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Vers une autre Europe ?

Vers une autre Europe ?

© Agoravox

C’est définitif, Merkel et Sarkozy ne formeront jamais le couple historique dont l’harmonie et l’entente permettraient à l’Union Européenne de franchir le cap décisif de son émancipation vis-à-vis de l’empire Américain.

Ces deux là ne s’entendent sur rien, en témoigne leurs affrontements sur le sauvetage de la Grèce ou sa sortie de l’Euroland mais aussi la lutte contre les spéculateurs accusés d’attaquer les dettes souveraines et donc les états.

Signe de leur différence, l’une agit avec détermination en annonçant le 18 mai 2010 une décision importante tandis que l’autre gesticule mais soutient plus ou moins discrètement les spéculateurs.

Comment appeler autrement ces deux décisions et ne pas se poser la question sur la volonté réelle du Président de la République – Chef du gouvernement, à agir contre les grandes banques prédatrices.

1) Les 5 et 19 janvier 2010, deux décrets ont été pris par Borloo, ministre de l’écologie mais aussi de l’énergie. Ces décrets autorisent des grandes banques américaines à exercer l’activité de fourniture de gaz pour les fournisseurs et entreprises mais pas pour les particuliers. En clair, l’achat et la vente d’importants volumes par les gazoducs sans contraintes d’investir dans des réseaux de distribution secondaires. Ces décrets instaurent de fait, une concurrence déloyale envers GDF qui est soumis à des missions de service public.

Ces grandes banques, JP MORGAN et GOLDMAN SACHS, sont bien connues pour leurs responsabilités dans la création et l’explosion de bulles financières et dans le déclenchement de la crise financière. Leur sens particulier de l’éthique ont amené le gouvernement américain à leur demander des comptes. Des enquêtes sont en cours.

Le ministre Borloo n’a pas pris la peine d’expliquer les raisons de ces curieux décrets, à moins que la presse française, peu curieuse et avare de commentaires, n’ait pas jugé utile de rapporter des informations qui « n’intéresseraient pas ses lecteurs ».

2) La ministre Lagarde, a averti que la France ne suivrait pas la chancelière Merkel sur sa décision du 18 mai 2010 d’interdire les ventes à découvert à nu, c’est-à-dire la vente de titres que l’on ne possède pas.

Cet artifice financier est l’un des moyens employés par certains spéculateurs pour manipuler les cours. Prenez une grande banque ayant de gros moyens. Cette dernière vend à découvert et à nu des millions de titres d’une entreprise cible, le titre baisse à un niveau anormal attirant l’attention des possesseurs réels des actions. Paniqués, certains vendent pour suivre le marché et limiter leurs pertes. Le mouvement de baisse s’amplifie grâce aux ordinateurs qui contrôlent une grand partie des transactions. Il ne reste plus qu’à « remonter les filets » c’est-à-dire à acheter autant de titres qu’on en a vendus à découvert et à empocher la différence.

C’est ce mécanisme qui est utilisé contre les monnaies et les dettes souveraines.

Les explications de Lagarde sont un brin alambiquées et d’une mauvaise foi évidente. Dans un premier temps, la ministre annonce que la France ne suivra pas l’Allemagne. Dans un deuxième temps, elle affirme que la France avait pris elle-même des mesures similaires et que c’est donc l’Allemagne qui suit notre pays. Et enfin, dans un troisième temps, elle dénonce cette décision unilatérale « dans ses modalités, discutable, car il n’y a pas eu de concertation préalable » avec les partenaires européens.

Cette agressivité de Lagarde rappelle ses déclarations concernant les exportations jugées excessives de notre partenaire. Déclarations qui ont provoqué la colère allemande.

Pour ne rien arranger, cette information publiée par le grand quotidien espagnol « El Païs » selon laquelle Nicolas Sarkozy aurait « tordu le bras de Merkel » en exigeant lors du week-end crucial « un engagement de tous pour que chacun aide la Grèce, en fonction de ses moyens, ou la France réexaminerait sa situation dans l’euro ».

En clair, Sarkozy aurait menacé Merkel de faire exploser l’Euro. Bien que démentie par tous les intéressés mais maintenue par « El Païs », cette révélation sur le nouveau bras de fer entre Paris et Berlin ne présage rien de bon pour l’avenir. En effet, avec ce genre d’argument « nucléaire », la France ne plus être considérée comme un partenaire crédible de l’Allemagne, pays dominant de l’Union Européenne.

Il est illusoire de croire que l’Histoire s’est figée en 1945, que l’Allemagne restera éternellement dans la sphère d’influence d’un empire américain en déclin, que son intérêt vital est de se maintenir dans une Union Européenne poussive, et même qu’elle sera toujours réfractaire à une alliance plus large avec les Russes.

La dernière déclaration de Merkel du 20 mai 2010, « L’euro est en danger, et si nous ne nous prémunissons pas contre ce danger, les conséquences pour l’Europe seront incalculables et les conséquences au-delà de l’Europe seront incalculables » est-elle une réponse de la bergère au berger ? « Tu me menaces sur l’Euro. Je te menace sur l’Union Européenne. »

Une autre lecture peut être faite. Cela peut-être aussi le signe d’une réflexion sur l’avenir d’une Allemagne parvenue à se débarrasser de sa culpabilité. D’autant que la Russie poursuit la reconquête diplomatique des pays de l’ex URSS, amorce une réconciliation avec la Pologne et a besoin d’un partenaire puissant à l’Ouest. Des capitaux, et des machines contre du gaz et du pétrole.

Que restera-t-il de la puissance anglo-saxonne lorsque la dépression économique sera passée ? Un nouvel ordre mondial est en cours d’élaboration et ne pas en tenir compte est une grave erreur historique que Sarkozy ne manque pas de faire. Il faut envisager l’éventualité que l’Allemagne décide de créer à moyen terme un nouvel espace économique restreint qu’elle contrôlerait.

L’incapacité de son « conjoint français » à mettre de l’ordre dans ses comptes, son comportement menaçant, son manque de crédibilité et l’arrogance d’un exécutif inefficace peuvent l’inciter à franchir le pas et à prendre le large avec les bijoux de famille. La France n’aurait d’autre recours que d’essayer de rassembler autour d’elle les pays du Club Med. Il s’agirait bien d’une autre Europe.


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Publié le 21 mai, 2010 dans Banksters, Europe & UE, France, La Bourse & L'Economie.

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