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Barack Obama face aux fantômes du 11-Septembre

Barack Obama face aux fantômes du 11-Septembre

© Le Progres

Huit ans après, le terrorisme a reculé, l’élection d’Obama a redressé l’image des États-Unis. Mais l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran, le Proche-Orient et la Corée restent autant d’épines dans le pied du géant américain.

L’heure est au doute. Alors que, pour la huitième fois, l’Amérique se prépare à célébrer le 11-septembre, le pays et la planète en sont à s’interroger sur la pertinence de la politique étrangère initiée par le nouveau Président. Tant celle-ci, qui se voulait pourtant en rupture complète avec celle plus brutale pratiquée sous l’ère Bush, tarde à porter ses premiers fruits.

Où que l’on porte le regard, rien de vraiment satisfaisant. Ainsi, si l’image de l’Amérique a certes retrouvé du lustre, y compris dans le monde musulman, comment ne pas voir que la main tendue à l’Iran ne s’est attirée qu’une fin de non-recevoir ? Accompagnée, de surcroît, d’une radicalisation du régime marquée par la réélection contestable d’un Ahmadinejad, qui s’est empressé depuis d’affirmer que la nucléarisation de l’Iran n’était pas négociable. Une attitude voisine de celle observée par la Corée du Nord, visiblement aussi indifférente aux nouvelles sanctions décidées à son encontre qu’à la volonté de dialogue des États-Unis.

Au Proche-Orient, la situation reste également bloquée, en dépit du souhait d’Obama de faire de la résolution du conflit israélo-palestinien une priorité, en y ajoutant la volonté d’agir vite. Or, si une décision est intervenue rapidement, c’est celle d’autoriser l’implantation de nouvelles colonies juives en Cisjordanie prise par Benjamin Netanyahu, avant d’entreprendre tout dialogue avec la partie palestinienne. Soit rien d’autre qu’un pied-de-nez à la Maison-Blanche qui prêchait pour l’interdiction de nouvelles implantations.

À ces déceptions – qu’il convient de mesurer à l’aune des espérances irrationnelles soulevées par l’élection de Barack Obama – s’ajoute l’extrême confusion entourant la situation afghane. Hier qualifiée de guerre « juste », en regard de celle d Irak, la voilà contestée au sein même de l’opinion américaine et ceci au moment où les alliés de Washington, à commencer par l’Allemagne et le Royaume-Uni, s’interrogent sur la légitimité de leur engagement sur le théâtre afghan. Le regain de pertes enregistré ces derniers mois, comme les conditions peu satisfaisantes dans lesquelles se sont déroulées les élections présidentielles, ne sont pas étrangères à ce revirement. Mais aussi le délai pris par la nouvelle administration pour définir une véritable stratégie et de réels buts de guerre.

Pour sa défense, les partisans d’Obama arguent que rares furent les présidents contraints de se battre sur autant de fronts, tout en se colletant avec une gigantesque crise économique. Pour nous rassurer, ajoutons qu’à quelques mois de sa prise de pouvoir, il lui reste encore du temps pour agir.

René Raffin


Publié le 11 septembre, 2009 dans Etats-Unis.

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