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La Chine a affirmé son rang d’acteur majeur du nouvel ordre mondial

La Chine a affirmé son rang d’acteur majeur du nouvel ordre mondial

© Le Monde

C’était une première. Hu Jintao s’est exprimé sans notes. Librement. Lors du dîner donné, mercredi 1er avril, au 10 Downing Street, par Gordon Brown, le président chinois est apparu plus détendu, plus sûr de lui. Chacun l’a remarqué. Depuis des mois, les dirigeants chinois prennent de l’assurance. Ils s’impliquent dans les négociations internationales, défendent leurs intérêts mais savent faire des concessions.

Ainsi, le président chinois a-t-il accepté la publication d’une liste noire des paradis fiscaux, tant la pression de Nicolas Sarkozy était forte. « La Chine est allée plus loin qu’elle ne le voulait parce qu’elle ne voulait pas faire d’esclandre », commente un membre du G20.

Certes, M. Hu a obtenu une solution qui lui permettait de sauver la face : ce n’est pas le G20 qui établira la fameuse liste, mais l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avec laquelle la Chine n’a rien à voir. On aurait dit un compromis bruxellois.

« C’est la première fois que la Chine accepte de faire référence à une organisation dont elle ne fait pas partie », a noté M. Sarkozy. M. Hu peut ainsi prétendre qu’il n’est pas lié par la décision, lui qui entend protéger les places financières de Hongkong, Macao et Singapour. Il n’empêche, celles-ci sont menacées d’être livrées à la vindicte si elles ne respectent pas les exigences de transparence.

Autre concession, la Chine a fini par accepter d’apporter 40 milliards de dollars au Fonds monétaire international (FMI), selon le premier ministre britannique Gordon Brown. Pékin faisait un préalable du renforcement de son pouvoir au sein de cette institution. Mais il a obtenu que le sujet soit tranché d’ici à 2011 au lieu d’être renvoyé à 2013.

« La Chine, tout comme l’Inde et le Brésil, ne se serait jamais assise à cette table il y a quelques années », a indiqué M. Brown. A condition qu’on ne leur offre pas un strapontin. « Les Chinois ne veulent pas que le G20 soit le prolongement du G7 des pays industrialisés », explique un dirigeant allemand. M. Sarkozy ne dit pas autre chose depuis des mois : « Si on n’invite pas la Chine et les grands émergents aux réunions du G7, c’est eux qui finiront par se réunir sans nous inviter. »

Tout n’est pas normalisé. A Londres, les Chinois n’ont pas donné de conférence de presse publique, à la différence de la plupart de leurs homologues du G20, mais ils sont moins cadenassés par leur moule communiste. « Jusqu’à présent, c’était le président de la banque de Chine qui était le plus connu. Maintenant, c’est le président et le premier ministre qui prennent leurs responsabilités et c’est très bien », commente le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia.

« La coopération de la Chine avec l’ensemble des partenaires est indispensable si on veut une économie mondiale organisée », a expliqué de son côté le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Et les Chinois savent qu’ils y ont intérêt. Ils font partie des grands défenseurs de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), eux qui dépendent tant de leurs exportations et sont les premiers touchés par la contraction du commerce. « Pour la Chine, le spectre protectionniste est une hantise », explique Pascal Lamy, directeur général de l’OMC.

Les diplomates et financiers français et allemands se sont heurtés pendant toute la négociation du G20 à leurs homologues chinois. Mais il s’agit moins d’une opposition systématique que d’une stratégie offensive. Les Chinois inquiètent lorsqu’ils proposent de détrôner le dollar comme monnaie de réserve. M. Hu a veillé à ne pas évoquer le sujet à Londres, mais chacun y pensait. Les dirigeants chinois étaient bel et bien au cœur du G20. La presse chinoise n’a pas manqué de le souligner. « Pour la première fois, les pays développés n’ont pas été la seule force directrice », s’est félicité Le Quotidien de la jeunesse de Pékin.

Arnaud Leparmentier, Virginie Malingre et Anne Michel


Publié le 4 avril, 2009 dans Chine, Le Monde, Nouvel Ordre Mondial.

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