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Les faux médicaments sur internet, un danger bien au delà du faux Viagra

Les faux médicaments sur internet, un danger bien au delà du faux Viagra

© AFP

LYON — « Don’t be your own killer » (« Ne vous tuez pas vous-mêmes »): Interpol a lancé jeudi une campagne auprès des internautes, nombreux à acheter des médicaments contrefaits sur la Toile, y compris dans les pays développés, pour des traitements vitaux et pas seulement du Viagra.

« Salut, je m’appelle Chad. J’ai acheté mes gélules contre l’hypertension sur internet. Je n’ai pas d’assurance maladie », témoigne un jeune homme devant la guirlande lumineuse de son salon, les yeux braqués sur la caméra, dans ce film diffusé sur YouTube par l’organisation policière internationale (http://www.interpol.int).

Le plan s’arrête soudain et une voix off de femme dit: « Chad a eu une crise cardiaque, il est mort à l’hôpital. Ne vous tuez pas vous-mêmes, approvisionnez-vous dans une vraie pharmacie ».

« Chad » est un acteur, tout comme les personnages des autres films de prévention d’Interpol, comme John (dans le coma pour avoir pris des gélules miracle contre les troubles de l’érection) ou Cheryl (diabétique à vie après avoir ingéré des pilules amincissantes achetées sur le Net).

Mais leurs symptômes sont inspirés du réel, bien qu’il soit impossible de recenser les victimes des remèdes vendus sur la Toile, explique Aline Plançon, du service « Contrefaçon des produits médicaux » d’Interpol, lors d’une rencontre à Lyon au siège d’Interpol.

« Le message c’est de dire +Patients, réveillez-vous. Le danger est là+ », quand vous vous fournissez sur internet, a ajouté Mme Plançon lors de la présentation des résultats d’un opération menée début octobre, « Pangeas 3 ».

Cette opération a permis 76 interpellations et la saisie de plus d’un million de gélules contrefaites à travers 45 pays membres d’Interpol, dont la France, la Belgique, la Suisse, le Canada ou les Etats-Unis. En France, trois personnes ont été placées en garde à vue et plus de 85.000 médicaments trouvés dans les quelque 2.000 colis saisis en une semaine.

Mais au-delà de ces opérations coup de poing annuelles d’Interpol, les spécialistes du secteur s’inquiètent d’une mutation des achats pharmaceutiques sur internet, qui ne se limitent plus à des produits de bien-être comme le Viagra mais à des médicaments vitaux, tels des produits de chimiothérapie.

« On voit un glissement de la médication de confort vers des médications de traitement, c’est un phénomène préoccupant », témoigne Jean-Roald (bien: Jean-Roald) L’Hermitte, des douanes françaises, qui saisissent aujourd’hui antibiotiques comme anxiolytiques.

Evoquant des pays occidentaux « où la couverture sociale n’est pas bonne ou de moins en moins protectrice », Aline Plançon suggère comme explication la hausse de la précarité dans les pays développés, aux systèmes d’assurance-maladie parfois défaillants. Dans le film d’Interpol, Chad, qui n’a pas d’assurance maladie, en est l’illustration.

L’agence de santé britannique MHRA met elle aussi en garde: « les contrefacteurs se concentrent désormais sur les médicaments vitaux, y compris ceux pour le cancer ou les troubles cardiaques », visant les marchés lucratifs des « médicaments chers et très demandés ».

Car ce marché des médicaments contrefaits, qui génèrerait des centaines de millions d’euros par an, selon Interpol, est « bien plus rentable que le trafic de drogue », souligne Mme Plançon, qui note que « des narcotrafiquants passent du côté du trafic de médicaments ».

« On ne connaît pas le nombre des décès imputables aux médicaments contrefaits, ni l’ampleur de ce commerce, mais les coûts qui en résultent pour la santé publique sont considérables », estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport d’avril 2010.


Publié le 17 octobre, 2010 dans Internet, Santé.

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