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Les casseurs de Lyon

Les casseurs de Lyon en vidéo

Réaction de certains jeunes lors de la manifestation contre la réforme de la retraite.

Cette sauvagerie indigne est le symbole de toute la France, son incapacité totale à régler ses problèmes sociaux, malgré être le pays des droits de l’homme.


Publié le 21 octobre, 2010 dans France, Jeunesse.

Commentaires (4)

 

  1. jaFar dit :

    onjour à tous,

    Je vous fais suivre un texte qui donne à réfléchir…
    Puisse-t-il ouvrir les consciences en ces heures noires de la (pseudo) démocratie!
    A méditer, A relayer, A s’approprier…
    Que la Force soit avec Nous!

    « Salut à tous,

    Tout d’abord un petit coucou amical aux robots qui ne manqueront pas de biper à tous les mots-clés présents dans ce courrier…

    Et pour les humains,
    Je suis comme vous peut-être en ce moment surpris, étonné, ravi, attentif, réveillé, tellement plein de rêve et tellement déçus par les rêves passés… On ne sait pas encore où le monde nous emmène et rien que ça, ça fait du bien.
    Par contre je suis de plus en plus agacé par le discours ambiant qui distingue les « manifestants » et les « casseurs ». Les premiers seraient des gens bien, concernés, mobilisés sur cette histoire de retraites, les seconds seraient des zéro politiques, prêts à sauter sur le moindre enjeu sérieux pour allumer des poubelles et discréditer le mouvement par leur violence incontrôlable.
    Vous me connaissez, je ne suis pas bien violent. Mais je ne m’associe pas à ce discours qui me semble éminemment bien-pensant, petit-bourgeois comme on aurait dit à une autre époque. Lors des « émeutes » de 2005 dans les banlieues parisiennes, je me souviens m’être dit: « bon sang, quand est-ce qu’on arrivera à rassembler les deux? Ceux qui ont un discours politique mais trop à perdre pour se salir les mains, et ceux qui sont prêts à se battre mais manquent de projet politique? » 5 ans après, on en est toujours au même point. Sauf que…
    Sauf que la situation a empiré, sauf que l’attaque en règle menée par la classe dominante contre la république est aujourd’hui difficile à ignorer, et sauf que nous manquons toujours cruellement de projet politique, au sens parlementaire, à lui opposer… Dans cette situation, est-il bien raisonnable de rester sur nos vieux schémas?
    Il y a eu un pacte, passé entre De Gaulle et les communistes en 44-45. Ca s’appelle le Programme du Conseil National de la Résistance. Par ce pacte, les communistes ont renoncé à la lutte armée, ils ont renoncé à prendre le pouvoir par les armes alors qu’ils auraient probablement eu les moyens d’en rêver. En échange, De Gaulle a promis de museler la vieille droite, et d’obtenir les progrès sociaux que nous connaissons, dont la retraite. Ce n’est évidemment pas un hasard si ce programme est démantelé, ouvertement et point par point, par ceux qui s’appellent aujourd’hui Sarkozy. L’un des signataires de ce pacte a clairement déserté l’accord. Pourquoi faudrait-il que l’autre s’y accroche?
    Nous avons été baignés dans ce rêve que nous obtiendrions le progrès social et politique par les urnes. Nous sommes toujours aujourd’hui pétris de ce rêve: nous faisons des AG, nous débattons, nous cherchons toujours à nous mettre d’accord avant de nous exprimer au nom de tous. Nous appliquons en interne les principes de la démocratie, et nous nous méfions de ceux d’entre nous qui nous semblent susceptibles de dépasser le mandat que nous leur donnons avec réticence. Mais nous sommes aujourd’hui les seuls – d’accord, ça fait quand même quelques millions… – à fonctionner comme ça. Ce que je veux dire, c’est que nos adversaires, ceux auprès de qui nous pesons sans arrêt nos mots pour être sûrs de porter fidèlement la parole qui nous a été déléguée de façon démocratique, n’en ont rien à secouer de la démocratie. Après quelques décennies de timidité, ils nous ont planté là, ils ont changé de terrain de jeu. Ce qui nous mène précisément là où nous en sommes depuis ces dernières années: il n’y a plus d’échange possible parce que les interlocuteurs ne sont plus dans la même pièce, et nous sommes totalement inefficaces parce que nous ne nous en sommes pas aperçus. Nous continuons de faire comme si, de respecter notre part du pacte, persuadés d’avoir raison de le faire puisque nous sommes des gens responsables, et donc incapables d’opposer la moindre résistance à des gens qui doivent beaucoup rire, derrière la fenêtre, au spectacle de nos scrupules. Je vais dire les choses plus brutalement: nous avons déposé les armes, croyant que tout le monde en faisait autant. Or nos adversaires ont repris les leurs. Ils nous tirent dessus, et nous sommes désarmés, et pour l’instant fiers de l’être.
    Comment pouvons-nous reprocher aux « casseurs » leur violence, alors que la violence institutionnelle est si grande – et je ne parle pas ici des flash-ball? Comment pouvons-nous reprocher aux « black-blocks » leur opacité, leur clandestinité, quand les cercles qui détiennent le pouvoir sur nos vies sont inaccessibles et sans visage? Comment pouvons-nous persister à dire qu’ils ont tort alors que manifestement, avec les outils que nous jugeons dignes d’être utilisés, nous sommes impuissants? Comment pouvons-nous persister dans nos comportements basiques de gauche – « celui dont on doit se méfier le plus est celui qui est juste à côté de nous et avec qui nous différons le moins » – alors même que la classe dominante nous montre chaque jour à quel point elle est unie dans sa conscience de classe, et toujours prête à faire front sans moufter devant les « salopards en casquette » d’hier qui aujourd’hui s’appellent les « jeunes à capuche »? Comment pouvons-nous regarder avec envie ou nostalgie, l’ayant connu ou pas, le joli mois de mai 68, et refuser aujourd’hui les barricades d’hier? Serait-ce parce que ceux qui tenaient les barricades d’alors étaient des étudiants, c’est à dire des fils de bourgeois, c’est à dire nous…? Alors que les casseurs d’aujourd’hui seraient des immigrés, des fils de rien, des pas nous…?
    Vous m’objecterez – on se connaît bien… – que la violence des casseurs est l’alliée objectif de Sarkozy. Qu’elle va justifier la fermeté, puis la répression, qu’elle est d’ailleurs probablement, d’une manière ou d’une autre, téléguidée par l’adversaire. Tout cela est vrai. Mais je vous répondrai deux choses quand même. Tout d’abord, croyez-vous vraiment que la classe dominante ait besoin des casseurs pour justifier ses actes? Il me semble qu’on observe depuis un moment qu’elle est assez grande pour créer elle-même et ouvertement ses propres justifications, et qu’il n’y a pas d’abus de langage à dire que l’état sarkozyste – j’entends par-là l’état français actuel et les grands intérêts financiers qui le soutiennent – est le plus grand délinquant du pays, dans tous les domaines de la délinquance légalement constatable. Je répondrai surtout que croire qu’on peut faire l’économie de la violence est sans doute un leurre. Tant que nous parlons, tant que nous débattons à notre façon farouchement démocratique, nous ne dérangeons manifestement pas grand-monde. Le jour où les idées qui émergent parfois de nos débats et qui pourraient changer le monde commenceront à obtenir un tout petit début d’efficacité, ceux à qui elles s’attaqueront n’auront pas autant de scrupules que nous. Que nous l’ayons choisi ou pas, pensé ou pas, débattu ou pas, leur violence s’abattra sur nous. C’est justement ce qui se passe dans les quelques cas de résistance collective auxquels nous avons assisté ces dernières années: la solidarité avec les clandestins qui nécessite de courir vite, la grande manipulation Tarnac, les démantèlements de squats libertaires, le 23 à Poitiers pour ceux qui connaissent, la criminalisation des luttes syndicales ou politiques, même celle des faucheurs d’ogm…
    Vous m’objecterez aussi que, pour des gens raisonnables et civilisés, la fin ne justifie pas les moyens. Je suis tout à fait de cet avis. Mais d’une part je ne suis pas sûr que nous soyons entre gens civilisés. Et d’autre part le moins que l’on puisse dire est que nous n’avons pas encore inventé les moyens qui nous permettraient à la fois de rester en accord avec nos principes et de faire face. D’un point de vue légal, représentatif, parlementaire, nous sombrons: qui irait parier aujourd’hui que Sarko ne sera pas réélu en 2012? Qui irait parier qu’une victoire du PS inverserait la marche du capitalisme assassin? Devons-nous nous condamner à ne jamais rien obtenir simplement pour continuer d’avoir raison quant aux moyens? Et surtout, devons-nous vraiment rejeter d’avance ceux qui essaient autre chose?

    Je suis non-violent. Non pas parce que ce serait la seule méthode valable, mais parce que c’est moi. Depuis des années je me dis que j’espère ne jamais voir le jour où je devrais changer d’avis sur ce point. Pour autant, je suis intégralement solidaire avec les casseurs. Je suis solidaire de leur rage. Je suis solidaire de leur impuissance. Je suis solidaire de leur manque de culture, si manque de culture il y a. Je suis solidaire de leur projet politique, si projet politique il y a. Je suis solidaire de leur incapacité à trouver des relais dans les institutions politiques traditionnelles du pays. Je suis solidaire de leur aspiration au chaos. Je suis solidaire de leur absence d’aspirations. Je n’avance pas masqué parce que je crois, petit-bourgeois moi-même, à la complémentarité des luttes clandestines et à visage découvert, et que je crois être plus efficace dans les secondes. Et que j’ai bien conscience que ça m’arrange d’y croire, que ça m’évite à moi aussi de me salir les mains.

    Nous devrions sans doute, en ce moment-même, tous être dans la rue, autour des raffineries, sur les autoroutes, autour des lycées. Nous n’y sommes pas parce que nous sommes divers, et que chacun de nous n’est pas un monolithe avec un seul centre d’intérêt dans la vie, fût-il la révolution. Si réellement nous voulons du changement, ayons au moins le courage de reconnaître comme frères les combats des autres.
    A bientôt vent debout! »

    François Godard

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