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CHAUNY « Il y a un racisme anti-blanc »

CHAUNY « Il y a un racisme anti-blanc »

© Courrier Picard

Ils se méfient de la presse et sont difficiles à approcher. Pourtant, un jeune homme, sous couvert de l’anonymat, a accepté de parler. Il évoque « un racisme anti-blanc » et le patriotisme qu’il défend.

Il le dit, le répète et insiste. « Je ne suis pas raciste. » Aurélien*, 18 ans, est Chaunois, mais se veut avant tout « patriote ». Il souhaite se dégager de l’étiquette d’extrémiste, de nationaliste, voire de néo-nazi. « Ça nous colle à la peau », estime-t-il. Après les heurts d’il y a deux semaines entre jeunes issus de la communauté maghrébine et jeunes proches des milieux d’extrême-droite, le garçon a voulu témoigner de sa vision, selon lui, « d’un racisme anti-français ».

Le garçon est en effet bien loin des clichés habituels et de la mouvance skinhead, qu’il rejette par ailleurs. Il porte un sweat à capuche et les cheveux courts, mais n’arbore pas certains vêtements ou marques qui permettent aux groupes de jeunes extrémistes de s’identifier. Pour prouver ses dires, il assure qu’un de ses amis a des parents originaires d’Europe de l’Est.

Un racisme pesant

Pourtant, il a un souvenir clair de ce racisme qu’il dit subir souvent. « C’est arrivé devant le lycée Gay-Lussac, la veille de mon bac », se remémore-t-il. Ce jour-là, il aurait été pris à partie et il s’est alors retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. « Ça a commencé par des insultes racistes comme sale blanc, raconte-t-il. C’est vraiment pesant, ajoute-t-il, avant d’enchaîner : « On a l’impression qu’ils ne sont là que pour se battre ».

Ses tentatives de dialogue seraient restées vaines, car bien souvent les premières insultes dégénèrent ensuite en bagarre. Cela a été le cas il y a environ deux semaines. Une vingtaine de jeunes se sont affrontés sur la place du marché couvert après des insultes à caractère raciste. Aurélien veut simplement ne plus se faire rabaisser. « Nous essayons de faire respecter notre identité. Quand on se fait insulter de sale Français, on n’est pas chez nous », assure-t-il.

Lui ne veut pas se laisser faire et exprime son ras-le-bol d’être victime de ce racisme. « Nous sommes des patriotes qui défendons nos valeurs. » Il a à cœur de relever la tête et de « ne pas se soumettre », mais espère voir émerger « un respect mutuel sans cette violence ». Ce respect se situe avant tout au niveau de la culture française qu’il ne veut pas « voir bafouer par ces gens-là ».

MATHIEU LIÉNARD


Publié le 22 novembre, 2010 dans France.

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