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La chute du Mur de Berlin

La chute du Mur de Berlin

© Le Parisien

L’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev s’est dit «fier» mardi de son rôle dans la chute du Mur de Berlin il y a 20 ans, balayant les critiques qui l’accusent en Russie d’avoir causé la perte de l’empire soviétique.

«Je suis fier que nous – et je veux dire à la fois les pays d’Europe occidentale et orientale – ayons trouvé une approche prenant en compte les intérêts de tout le monde, et que cette chose extrêmement douloureuse ait été liquidée», a-t-il déclaré à des journalistes.

Le dernier numéro un de l’URSS a laissé entendre que les dirigeants à l’époque n’avaient pas d’autre choix que de mettre fin à la division de l’Allemagne, qui fête le 9 novembre le vingtième anniversaire de la chute du Mur.

Aussi respecté en occident

que critiqué en Russie

«Il ne s’agit pas d’une question de honte, mais du fait qu’il y avait une scission dans un pays au coeur de l’Europe, au centre du monde, avec une énorme population», a-t-il expliqué en marge de la présentation d’une autobiographie du milliardaire américain Ted Turner.

«Si l’Union soviétique l’avait voulu, elle aurait pu stopper la réunification. Et que se serait-il produit alors ? Je ne sais pas, peut-être la troisième Guerre mondiale», a-t-il remarqué.

M. Gorbatchev, 78 ans, est aussi respecté en Occident qu’il est critiqué en Russie pour sa politique, qui a plongé l’ex-URSS dans le chaos économique et a conduit au démantèlement de l’empire bâti par Moscou.

Il a notamment été loué pour sa décision de ne pas recourir à la force au moment des événements qui ont conduit à l’effondrement des régimes communistes d’Europe de l’Est à la fin des années 1980, et qui avaient culminé avec la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989.

L’ex-dirigeant soviétique a lui critiqué mardi les Etats-Unis et leur «complexe du vainqueur», Washington ayant, selon lui, abusé de sa position de force pour étendre sa puissance en Europe et dans le monde après la guerre froide.

«Les Américains doivent comprendre que le temps du monopole est terminé», a-t-il lancé, tout en notant qu’ils «seront leaders pour longtemps, ils seront très influents, c’est un fait que cela plaise ou non».

Obama mène «une politique de perestroïka»

ce titre, il a salué les efforts du président américain Barack Obama pour redorer l’image de son pays après les huit années de George W. Bush, considérant même que le nouveau locataire de la Maison Blanche suivait une politique de perestroïka, similaire à la sienne dans les années 1980.

«Je n’envie pas Obama, car je ne pense pas qu’il soit plus aisé de mener la perestroïka en Amérique que ce ne l’était en Union soviétique», a-t-il noté.

Le lauréat du Prix nobel de la paix 1990 a aussi approuvé l’octroi de ce même prix à M. Obama en 2009, jugeant que cette distinction encourageait les Etats-Unis à aller vers le multilatéralisme, bien que certains aient qualifié cet honneur de prématuré.

Enfin, Mikhaïl Gorbatchev a appelé Américains, Russes et Européens à travailler ensemble pour créer un ordre mondial juste, alors que des tensions russo-occidentales ressurgissent régulièrement.

«Il ne devrait pas y avoir de murs. En ce moment, d’ailleurs, de nouvelles lignes de division sont en train d’apparaître. Nous devons vivre en paix dans cette maison appelée Europe, avec ses différentes portes et fenêtres», a-t-il poursuivi.

«C’est seulement en coopérant avec la Russie et les Etats-Unis que l’Europe pourra jouer son rôle dans le processus de construction d’un nouvel ordre mondial, dont rêvait le Pape Jean-Paul II, que je connaissais bien», a-t-il déclaré.


Publié le 4 novembre, 2009 dans Nouvel Ordre Mondial.

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