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Le profil mouvant des fauteurs de troubles

Le profil mouvant des fauteurs de troubles

© Le Progres

Jets de pierre contre les forces de l’ordre, vitrines brisées ou mobilier urbain détruit… Qui sont les fauteurs de troubles qui sévissent à Lyon depuis mardi ? Dans la majorité des cas jusqu’à hier soir (où la population était beaucoup plus hétérogène), il s’agissait de jeunes issus de l’immigration maghrébine, âgés entre 14 et 18 ans. Pour ceux qui ont fait l’objet d’une interpellation, certains sont déjà connus des services de police, d’autres pas du tout. Ce qui les caractérise : ils sont le plus souvent – mais pas exclusivement – scolarisés dans des lycées professionnels de l’agglomération : Oullins, Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Bron, Lyon 4e, Lyon 8e, Rillieux, Saint-Priest, Villeurbanne, Décines ou Dardilly, comme nous avons pu le constater en discutant avec plusieurs groupes, hier, et mardi, place Bellecour. Un responsable du syndicat enseignant SNES-FSU, formel, évoque « un climat bien plus lourd que les années précédentes dans les lycées professionnels à cause d’une réforme qui a entraîné des problèmes d’organisation : les élèves perçoivent des tensions chez les enseignants et ça rejaillit sur eux ». Ces agitateurs ne sont d’ailleurs pas que de sexe masculin : tous les observateurs ont été frappés par la présence importante, dans la rue, de jeunes filles du même âge, elles aussi souvent scolarisées en lycées professionnels. Rue de la Part-Dieu (Lyon 3e), hier après-midi, nous avons pu voir l’une d’elles se saisir d’une pierre au sol, à la suite de ses acolytes masculins qui caillassaient des vitrines. Quant aux « motivations », elles sont éparses. Si la plupart aiment jouer à se faire peur et sont là pour en découdre avec la police, d’autres (comme rue Victor-Hugo) avaient l’intention de se remplir les poches en dévalisant les magasins. La réforme des retraites est évoquée – mais n’est-ce pas un discours ? Cet apprenti plombier et ce jeune plaquiste – qui disent ne s’en prendre « qu’aux policiers » – affirment ainsi « ne pas vouloir travailler pendant cinquante ans, alors qu’on est déjà au boulot à 15 ans ». Mardi, des élèves du lycée de l’automobile de Bron déclaraient que ces actions contre les forces de l’ordre étaient pour eux « le seul moyen de se faire entendre », devant « la difficulté de trouver des stages et les délits de faciès ». Beaucoup préviennent : « An ne s’arrêtera pas. » Espoir d’un prof : « Avec ces jeunes, il suffit parfois de dialoguer pour que ça retombe ».


Publié le 29 octobre, 2010 dans France, Société & Culture.

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