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WikiLeaks : un « traître », 120 journalistes, 250.000 mémos

WikiLeaks : un « traître », 120 journalistes, 250.000 mémos

© Nouvel Obs

Les autorités américaines ont déjà arrêté un suspect : Bradley Manning, jeune spécialiste du renseignement de l’armée. Les notes confidentielles ont ensuite été traitées par les rédactions de cinq journaux de référence.

Le contenu de plus 250.000 télégrammes diplomatiques américains a été dévoilé, dimanche 28 novembre, par le site WikiLeaks en association avec cinq titres de la presse mondiales : Le Monde (France), le New York Times (Etats-Unis), The Guardian (Grande-Bretagne), El Pais (Espagne) et Der Spiegel (Allemagne). Au total, ce sont 251.287 notes confidentielles qui seront publiées au compte goutte, mettant à nu les dessous de la diplomatie américaine.

Si l’origine de cette énorme fuite reste « officiellement » inconnue, les autorités américaines ont déjà leur suspect : Bradley Manning. Ce spécialiste du renseignement de 23 ans au sein de l’armée américaine était autorisé à utiliser les deux réseaux informatiques sécurisés des militaires et des diplomates américains du monde entier.

Basé en Irak, il a été arrêté dès le mois de mai, après avoir été dénoncé par l’ex-hacker Adrian Lamo auprès duquel il s’était vanté d’avoir envoyé des copies des bases de données à WikiLeaks. En juillet, il est inculpé pour avoir « transmis à une source non-autorisée des informations sur la défense nationale ». Il encourt 52 ans de prison.

« J’écoutais Lady Gaga, tout en exfiltrant »

Le magazine Wired a publié des extraits de la correspondance entre Bradley Manning et Adrian Lamo. Le jeune américain y explique avoir d’abord transmis à WikiLeaks la vidéo d’un hélicoptère américain abattant des civils à Bagdad. Suivront près de 260.000 rapports provenant du département d’Etat et des ambassades américaines.

Dans sa correspondance, il se dit choqué : « J’ai vu des arrangements politiques quasiment criminels […] Des choses incroyables, horribles, qui doivent tomber dans le domaine public, et ne pas rester dans un serveur rangé dans une cave à Washington […] Hillary Clinton, et des milliers de diplomates dans le monde, vont avoir une crise cardiaque quand ils se réveilleront un matin et découvriront qu’un répertoire complet de documents confidentiels sur la politique étrangère est accessible au grand public, avec un moteur de recherche ».

Bradley Manning détaille son mode d’opération : « j’entrais dans la salle informatique avec un CD musical à la main […] puis j’effaçais la musique et je créais un dossier compressé. J’écoutais Lady Gaga et je chantonnais sur la musique, tout en exfiltrant la plus grande fuite de l’histoire des Etats-Unis ».

Le jeune homme parle d’un système défaillant : « des serveurs faibles, des mots de passe faibles, une sécurité matérielle faible, un contre-espionnage faible, une analyse bâclée ».

Aux Etats-Unis, Bradley Manning est considéré « comme un traître », souligne Le Monde, mais dispose également d’un comité de soutien et d’une page de soutien sur Facebook.

L’analyse de 120 journalistes

WikiLeaks a ensuite confié les 251.287 télégrammes à 120 journalistes américains, britanniques, français, espagnols et allemands. Des journalistes qui ont partagé informations et expertises, raconte Le Monde.fr. « Ils ont aussi décidé des sujets qu’ils ne traiteraient pas, parce que les sources citées ne leur paraissaient pas suffisamment fiables », poursuit le site du quotidien. Une coopération journalistique sans précédent.

Les cinq journaux ont établi des listes de personnes à protéger et dont les identités ont été masquées. WikiLeaks a ainsi accepté de ne pas diffuser l’intégralité des 251.287 télégrammes, publiant seulement ceux qui ont servi à la rédaction des articles des cinq journaux.

Le New York Times explique que les câbles lui sont parvenus « il y a plusieurs semaines » et que les documents susceptibles de « mettre en danger » des individus ou de « compromettre la sécurité nationale » n’ont pas été publiés. Le journal ajoute avoir travaillé avec l’administration Obama à ce sujet.

Les cinq journaux ont annoncé la publication de plusieurs dizaines d’articles sur les coulisses de la diplomatie américaine. Le Monde annonce qu’il publiera des dossiers spéciaux sur la France.

Le dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange, a défendu dimanche les agissements de son organisation. « Autant que nous sachions (…) pas un seul individu n’a été mis en danger à la suite de quoi que ce soit que nous ayons publié », a-t-il affirmé.


Publié le 30 novembre, 2010 dans Wikileaks.

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