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Pour un nouvel ordre mondial

Pour un nouvel ordre mondial

© Le Figaro

L’éditorial de Gaëtan de Capèle du 16 juin.

Nicolas Sarkozy a de la suite dans les idées. Neuf mois après un discours tonitruant à la tribune des Nations unies appelant à une refondation du capitalisme, à l’origine d’un G20 historique, le chef de l’État a récidivé hier à Genève, en plaidant pour une nouvelle gouvernance mondiale, qui placerait les questions sociales et environnementales au même niveau que les règles commerciales. La violence de la crise actuelle impose un examen de conscience général, argue-t-il non sans quelques bonnes raisons, et la loi de l’offre et de la demande ne saurait, à l’avenir, régenter à elle seule les échanges mondiaux.

Comme en septembre dernier, il se trouvera toujours de bons esprits pour se gausser d’un discours qui dessine un monde idéal, mais, inéluctablement, se brisera sur les réalités du monde réel, constitué avant toutes choses de rapports de force. Ils ont tort. Certes, les conservatismes ont la vie dure et il n’est jamais facile de bousculer l’ordre établi. Mais l’expérience des derniers mois montre que la volonté politique permet d’y parvenir. Qui aurait parié, il y a seulement un an, sur la tenue d’un G20 consacré à la régulation financière ? Qui aurait imaginé que les paradis fiscaux et le secret bancaire soient mis à l’index ? Que la supervision du système financier soit remise à plat ? Que les normes comptables soient revisitées ? Le chantier a été ouvert, il convient désormais d’enfoncer le clou.

Sur le fond, l’analyse du chef de l’État sur l’impérieuse nécessité de promouvoir la protection sociale dans le monde du travail à l’échelle planétaire, d’imposer de nouvelles pratiques dans la production de richesses et de fixer de nouvelles règles dans les échanges commerciaux n’est pas contestable. Il existe au moins deux bonnes raisons d’y souscrire. La première tient au fait que la crise a d’ores et déjà causé des dégâts considérables, qui vont s’amplifier dans les prochains mois : selon les calculs du Bureau international du travail, on comptera bientôt entre 210 millions et 239 millions de chômeurs dans le monde, un record. Dans de nombreux pays, qui ne bénéficient pas d’un système aussi protecteur que la France, cette situation risque de devenir intenable. Ici, il existe une véritable urgence sociale, qui n’ira qu’en s’accroissant. L’autre raison tient au fait que le commerce mondial ne pourra continuer à fonctionner à deux vitesses. Avec, d’un côté, ceux qui s’imposent des normes sociales et environnementales strictes et qui en paient le prix ; de l’autre, ceux qui produisent en polluant sans vergogne, en faisant fi des règles les plus élémentaires du droit du travail, sans le moindre respect pour la condition humaine.

Ce dumping social et environnemental n’est en lui-même pas acceptable. Il l’est encore moins en temps de crise, où la tentation protectionniste, déjà forte, s’en trouve légitimée. La révolution à laquelle appelle Nicolas Sarkozy ne se fera pas en un jour. Elle nécessite de repenser le fonctionnement et les missions des instances mondiales du commerce, de la finance et du travail. Elle exige aussi une attitude exemplaire des pays dits développés, dont certains, comme les États-Unis ou le Japon, n’ont toujours ratifié aucune des huit normes fondamentales de l’Organisation internationale du travail.

Publié le 16 juin, 2009 dans Nouvel Ordre Mondial.

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