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La grippe H1N1 ne passe pas

La grippe H1N1 ne passe pas

© La Voix du Nord

En fouillant hier matin dans mon bureau, j’ai eu le bonheur de découvrir sous une fine pellicule poussiéreuse 120 masques protecteurs à usage unique, quelques boîtes de lingettes et de gel désinfectants et 100 gants en latex (main gauche, est-il mystérieusement précisé). Le rapport du Sénat sur la gestion de la pandémie de grippe H1N1, remis hier, nous renvoie brutalement un an en arrière, face à nos peurs et celle de nos dirigeants.

Avec 312 morts en France (18 000 dans le monde), les sénateurs en viennent à se poser une question troublante sur la pandémie attendue et déclarée en juin 2009 : « Les prédictions scientifiques sont-elles devenues inconsciemment des espérances ? » Sachant que la grippe H1N1 a été considérée « d’emblée comme de gravité modérée ». Ils dénoncent tour à tour « l’opacité » du fonctionnement de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), son exposition aux conflits d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique et d’une manière générale, « la pensée unique » des experts de tout poil, « génératrice de biais dangereux ».

Petite précision au passage et sans commentaire superflu : les ventes supplémentaires dues aux vaccins H1N1 représenteraient 6 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) en 2009 pour un marché mondial annuel habituel de 17 milliards (13 milliards d’euros).

Les sénateurs sont d’une virulence tout en rondeur quand ils attaquent l’attitude de l’État dans la signature de ses contrats avec les fabricants de vaccins, l’américain GSK, le suisse Novartis et le français Sanofi Pasteur. La surestimation, volontaire ou non, des risques est une chose, la légèreté contractuelle une autre. Le bât blesse le gouvernement. « Il semble en effet qu’aient été acceptées des clauses qui n’auraient pas dû l’être.

» Trois points sont particulièrement désastreux : « L’impossibilité de réviser les contrats en fonction de l’évolution du cheminement vaccinal le transfert à l’État de la responsabilité des producteurs l’absence totale de maîtrise des approvisionnements. » Le constat est accablant mais le bilan n’est pas encore terminé. car en résiliant la moitié des commandes (50 millions de doses sur 94), l’État doit passer à la caisse des dédommagements : 2 millions d’euros pour Sanofi Pasteur, 10,5 pour Novartis. Le géant américain GSK proposait une transaction à 108 millions d’euros. On lui en propose 36. Il a quatre mois pour répondre.

La campagne de vaccination n’avait pas convaincu les Français (5,8 millions de vaccinés, 8 %), plongeant le gouvernement dans l’embarras. Il reste dans le pays un peu moins de 21 millions de doses, dont 7,5 millions seront périmées en octobre (le reste en 2011). Des pays de l’hémisphère sud via l’OMS devraient en être les bénéficiaires. Apprendra-t-on à mesurer le principe de précaution ?

La surestimation, volontaire ou non, des risques est une chose, la légèreté contractuelle une autre.

Le bât blesse le gouvernement.


Publié le 7 août, 2010 dans France, Santé, Vaccins.

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