement contrarié Patrick Lozès. Sur son blog, il a alors demandé au groupe de luxe et à son PDG Bernard Arnault que cette somme soit « intégralement destinée à des programmes de lutte contre le racisme ». Là encore, de mauvaises langues percevront une sorte de rançon exigée au nom de la cause Noire.

En décembre, avant même que cette indemnité ne soit dévoilée, Lozès avait réussi à négocier avec LVMH un plan de lutte conte les discriminations comprenant notamment la promotion de la « diversité » au sein du groupe et des « actions de mécénat » contre le racisme. Le Cran sera-t-il « servi » ? « Cela ne nous intéresse pas », répond Lozès à Marianne2…

C’est aussi dans le financement du Cran que se dévoilent ses réseaux. L’association n’avait pas, jusqu’à présent, l’obligation légale de déclarer ses comptes au Journal Officiel, avec un budget de moins de 153 000 euros de dons et subventions a indiqué Lozès. En revanche, il a affirmé que son association est « une des seules à percevoir plus de subventions privées que de subventions publiques » (ce qui n’est pas le cas de Sos Racisme, par exemple). Toutefois, il précise : « Je ne suis pas trésorier, je ne regarde pas les comptes ».

Donateurs privés

Mais qui sont ces généreux donateurs privés ? Lozès a parlé de « fondations américaines » comme la fondation Ford (également donatrice à Sos Racisme à hauteur de 72 724 euros pour 2009) ou «d’entreprises françaises» dont il n’a pas donné les noms (Sos Racisme n’a indiqué aucun don de ce genre pour 2009).

Cette stratégie d’influence et de monnayage de l’influence interpelle : le collectif donne le sentiment de passer finalement plus de temps à entretenir ses relations politiques et économiques qu’à lutter contre le racisme. Le Cran ne serait alors plus un moyen d’action mais deviendrait une fin en soi. Par exemple, l’association oserait-t-elle porter plainte contre une entreprise mécène accusée de discrimination ? « Bien évidemment », rétorque, en dépit de toute logique, Lozès qui affirme qu’aucun de ces dons d’entreprises ne dépasse « quelques dizaines de milliers d’euros ». Un plafond toutefois plus élevé que les généreux donateurs chéris par l’UMP.

Ce subtil « réseautage » du Cran peut l’assimiler au Crif (Conseil représentatif des institutions juive de France), comme l’avait fait remarquer sur Rue89 Julien Landfried, auteur de Contre le communautarisme. C’est d’ailleurs sur le modèle du CRIF que le Cran organise un dîner annuel avec les politiques de tous bord. Le Cran est également partenaire de la National Black Chamber of Commerce, aux Etats-Unis, dont Lozès est membre du conseil d’administration. Ce dernier est aussi membre du conseil scientifique de la Fondation pour l’innovation politique. A quand une place au Conseil scientifique de Terra Nova ? Au niveau relations publiques, Lozès ne discrimine personne…


Publié le 11 janvier, 2011 dans Etats-Unis, France, Société & Culture.

Commentaires (1)

 

  1. admin dit :

    Comme par hasard l’association du Cran est financée par les USA et des donateurs privés (venant des USA). Comme par hasard ! Ah mais je suis surpris tient, je ne m’y attendais pas du tout!

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