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Les enjeux de la visite de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis

Les enjeux de la visite de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis

© Le Monde

La visite de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis vient à un moment-clé pour lui ainsi que pour Barack Obama. Le président français entend redorer son statut présidentiel après les élections régionales. Barack Obama, en revanche, est lui en position de force après avoir fait passer la réforme de la santé et avoir signé un accord sur le désarmement nucléaire avec la Russie.

Afghanistan

Le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN a été très apprécié à Washington. Barack Obama a dit apprécier le « soutien » de Nicolas Sarkozy à propos de l’Afghanistan. Mais les Etats-Unis ont aussi demandé à l’Europe et à la France d’envoyer plus de troupes dans le pays. Jusqu’ici, Paris a refusé. Dans une interview donnée le 26 mars à l’International Herald Tribune et au Figaro, le général James Jones, conseiller à la sécurité nationale, laissait entendre que cette visite pouvait être l’occasion d’une nouvelle déclaration du président Sarkozy, et peut-être de l’envoi de nouveaux instructeurs français auprès des forces afghanes. « Nous espérons avoir de l’aide dans ce domaine. (…) Nous espérons qu’avec la rencontre des deux présidents, cela sera sur la table… », avait déclaré James Jones.

Proche-Orient

Sur le dossier proche-oriental, ce sont cette fois les Européens qui poussent les Etats-Unis à plus d’implication. Les récentes tensions entre Américains et Israéliens à propos de la colonisation de Jérusalem-Est peuvent pousser l’administration Obama à plus de coopération avec l’Europe. En février, après une rencontre avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, Nicolas Sarkozy affirmait que « tout doit être fait pour que les discussions reprennent » entre Israéliens et Palestiniens. De son côté, sans remettre en cause son engagement sur la sécurité d’Israël, Barack Obama a récemment affiché son désaccord avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Dans le même temps, l’envoyé spécial George Mitchell est sur le point de commencer les « négociations de proximité » entre les deux parties.

Iran

Pour Barack Obama, la question de l’Iran fait partie intégrante de la stratégie globale américaine sur le Proche-Orient. Selon le général Jones, M. Obama entend mener de front la gestion du conflit israélo-palestinien et le dossier du nucléaire iranien. L’administration souhaite poursuivre la voie diplomatique via l’ONU, mais a aussi promis des « conséquences croissantes » si les autorités iraniennes continuaient à ignorer leurs obligations internationales. Les Etats-Unis veulent engager chacun de leurs alliés à prendre au niveau national des mesures vis-à-vis de l’Iran. A ce propos, le général Jones a souligné, dans un récent entretien au Figaro : « Le président Sarkozy nous a aidés en soutenant le processus à l’ONU, mais aussi en assurant le leadership sur cette question à l’intérieur de l’Union européenne, de même que Merkel et Brown. »

EADS

Si Nicolas Sarkozy a promis qu’il n’hésiterait pas à aborder les sujets qui fâchent avec son homologue américain, il ne devrait pas manquer d’évoquer la question du marché des avions ravitailleurs de l’armée américaine. Le 12 mars, le président français avait critiqué le comportement des Américains lors de cet appel d’offres portant sur la fabrication et la livraison de 179 appareils, le nouveau cahier des charges ne permettant qu’à l’avionneur américain Boeing de l’emporter.

Réguler la finance

Lors de sa visite aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy devrait poursuivre l’offensive qu’il mène depuis la crise financière pour demander plus de régulation des marchés et qu’il défend à chaque sommet mondial, depuis le G20 jusqu’à Davos. Lors de ce dernier sommet, en janvier, il avait salué le plan Obama contre la spéculation des banques. Mais le président Obama ne s’est personnellement pas avancé pour faire adopter ce plan.

L’après-Copenhague

Pour relancer des négociations sur le climat, Nicolas Sarkozy doit rencontrer mardi matin le sénateur démocrate John Kerry, qui porte le projet de législation « verte » américaine. « Si les Etats-Unis ne sont pas en mesure d’adopter une loi, alors comment pourrons-nous entraîner la Chine, l’Inde, le Brésil ? », plaide l’Elysée.


Publié le 29 mars, 2010 dans Etats-Unis, France, Le Monde.

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