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« Quelques leçons tirées de la crise », de George Soros : le financier philosophe

« Quelques leçons tirées de la crise », de George Soros : le financier philosophe

© Le Monde

Faire tenir en une centaine de pages et quelques milliers de mots « l’oeuvre de toute une vie » est un ambitieux et périlleux exercice auquel se livre le milliardaire américano-hongrois George Soros.

Dans son essai où est retranscrite une série de conférences tenues en octobre 2009, le financier réputé pour avoir, en 1992, fait « sauter » la Banque d’Angleterre en spéculant sur l’effondrement de la livre sterling, nous livre ses réflexions… philosophiques.

A 79 ans l’homme, admiré par les plus grands spéculateurs de la planète, le confesse. Depuis toujours, il nourrit « l’espoir de devenir un grand philosophe ». Une quête, presque une obsession, qui se comprend au vu de l’histoire singulière du personnage.

Né György Schwartz en août 1930 à Budapest, d’une famille juive aisée, adolescent au moment de la seconde guerre mondiale, M. Soros cherche à comprendre « le monde étrange dans lequel il est né ». A 17 ans, jeune homme, il s’exile à Londres ou il entame ses études supérieures.

Disciple des philosophes Karl Popper et de l’économiste Friedrich Hayek, M. Soros décrypte dans un discours fait d’abstractions – souvent indigestes – les mécanismes « de boucles de rétroactions réflexives ».

Un système décrivant l’influence que les opinions ont sur les événements et inversement, celles que les événements ont sur nos opinions. Cette mécanique, nous explique M. Soros, s’applique aussi aux marchés financiers : à trop croire à une hypothèse on finit par la renforcer. Ainsi se produisent des bulles, voire des superbulles, qui finissent par exploser.

Jusqu’ici rien de très nouveau. M. Soros avait déjà fait part de cette thèse dans ses précédents ouvrages comme L’Alchimie de la finance (éd. Valor, 1998) ou La vérité sur la crise financière (Denoël, 2008). Mais ici, il tente d’aller plus loin. La démonstration se poursuit, se prolonge, ainsi pendant de longues pages qui réclament un degré de concentration si extrême que M. Soros lui-même s’y perd.

Celui que l’on surnomme « le papy de la finance » raconte qu’au moment où il tenta de pousser son raisonnement, il ne comprenait plus rien à ses propres écrits. Il dû alors, « laisser tomber la philosophie pour consacrer son énergie à gagner de l’argent ».

Pragmatique, il deviendra richissime mais n’en restera pas là. M. Soros n’a eu de cesse entre deux « coups boursiers » de tenter de décrypter ce monde changeant et complexe. Et peu importe si ses pensées n’ont jusqu’ici pas été véritablement prises au sérieux.

Spéculateur et bienfaiteur

Ce nouvel opus trouvera-t-il un meilleur écho ? Suspecté d’avoir manigancé, aux côtés d’un « gang de hedge funds », la chute de l’euro, l’homme sait que tout ce qu’il dit « pourra être retenu contre lui ».

Mais M. Soros sait surprendre. Cultivant le paradoxe, ce spéculateur averti mais aussi généreux bienfaiteur se fait ici l’un des plus fervents défenseurs de la régulation financière.

Dénonçant les méfaits des « intégristes » du marché, ces économistes, penseurs, hommes et femmes politiques, tels Ronald Reagan ou Margaret Thatcher qui ont cru à tort à l’efficience de la concurrence sans frein et aux vertus du laisser-faire, il livre ses idées sur le nouvel ordre mondial. In fine, si ce n’est de la philosophie, c’est de la politique à laquelle M. Soros s’essaie en une centaine de pages et quelques milliers de mots.


Publié le 27 juin, 2010 dans Etats-Unis, La Bourse & L'Economie, Le Monde.

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