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[ARCHIVES] Conjuration de la terreur – 21 octobre 1993

Conjuration de la terreur – 21 octobre 1993

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Le « nouvel ordre mondial » annoncé à la fin des années quatre-vingt n’était « que fausse promesse » constate l’organisation.

« ALORS que les dictatures militaires et les régimes autoritaires étaient naguère les principaux coupables de ce genre d’atrocités, on voit aujourd’hui de plus en plus des gouvernements censés respecter les droits de l’homme faire abattre ou enlever leurs opposants, en application d’une politique délibérée de répression. » Ce constat se trouve dans un rapport d’Amnesty International publié mercredi à l’occasion du lancement par cette organisation d’une grande campagne contre les « disparitions » et les assassinats politiques.

« Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont « disparu » depuis les années soixante », souligne Amnesty qui rappelle entre autres « le demi-million de civils massacrés en Indonésie lors d’une purge anticommuniste », « l’instigateur de ces tueries », le général Suharto, étant « toujours au pouvoir à l’heure actuelle ». Des millions de personnes ont été tuées en Ouganda, au Cambodge, en Argentine, par exemple. Sans compter les guerres coloniales, celles de Corée et du Vietnam…

Mais, constate l’organisation internationale, « ces innombrables « disparitions » et assassinats politiques n’ont pas cessé avec les années quatre-vingt », évoquant notamment les centaines de milliers de victimes de la répression de l’Irakien Saddam Hussein, le régime islamique soudanais qui a provoqué la mort de dizaines de milliers d’opposants, la Turquie, l’ex-Yougoslavie, la guerre civile du Tadjikistan, l’Afrique du Sud, où depuis 1990 « plus de dix mille personnes ont été tuées dans des circonstances impliquant directement les forces de sécurité ».

A cela s’ajoute aujourd’hui la « multiplication des conflits nationalistes et ethniques (qui) menace de faire couler le sang et de plonger toutes les régions du monde dans la violence ». Et, « au fur et à mesure que ces conflits s’amplifient, des groupes armés d’opposition reprennent à leur compte les méthodes de l’Etat en semant la terreur pour atteindre leurs objectifs », comme le Sentier lumineux au Pérou ou le FIS en Algérie.

A la fin des années quatre-vingt, souligne encore Amnesty, « le monde a connu de multiples bouleversements. Des gouvernements démocratiquement élus ont remplacé les juntes militaires et les régimes totalitaires. Dans l’enthousiasme soulevé par tous ces changements, d’aucuns ont annoncé un « nouvel ordre mondial » et l’avènement d’une ère qui verrait les gouvernements répondre de leurs actes devant leur peuple (…). Il s’est avéré que tout cela n’était que fausse promesse ».

« La communauté internationale, constate l’organisation, n’a pas voulu ou n’a pas su mettre un terme à ces injustices et à ces cruautés. » Pourtant, ajoute-t-elle, « jamais les droits de l’homme n’ont autant occupé le devant de la scène internationale » et « la violation de ces droits n’est pas une fatalité, mais le résultat de décisions gouvernementales ».

Il n’est pas dans le rôle d’Amnesty de faire une analyse politique des causes profondes de ce qu’elle qualifie de « conjuration de la terreur ». En revanche, rien ne nous empêche d’évoquer quelques pistes. Qu’a-t-on fait de l’Assemblée générale des Nations unies si ce n’est une sorte de chambre d’enregistrement de conventions internationales que les grandes puissances industrialisées, maîtresses du Conseil de sécurité, sont les premières à violer, au gré de leurs intérêts et de leurs alliances ? Le système capitaliste a « triomphé », avait proclamé le président Bush. Mais on constate, aujourd’hui, qu’il ne répond pas plus qu’hier aux aspirations des populations. Au contraire, sa crise enfonce les peuples dans la misère, terreau des violences, des guerres civiles, de la déstabilisation d’Etats comme l’Inde et de la décomposition des tissus sociaux des nations. N’est-il pas terriblement angoissant qu’aujourd’hui l’on reparle d’une relance de la course aux armements nucléaires ?

En revanche, comme le souligne Amnesty International, « si nous agissons tous ensemble, nous pouvons créer un « nouvel ordre mondial » véritable où les droits fondamentaux seront une réalité pour tous, et non un privilège pour quelques-uns », car « il appartient à l’homme de la rue de prendre la relève ». Les pouvoirs en place « disposent de l’artillerie lourde, mais nous, nous avons l’avantage du nombre ».

MICHEL MULLER.


Publié le 12 septembre, 2009 dans Nouvel Ordre Mondial.

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