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Le bio, source de CO2

Le bio, source de CO2

© L’Express

Tout n’est pas si vert au pays du bio. 38% des produits issus de l’agriculture biologique consommés en France proviennent… de l’étranger. Manger bio serait donc à la fois un acte citoyen pour la planète et générateur de gaz à effet de serre. Pis encore, pointe l’Agence bio, 40% de ces importations sont des produits pour lesquels « la France a une forte vocation naturelle » (fruits et légumes, céréales, lait, viande de porc).

Ces importations massives sont liées à un décalage entre l’offre et la demande. Les ventes ont quasiment doublé par rapport à 2005, et augmenté de près de 19% depuis 2008 alors que moins de 2,3% des surfaces agricoles françaises sont cultivées en bio. Des chiffres bien modestes, qui relèguent la France à la 21ème place sur 27 pays européens en terme de part du territoire agricole cultivé en bio.

Quasi-abandon par les pouvoirs publics

Ce retard s’explique par « une situation de quasi-abandon par les pouvoirs public entre 2002 et 2007 », dénonce Hugues Toussaint, dans son ouvrage Manger bio, c’est bien si…. Pour l’association Bioconsom’acteur, dont il est le fondateur, ces cinq années de stagnation ont engendré une véritable régression de la France par rapport à ses voisins européens. Les surfaces cultivées en bio sont ainsi « passées de 177 559 hectares en 2002 à seulement 47 473 en 2008, soit une baisse de 73% », dénote l’association.

Depuis le Grenelle de l’environnement, en 2007, le bio a cependant pris une nouvelle impulsion: en 2009, 3800 agriculteurs ont choisi de passer à ce type d’agriculture, soit, en un an, un nombre de conversions supérieures aux septs années précédentes.

Situation de grand écart

Pour Dominique Marion, président de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB), on assiste à une « situation de grand écart », entre ce qu’annonce le gouvernement et ce qu’il met en oeuvre. En cause: des choix politiques « conditionnés par 40 ans de co-gestion avec la FNSEA « , affirme-t-il. Le syndicat agricole majoritaire préfère l’agriculture intensive, plus rentable. Les objectifs du Grenelle, à savoir 6% de surfaces agricoles biologiques d’ici 2012, et 20% en 2020, « ne sont pas atteignables » car  » l’état ne se donne pas les moyens de ses engagements », affirme encore Dominique Marion.

Mais les adeptes du bio peuvent agir à leur niveau en consommant des produits locaux et de saison. Un melon importé d’Amérique du Sud nécessite, par exemple, soixante fois plus de pétrole qu’un fruit cultivé en France. D’autant qu’en France, les émissions de gaz à effet de serre par unité de surface seraient 66% plus élevées en agriculture.


Publié le 7 août, 2010 dans Mondialisation.

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