Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Cinq pays de l’Otan pour un retrait des armes nucléaires américaines d’Europe

Cinq pays de l’Otan pour un retrait des armes nucléaires américaines d’Europe

© AFP

BRUXELLES — Cinq pays de l’Otan, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, la Norvège et les Pays-Bas, vont réclamer le retrait des dernières armes atomiques américaines en Europe, lançant au sein de l’alliance le débat sur la dénucléarisation, a-t-on appris vendredi auprès du gouvernement belge.

« La proposition que feront le gouvernement belge et les quatre pays en question dans les semaines à venir, c’est d’enlever du sol européen les armes nucléaires d’autres Etats membres de l’Otan », a déclaré à l’AFP le porte-parole du Premier ministre Yves Leterme, Dominique Dehaene.

Seuls les Etats-Unis ont ce type d’armes, les forces de frappe française et britannique n’étant pas déployées, elles, « dans d’autres Etats membres ».

La proposition vise donc bien les plus de 200 bombes atomiques largables d’avion que les Etats-Unis stockent encore dans quatre pays de l’Otan, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et la Turquie, a-t-on confirmé de source proche du gouvernement belge.

« Il s’agit de lancer le débat au sein de l’Otan », a déclaré M. Dehaene.

Il explicitait un communiqué que venait de publier M. Leterme, assurant que « la Belgique est en faveur d’un monde sans armes nucléaires et défend cette position au sein de l’Otan, en préparation de la conférence de révision du Traité sur la non-prolifération en mai à New York ».

« La Belgique, a-t-il ajouté dans ce communiqué, prendra une initiative en ce sens avec l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Norvège dans le cadre de la révision du concept stratégique de l’Otan cette année ».

« Le gouvernement belge, a déclaré M. Leterme, veut saisir la chance offerte par l’appel lancé par le président américain (Barack Obama) à un monde sans armes nucléaires ».

Cependant, a-t-il souligné, « des avancées concrètes ne seront possibles que moyennant une concertation sérieuse avec les partenaires de l’Otan et tenant compte des avancées dans les négociations en cours dans le domaine du désarmement ».

En effet, a expliqué M. Dehaene, « il faut situer l’initiative dans le contexte plus large du désarmement, qui doit aussi s’appliquer aux armes conventionnelles et pas seulement atomiques ».

M. Leterme s’est référé à l’appel dans le même sens lancé le matin même par voie de presse par deux anciens Premiers ministres belges, le chrétien-démocrate Jean-Luc Dehaene et le libéral Guy Verhofstadt, et deux anciens ministres des Affaires étrangères, le libéral Louis Michel et le socialiste Willy Claes, qui fut aussi secrétaire général de l’Otan.

« Les armes nucléaires tactiques américaines en Europe ont perdu toute importance militaire », ont écrit ces quatre responsables pour justifier leur demande de retrait.

Il reste, selon des experts, une vingtaine de bombes largables par avion à la base belge de Kleine Brogel (Flandre, nord), et il y en aurait un nombre équivalent en Allemagne, à Büchel (Rhénanie-Palatinat, sud-ouest).

L’Italie et la Turquie en abriteraient chacune environ 90.

Il a été convenu fin 2009 que toute décision de retrait des ogives américaines, qu’a déjà demandé l’Allemagne pour ce qui la concerne, soit prise dans le cadre multilatéral de l’Otan et non unilatéralement.

Les alliés en débattront au sein notamment du Groupe des plans nucléaires de l’Otan, dont seule la France est absente.

La mise à la retraite des bombes américaines ne signifierait cependant ni la fin de la garantie nucléaire américaine, ni la dénucléarisation totale de l’Otan, ont souligné des diplomates alliés.

Quant au nouveau « concept stratégique » que l’Alliance atlantique doit adopter à son sommet à Lisbonne en novembre prochain, il fera référence à la dissuasion nucléaire comme ayant, jusqu’à nouvel ordre mondial, encore toute sa place aux côtés des armements conventionnels.


Publié le 20 février, 2010 dans Etats-Unis, Europe & UE, OTAN.

Laissez un commentaire