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Supprimer l’histoire en terminal scientifique, un choix politique

Supprimer l’histoire en terminal scientifique, un choix politique

© Le Monde

« Les lycéens en S ne feront pas d’histoire en terminale, mais actuellement ils ne font pas non
plus de français et je n’ai pas le sentiment qu’ils soient illettrés. », a déclaré dimanche à l’AFP, Luc Chatel, ministre de l’Education national. C’est un peu plus qu’un « sentiment » qu’il aurait fallu mettre en avant pour être convaincant. Un argument aurait pu être discuté, mais un sentiment ! Cela illustre déjà le niveau où se situe le débat ; si débat il y a au ministère.

Partons de ce « sentiment » pour montrer la nocivité de tels propos : une politique éducative à moindre coût. Une politique ambitieuse aurait consisté à remettre une heure ou deux de français en terminale S. Mais non. En plus de ne pas avoir de français, les élèves n’auront plus d’histoire, ni de géographie. Heureusement, la philosophie, qui n’est pas enseignée en première, n’est pas encore reléguée. Pourquoi heureusement ? Tout simplement parce que ces élèves auront au moins la possibilité de composer, de rédiger une dissertation. Plutôt que de mettre en avant ce « sentiment », le ministre ou ses conseillers auraient pu s’informer auprès des professeurs de sciences dans les Universités, voire en prépa scientifique, sur le niveau de français des élèves.

Après les sciences économiques et sociales, l’histoire-géographie est donc dans la ligne de mire. Certains diront qu’une heure de perdue sur trois ans, c’est peu. Mais cela permet de supprimer des postes… A lire les témoignages de nombreux enseignants, ce serait méconnaître la difficulté de boucler le programme. Ce dernier était réparti sur trois ans. Demain, il ne le sera plus que sur deux ans avec quatre heures en première. Quatre heures par semaines pour tout boucler, quatre heures pour « lobotomiser » des élèves, quatre heures pour traverser le XXe siècle au pas de charge ou au galop. Et après, d’anciens élèves, sur un futur forum, stigmatiseront l’enseignement de l’histoire géographie comme un vaste bachotage…

Il n’est pas utile de re-citer un des arguments avancés par « l’appel des Historiens » sur ce paradoxe qui consiste à ne plus enseigner l’Histoire-géo « A l’heure de la mondialisation… » et ajoutons : au moment même où ces élèves atteignent la majorité, obtiennent le droit de vote etc. Certes, cette matière pourra toujours être prise en option …

Quoi que l’on pense de cette suppression de l’histoire en terminal scientifique, ce choix, en dernier ressort, est un choix de politique éducative et donc de société. En tant que tel, il relève d’une décision politique et d’une certaine conception de ce que la France doit être. A l’heure où un débat (?) sans but (aucune loi n’est prévue) sur l’identité nationale a lieu, ce n’est pas le moindre des paradoxes de vouloir supprimer l’histoire et la géographie à des élèves de cet âge. A ce titre, tout le monde est concerné.


Publié le 12 décembre, 2009 dans Education.

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