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Il fallait s’attendre à l’échec du multiculturalisme

Il fallait s’attendre à l’échec du multiculturalisme


“Le multiculturalisme est-il un échec ?” (C dans l’air, France 5, 21/10/10)

© Cyberpresse

«Le multiculturalisme a échoué. Le message vient d’Allemagne, de la chancelière Angela Merkel. Il a fait le tour du globe. En tendant l’oreille, on remarquera qu’un tel message circule dans toutes les sociétés occidentales et s’impose de plus en plus comme une évidence. Il suffit de constater l’implosion identitaire de certaines métropoles européennes sous la pression des communautarismes pour se convaincre de sa justesse.

Angela Merkel a formulé avec ironie une définition du multiculturalisme qui réfère à l’idéal d’une diversité bucolique: «Nous vivons maintenant côte à côte et nous nous en réjouissons.» Il s’agit pourtant d’une définition assez restrictive. Car si l’idéologie multiculturaliste repose effectivement sur l’utopie d’une société sans culture commune, ses promoteurs l’ont considérablement radicalisé depuis une quinzaine d’années.

En fait, les multiculturalistes reconnaissent depuis longtemps le caractère improbable de leur vision du monde. Ils savent bien qu’une hétérogénéité identitaire trop radicale a pour prix la fragmentation sociale. Mais les multiculturalistes en font porter la responsabilité aux sociétés occidentales qui accueilleraient mal la diversité. Ils ont pour cela travaillé à censurer la dissidence idéologique en assimilant la critique du multiculturalisme à la xénophobie.

Les multiculturalistes ont aussi pratiqué la rééducation thérapeutique des populations majoritaires. Ce n’est plus à l’immigré de prendre le pli de la société qui l’accueille, c’est à cette dernière de réaménager ses institutions et sa culture pour éviter qu’elles n’entravent l’expression de la diversité. Le multiculturalisme repose fondamentalement sur l’inversion du devoir d’intégration.

Il faut en convenir, c’est dans leurs principes que les sociétés occidentales sont blessées. Le meilleur exemple est celui de la liberté de religion. Ce principe vital est de plus en plus instrumentalisé pour justifier l’autoségrégation de certaines communautés souhaitant s’imperméabiliser contre leur société d’accueil. Ce n’est pas sans raison que l’opinion publique se braque contre certains vêtements religieux. Car leur signification est d’abord politique. Ils correspondent à une déclaration de non-appartenance à la société d’accueil.

Il fallait s’y attendre. La société libérale présuppose une culture, des habitudes, des coutumes, des moeurs mêmes, qui sont celles de la civilisation occidentale. Elle présuppose une forme de civilité démocratique qui vient nourrir les institutions. Elle ne se réduit pas à l’adhésion aux chartes des droits. En fait, la sacralisation des chartes a déformé la culture des sociétés libérales en favorisant un clientélisme victimaire qui ruine le travail de l’intégration.

Cela nous ramène au Canada. On apprenait il y a quelques jours qu’une femme pourra désormais témoigner en niqab dans les tribunaux ontariens. Il faut y voir une autre épreuve de force perdue par les institutions canadiennes qui ne savent plus répondre aux demandes les plus exagérées. L’accommodement raisonnable est devenu la norme. La gauche multiculturelle y voit le signe d’une tolérance supérieurement évoluée, malgré le désaveu populaire, qui n’est plus exclusif au Québec et qui s’exprime même au Canada anglais.

Désormais, le multiculturalisme a si mauvaise réputation que les hommes politiques cherchent à s’en dissocier. Il ne faudrait toutefois pas se laisser bluffer. Au Québec, nos élites croient s’en distinguer en parlant de l’interculturalisme ou en jouant la carte du «pluralisme identitaire». On joue sur les mots pour donner l’impression de rompre avec la rectitude politique. Mais une rhétorique vaguement musclée sur la question de l’intégration ne fait pas une politique.

La crise est profonde. Car le multiculturalisme est aujourd’hui intériorisé par l’administration publique et soutenu par une expertocratie qui pratique l’ingénierie sociale au nom de la gestion de la diversité. Remettre en question le multiculturalisme, c’est contester l’élite qui en fait la promotion. C’est surtout remettre en question la déformation de la démocratie dont elle s’est rendue coupable. Nous ne sommes pas sortis du bois.

Publié le 29 octobre, 2010 dans Multiculturalisme, Société & Culture.

Commentaires (11)

 

  1. admin dit :

    J’ai lâché la société, c’est beaucoup trop polémique !

  2. admin dit :

    Totalement d’accord. Je viens de modifier la page d’accueil, j’ai supprimer des anciens textes, maintenant j’oriente le site vers les problèmes sociaux, l’ésotérisme, les complots, et les thèmes bizarres du web.

    Aussi comment on peut expliquer le sionisme en relation à l’islam?

    Quand j’étais très con, il y a à peine 1 semaine, je me mettais à la place des pauvres immigrés qui souffrent (lol). Mais maintenant j’arrête d’être mouton et j’arrête d’avoir peur quand on me demande mon avis sur la chose…

    Je pense qu’on essaye de noyer les français. Dans le film Il faut sauver le soldat Ryan, il y a Ramirez (un mexicain), qui se fait poignarder lentement et l’allemand lui dit « chut, chut », c’est exactement ce qu’on est entrain de nous faire!

    Qui veut de cette europe multiculturelle vouée à l’échec? L’élite? Ils ont en rien à foutre d’où ils viennent? Oh… On vient d’eux! Eux ils se foutent totalement où ils marchent, ils voient leurs noms partout. Maintenant je dois encore tout re interpréter… Heureusement j’ai le week end.

  3. Chiff dit :

    Absolument, la démocratie en est une aussi. Et avec l’UE on s’en éloigne, on élit peut-être les députés, mais pas les dirigeants.. Et dire que cette structure a autorité sur les états membres :O

    Imaginer un monde tel que vous le décrivez, déjà pour beaucoup c’est difficile :D Mais réaliser ne serait-ce qu’un pas dans cette direction, j’y crois peu (pourtant j’aimerais bien).

  4. admin dit :

    Être citoyen du monde c’est une véritable utopie! Mais la démocratie n’est-elle pas une utopie en elle même? Franchement on peut imaginer un monde parfait avec un peu d’effort, une sorte de Cowboy bebop écologique où toutes les cultures marchent les unes à côté des autres sans gènes, peurs, et méfiances.

  5. admin dit :

    Je te comprends Chiff… J’espère juste qu’il y ait une meilleure solution que ça… Ca fait trop oldschool pour moi, et pourtant je suis pas pour le nouvel ordre mondial… Que dire! Que faire! Bordel de merde elle est où la réponse à ce problème.

    Je vis moi même dans une zone à risque d’une des villes du sud et je peux pas sortir le soir tellement ça grouille en bas de chez moi! Je sais ce que c’est! Cependant, il doit y avoir une solution, forcément… Mais laquelle! Qu’on me le dise! Je cherche pourtant…

  6. Chiff dit :

    D’ailleurs, toujours d’après moi, la meilleure réponse au NOM est le nationalisme (sans tomber dans l’excés bien sûr), il n’y a qu’à voir l’Europe qui est un labo, une expérience du NOM à une échelle plus petite, où toute idée nationaliste a été bannie depuis des décennies pour justement mieux faire accepter aux peuples l’inéluctabilité de la fin des frontières. Et ça profite à qui??

    Et on peut observer la montée du nationalisme dans beaucoup de pays européens, ce qu’on apelle le « populisme » (et qui est censé être une insulte), qui est déngré partout dans les médias « classiques ». Le système redoute cette montée, donc je ne pense pas que le nationalisme soit une mauvaise chose.

  7. Chiff dit :

    Je comprends ceque vous ressentez :)

    Mon sentiment, c’est que la « citoyenneté du monde » est une utopie. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose, mais ce dont je suis certain, c’est que personne ne peut se proclamer citoyen du monde en étant 100% sérieux et honnête.
    Et puis qu’est-ce que c’est, être « citoyen du monde »? Se sentir partout chez soi? Mettre fin aux frontières, instaurer la libre circulation partout dans le monde? C’est irréalisable, et ça me rappelle aussi le NOM, duquel j’ai une connotation négative.

    En ce qui concerne le nationalisme, il en faut une dose dans chaque gouvernement, autrement le pays devient juste un térritoire à la merci de ses voisins plus ou moins proches. C’est ce qui se passe actuellement en France, on a l’impression de voir un peuple de carpettes pour qui l’appartenance nationale se résume à la carte d’identité. Ceci me révulse.

    J’attends avec impatience votre prochain article sur les idées que vous exposez plus haut cher admin :))

  8. admin dit :

    J’aime me considérer comme humaniste. Mais c’est difficile de gérer les problèmes sociaux quand on se dit humaniste, et notre psychologie moderne est totalement basée sur des problèmes sociologiques. On peut être humaniste mais on ne peut pas ignorer ni renier la situation dramatique sociale dont toute l’Europe est confrontée, et avec le temps les gens commencent à ouvrir les yeux et à voir que notre laxisme durant toutes ces années a réellement créé un monstre. Maintenant on doit résoudre une situation presque impossible.

    Il y a trop à dire je vais faire un article je vais pas tout balancer dans des commentaires!!

  9. admin dit :

    En fait c’est même plus à un niveau national mais c’est un problème définitivement européen. Je n’aime pas l’europe car l’histoire montre qu’elle a toujours été fondée par des dictateurs à des moments différents de l’histoire, elle est plutôt sale notre europe. Mais au lieu de voir ça comme un problème national, il faut voir ça comme un problème continental? Ce mot est naze…

    Je préfère l’idée de nationaliste VS citoyen du monde malgré tout. Il faudrait une sorte de milieu, une sorte de nationalisme mondial, enfin perso je dis rien, car j’en sais rien… Avec le temps j’aurais des choses à dire il faut juste patienter.

  10. admin dit :

    On a pas à s’excuser pour avoir aidé des gens sous développés à atteindre un niveau de confort relativement modeste. Je ne sais pas quoi penser, suis-je nationaliste ou un citoyen du monde?… Je devrais faire un article là dessus car c’est confus…

    Qui a raison? Les nationalistes ou les pseudos démocrates mondiaux?

  11. Chiff dit :

    Sans parler de l’idéologie de répentance qui impose aux occidentaux le devoir de s’excuser tout le temps pour l’esclavage et la colonisation (en France particulièrement).
    D’une part, les occidentaux sont de plus en plus nombreux à rejeter ce dogme honteux, d’autre part « la diversité » a encore moins envie de s’integrer et peut ainsi se victimiser et réclamer davantage d’accomodements.

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