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Fabrice Tourre, le trader français au cœur du scandale à Wall Street

Fabrice Tourre, le trader français au cœur du scandale à Wall Street

© Bourse Reflex

Fabrice Tourre, accusé de fraude par le gendarme de la Bourse aux Etats-Unis, pour le compte de Goldman Sachs, pourrait ne pas être le seul responsable de cette fraude, selon un ancien de la banque américaine. Ce centralien serait aujourd’hui atteint d’un certain désarroi. « Il faut que je saute, merci, au revoir », a-t-il déclaré à un journaliste de Bloomberg.

Fabrice Tourre, trader français de 31 ans, est accusé par la SEC, le gendarme de la Bourse aux Etats-Unis, de fraude pour le compte de la banque Goldman Sachs. Il aurait, sans le révéler à ses clients, laissé un gros client de Goldman Sachs, le fonds d’investissement Paulson, influencer la composition d’un produit financier comportant des valeurs immobilières, alors même qu’il savait que le fonds Paulson pariait sur une baisse du marché immobilier.

« Il est impossible que, vu son âge, vingt-sept ans à l’époque, il ait été seul en charge », indique un ancien de la banque, cité dans un article des Echos. Un comité de crédit et un autre de conformité des procédures surveillent habituellement ce genre de transaction. Certains prétendent ainsi que Fabrice Tourre serait un bouc-émissaire à la place de son supérieur Jonathan Egol, ou de cadres plus importants de Goldman Sachs.

Le jeune Français serait aujourd’hui atteint d’un certain désarroi, comme le prouvent les quelques mots qu’il a accordé au journaliste de Bloomberg qui a trouvé son numéro de téléphone : « Il faut que je saute, merci, au revoir ». « C’est un type très sympa, mais qui estime qu’il est l’être le plus doué au monde », estime un opérateur de fonds spéculatif qui a côtoyé Fabrice Tourre, cité dans un article du Monde. Ce sentiment de supériorité serait très répandu au sein de la banque américaine. De petite taille, vif, émotionnel et aimant la fête, Fabrice Tourre est obsédé par l’informatique.

Il organise des fêtes bruyantes dans son appartement près de New York University, au nord du quartier de Wall Street, qu’il loue 4.000 dollars par mois, selon le New York Post. D’autres journaux racontent qu’il se vantait d’appartenir à une famille prestigieuse, qu’il jouait au tennis avec le bras droit de Paulson, et qu’il a gagné 2 millions de dollars en 2007, entre autres grâce à cette transaction, et qu’il était apprécié au siège de Goldman Sachs pour son sens de l’humour potache.

Après avoir grandi dans la banlieue ouest de Paris, dans un quartier un brin aisé, il passe par les lycées Henri IV et Louis le Grand, et intègre l’Ecole centrale à 19 ans. Il passe une année à Stanford, puis entre à 22 ans chez Goldman Sachs, l’établissement le plus prisé de Wall Street. Il occupe un poste au département des crédits à risques (subprimes) au siège new-yorkais. Il travaille durant deux ans sur un produit financier comportant des valeurs immobilières, Abacus.

En janvier 2007, Fabrice Tourre prend contact avec le fonds américain John Paulson & Co, qui réalise de nombreux paris à la baisse du marché immobilier. Il aurait laissé ce gros client sélectionner des valeurs du portefeuille, ce que dément Goldman Sachs. Auprès d’autres clients, la banque laisse entendre que John Paulson & Co mise sur la hausse, pour mieux vendre ce produit structuré. Promu directeur exécutif, il est alors dépêché à Londres au département obligataire, le cœur de l’activité de marché de la banque. Son objectif était d’adapter Abacus au marché européen, une belle opportunité, avant qu’il ne soit accusé de fraudes…

Publié le 20 avril, 2010 dans Banksters, Etats-Unis, France, La Bourse & L'Economie.

Commentaires (3)

 

  1. serge dit :

    d apres jovanovic cette histoire serait en fait donnee en pature pour couvrir une autre histoire de corruption au sein de la sec avec le banquier stanford qui aurait fait la meme chose que madoff. merci pour ton boulot

  2. Desty Nova dit :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Tourre

    Plainte de la SEC [modifier]

    En 2005, conjointement avec Jonathan Egol[3], il invente pour le fonds Paulson un nouveau CDO, « Abacus », adossé à des CDS ayant pour sous-jacent des contrats subprimes, qui est ensuite vendu à des investisseurs institutionnels en 25 deals pour un total de 10,9 milliards de dollars[4].

    Dans le cadre de la crise des subprimes, en cachant leur origine (la volonté du fonds Paulson de jouer la chute des subprimes) derrière le cabinet ACA, la banque propose avec succès la version 2007-AC1 du produit du fonds Paulson à ses clients (IKB, ABN Amro)[5] jusqu’à la mi-2007 alors qu’elle vend ceux qu’elle détient en compte propre à partir de décembre 2006[6] ; Abacus perd par la suite 99% de sa valeur[7], ce qui provoque fin 2009 l’ouverture d’une enquête de la SEC[8].

    Le 16 avril 2010, la SEC annonce une plainte pour fraude contre Goldman Sachs (qui entraîne immédiatement une chute du titre de la banque de 12% et un recul des marchés[9]) et Fabrice Tourre[10], s’appuyant en particulier sur un email de ce dernier du 23 janvier 2007, en pleine crise, où il prédit l’écroulement et se vante d’être le seul à pouvoir y survivre, et sur un document écrit ensuite par lui, le 26 février, détaillant une vente d’un milliard de dollars du CDO abacus. Selon la plainte de la SEC, il a agi sous l’influence de John Paulson, patron du fonds, qui n’est pas inquiété[11].

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