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Manly P. Hall: Conscience Personnelle et Universelle 1/2

Manly P. Hall: Conscience Personnelle et Universelle 1/2

Traduction par le webmaster.

Ce soir, nous avons, un sujet, qui est probablement un des plus difficiles en rapport avec les domaines qui nous intéressent. Il a été dit que, l’histoire de l’étude de la Conscience, est l’histoire de la Religion, de la Philosophie et de la Science.

Que ces domaines finalement dépendent tous du déploiement graduel de concepts concernant le pouvoir de savoir, les moyens grâce auxquels le savoir est atteint, et toutes les autres ramifications avec lesquelles la raison et le jugement, peuvent être dérivés des expériences de la connaissance (awareness).

Quelques un des jeunes philosophes modernes étaient de l’opinion que le terme « Conscience » devrait être supprimé, entièrement, ce terme a graduellement développé autours de lui une telle frustration de signification, qu’il n’est désormais plus possible d’utiliser le terme, ou le mot intelligemment.

Aujourd’hui il peut vouloir dire tout ce que l’individu veut, il l’applique à n’importe quel type de connaissance, et il l’implique dans presque toutes ses croyances spirituelles et religieuses, et idées, le résultat est que, sémantiquement le mot a perdu ses frontières, et depuis le XIX ème siècles, le mot est dans un chaos comparatif à l’intérieur de sa structure.

Je ne crois pas cependant que nous pouvons nous permettre de le lâcher, car un mot cherche un substitut, plutôt je pense que nous devons essayer de clarifier le sens essentiel de notre terme autant que nous le pouvons, et tenter de le sauver des situations dans lesquelles il est tombées.

Tel que cela est naturellement supposé, notre première difficulté est de définir le terme « Conscience » (Consciousness), essayer de découvrir ce qu’il veut actuellement dire. Qu’est ce que nous découvrons, qu’est ce que nous trouvons ?

Apparemment le terme « Conscience » (Consciousness), est généralement perçu, pour couvrir le domaine que nous appelons « Connaissance » (Awareness), c’est un pouvoir ou une faculté par laquelle nous savons, par la connaissance nous voulons dire, être éveillé, nous voulons dire que ces facultés sont dans une position ou dans une condition d’accepter le stimuli, qui peut venir vers les gens à partir d’une variété de sources externes ou internes. La connaissance donc, est l’état d’être en la présence d’un phénomène reconnu de quelque sorte. Nous sommes au courant (to be aware) des choses qui sont autours de nous et cela nous ramène à la première question qui fut posée : Est-ce que l’homme est au courant du fait qu’il est au courant ?

Jusqu’à une période récente il y a de grandes raisons de douter cela, « être au courant » / « savoir » était une acceptation, l’individu tournait son attention d’une chose à une autre, et acceptait à l’intérieur de sa nature le témoignage de ses sens, les choses vues, perçues, senties, touchées, entendues, qui arrivèrent à l’intérieur de lui mais il n’était lui-même pas au courant de sa relation avec ces choses. Il n’était pas au courant par exemple, que sa propre conscience acceptait ou rejetait ces phénomènes avec une intention ou un but, c’était à peine quelque chose à jamais disponible pour être au courant (become aware) de n’importe quel stimuli qui était amené dans son champ.

Graduellement cependant, l’investigation de phénomènes, a amenée à la conclusion, que même si nous sommes au courant de notre propre conscience (aware) ou pas, il y a une certaine activité continuelle à l’intérieur de nous même rien que pour le simple problème de voir.

Voir n’est pas seulement le sens de la vision, qui exprime ses propres témoignages à quelque chose à l’intérieur de l’homme. Voir implique un mouvement à l’intérieur de l’homme, un mouvement d’expériences, un mouvement de reconnaissances intuitives et inévitables. L’individu qui voit, qu’il soit au courant ou pas, commence immédiatement à estimer les choses vues, un pouvoir à l’intérieur de lui commence à faire des jugements et ces jugements sont presque toujours fondés sur des expériences, sur la mémoire, ou sur des évènements similaires où les mêmes choses ont été vues, ou sur des comparaisons ou peut être sur le sens intuitif d’utilité. Que nous en soyons au courant ou pas, nous voyons toujours avec un certain pouvoir d’estimation, nous faisons tout le temps des sortes de jugements à propos de la chose vue, acceptation ou rejet, amour ou aversion, répondre avec plaisir ou sans plaisir, activement ou passivement, ainsi il y a quelque chose à l’intérieur de l’individu, qui réponds aux pressions des sens de perception, et qui cause la connaissance, le fait d’être au courant, pour être immédiatement spécialisé jusqu’à une série de jugements, conclusions, attitudes et opinions. Mais ce processus se déroule presque trop rapidement pour nous afin de l’estimer, cependant il ne cause pas à l’individu d’expérimenter les faits de sa propre participation dans ce processus d’être au courant.

La plupart des gens qui sont au courant de quelque chose, ne sont pas au courant des propres procédures de leurs facultés, ils acceptent à peine les choses vues, assumant que c’est une procédure naturelle et normale. C’est seulement après l’élévation de la vie philosophique de l’homme, quant il commença à questionner la méthodologie des choses qui lui sont arrivées, qu’il commença à être frustré vis-à-vis du problème de sa propre connaissance. Avant cette période, l’homme était simplement content d’avoir ce pouvoir de savoir et d’être au courant, cependant graduellement le problème de comprendre cela intrigua son Esprit, intrigua sa Raison. Pourquoi l’homme souhaite savoir « comment et pourquoi » il est au courant ?

La raison se trouve probablement dans l’élévation graduelle dans la nature humaine de certains doutes. Dans des temps anciens l’homme était au courant de la faillibilité de ses propres jugements, il réalisa qu’il peut avoir tort, et qu’à cause de la pression de certains pouvoirs psychiques à l’intérieur de lui, il ne pouvait pas dépendre sur la validité de ses propres sens de perception. Il apprît qu’il avait un pouvoir, avec lequel il pouvait pervertir les choses vues ou entendues. Ainsi il peut interprété à l’intérieur de quelque chose qui n’est pas là, ou interprété dehors quelque chose qui est à l’intérieur.

Ce processus d’être au courant n’était pas nécessairement valide. Quand l’homme commença à expérimenter ça, il commença à ressentir le besoin de rationaliser ce processus d’être au courant / de savoir, pour découvrir aussi bien que possible où se trouvent ses erreurs. Il commença à reconnaître aussi qu’il ne peut pas dépendre sur ses sens de perceptions pour avoir un jugement final en rapport avec les problèmes importants.

Il pouvait croire comme les anciens l’ont fait, que le soleil bouge autours de la Terre parce qu’il apparaît faire cela, et que quand il se couche le soir il va sous Terre pour illuminer le monde des morts, et il avait beaucoup d’évidences pour soutenir une chose pareille, mais il a graduellement apprit que ses sens avaient tout faux. Et que ce qu’il voyait apparemment n’était pas la vérité.

Il a apprit de plein de manières que les apparences peuvent être trompeuses, et degré après degré il perdit la foi de l’absolue validité de l’impact initial de savoir, d’être au courant. Il devint au courant par exemple, que les gens qui s’habillent bien et qui ont une bonne tête peuvent toujours le tromper, il découvrit qu’une personne qui a l’air physiquement saine peut tomber raide morte cinq minutes plus tard, et il découvrit que ce qui apparaît être une bonne affaire, semble l’être seulement à la surface, et que les apparences peuvent se révélées être très décevantes.

Il commença à devenir suspect des surfaces, et des apparences, et il pensa plus fort et chercha un instrument positif pour juger les valeurs. Le moment où il démarra la quête de la recherche du jugement des valeurs, il découvrit qu’il devait utiliser certaines facultés intérieures. Qu’il devait peser, mesurer et considérer, et il divisa graduellement sa vie mentale en deux parties.

Une vie mentale concrète et objective qui s’occupe seulement de gérer les phénomènes. Et une vie mentale abstraite ou subjective qui est totalement construite à base de principes, et les principes eux-mêmes sont difficiles à gérer. L’homme n’a jamais réussit à gérer un principe totalement pur, il n’a jamais été capable de complètement séparer une valeur de son association avec l’objectivité.

Si vous voulez par exemple, essayer d’estimer à l’intérieur de votre connaissance intérieure, la nature d’une personne totalement honnête ; Maintenant vous avez une quête et vous cherchez une qualité, vous cherchez la qualité d’honnêteté. Vous voulez construire pour votre propre but, une image archétype de l’honnêteté totale. Il est presque impossible pour vous d’y arriver, sans des enregistrements de symbolismes subjectifs. L’homme primitif dans ses pensées, décida premièrement, que la manière de découvrir un homme honnête était d’en trouver un quelque part dans le monde autours de lui et puis ensuite utiliser cette personne en tant que modèle, pour toutes les autres honnêtetés.

Nous avons fait la même chose avec la religion. Nous avons prit la seule bonne personne, et en avons faites un archétype idéal pour toute l’humanité. Nous avons pris une personne vertueuse et avons appelé sa manière de vivre « Vertu », et l’avons graduellement retiré mais n’avons pas perdu contact avec l’exemple, qu’elle donna, et qui devint le standard pour l’estimation d’une valeur abstraite. Ainsi notre recherche de l’honnêteté doit être centrée sur l’homme honnête. Notre recherche pour la vérité doit être centrée sur une personne qui apparemment possède ce pouvoir ou ce trésor inestimable qui est prononcé à un degré renversant.

La vérité sans avoir une vraie personne ou une vraie situation devint comparativement impensable. Nous n’avions jamais été capable de complètement partir de nos dépendances d’enregistrements que notre savoir (awareness) nous a apporté. Aujourd’hui quand nous pensons au bien, en tant que vertu ou en tant que qualité, nous devons les associées avec une bonne personne, une bonne condition, nous disons que quelque chose de chanceux qui nous ait arrivé est Bon, nous devons essayer avec quelques choses phénoménales.

Ainsi, tel que la psychologie l’a démontré, nous ne sommes pas encore en disposition de dire, que ce que nous appelons « Conscience » est un « quelque chose » arbitraire, à l’intérieur de nous qui juge toutes les autres choses. Nous ne sommes pas capable de dire que la conscience est quelque chose en nous qui juge à jamais avec de bons jugements, nous aimerions le dire, mais nous ne sommes pas capable de le prouver, même dans notre propre foyer ou en ayant recours aux exemples composés de la vie autours de nous.

Nous devons donc dire, avec une honnêteté absolue, que la Conscience (Consciousness) en tant que Savoir (Awareness), est un savoir capable d’erreur, un savoir qui est à peine un savoir, et qui n’est pas capable de passer des jugements finals sur les qualités dont lesquelles il est au courant. Et voila ce que vous pouvez presque appeler, une position métaphysique écossaise sur le sujet, à savoir que la Conscience substantiellement, représente le Divin dans l’homme. Que la Conscience est un attribut donné par Dieu, inscrutable parce qu’elle est divine, au-delà de toutes définitions parce que c’est une chose spirituelle qui transcende totalement toutes nos expériences objectives ou matérielles. Cela cause aussi un moment de pause, parce que nous savons, que nous sommes maintenant en la présence d’un dilemme sérieux.

Si la Conscience est inévitablement divine, alors nous devons expliquer la marge d’erreurs que nous trouvons en nous. Parce que nous ne sommes pas capable d’assumer, qu’il y a une marge d’erreur dans la conscience de Dieu. Conséquemment, si la Conscience est inexacte, si l’homme peut arriver à certaines conclusions de conscience qui ne sont pas vraies, alors la Conscience ne peut pas être totalement et complètement divine, parce que si ça l’est nous l’associerons avec l’élément de l’infaillible. Et n’importe quel aspect de la conscience que l’homme connaît aujourd’hui est faillible.

Nous savons par exemple, que l’aspect le plus noble de la conscience tel qu’on le connaît, sera sujet à des modifications dans le futur. Et les choses que nous méprisons aujourd’hui, sur lesquelles nous faisons des jugements, peuvent de temps en temps être acceptées, et être supérieur à ce que nous avons maintenant, ou ce que nous acceptons maintenant.

Ainsi la Conscience (consciousness) ne peut pas être plus ou moins, qu’une forme conditionnée de connaissance (awareness). Ce que la religion essaye vraiment de nous dire est, qu’il n’y a actuellement aucunes définitions, ou aucunes vraies explications complètes, du fait que « nous sommes au courant ». Une fois que nous savons (become aware), nous pouvons assumer que notre connaissance (awareness) peut faire des erreurs à cause de l’Esprit et de nos sens. Ainsi la connaissance de l’homme (awareness), qui enregistre tous les phénomènes, peut faire des erreurs à cause d’enregistrements mauvais ou incomplets ou inexactes.

Les sens de perceptions ne sont pas corrects, ne sont pas complets dans leurs témoignages. Cela peut et veut vouloir dire que la racine de la connaissance, en tant qu’Energie, ou en tant que Pouvoir, est une sorte d’électricité spirituelle, une sorte d’essence de vie, grâce à laquelle la connaissance (awareness) est possible, être au courant est possible, savoir est possible.

La religion peut très bien affirmer que cette essence de vie, avant son enchevêtrement dans les jugements, ou avant son extension dans la connaissance, peut être perçue comme un agent sacré ou un élément divin dans la composition de l’homme.

La science aujourd’hui essaye de résoudre ce problème, et a eut un grand nombre d’hypothèses avec lesquelles elle a joué au moins quatre fois, un de ces concepts est que la conscience est un produit biologique du corps, que d’une certaine manière, la Conscience s’élève à l’intérieur du corps, qu’elle est dû à la chimie de la sorte de créature que nous sommes. Et qu’aucune autre sorte de créature peut avoir notre forme de Conscience. Si cela est vrai cependant, et que la Conscience s’élève à partir de la chimie complète du corps, alors naturellement nous devrions penser que n’importe quel changement majeur à l’intérieur du corps devrait altérer la Conscience et ce n’est pas vrai.

Ainsi nous sommes obligé de faire une pause dans cette pensée. Durant la première ou seconde guerre mondiale, il y avait des hommes qui perdirent les deux bras et les deux jambes, la quantité totale perdue du corps étant près de cinquante pour cent, cependant il n’y a aucune évidence que leurs Consciences aient changée de n’importe quelle manière.

Cela ne veut pas dire qu’ils reconnaissaient n’importe quels changements majeurs en eux en tant que centres de connaissance, ils étaient naturellement handicapés, et plus particulièrement perturbés émotionnellement et mentalement, mais actuellement ils ne changèrent pas la Conscience basique.

Il a été aussi notifié, que la Conscience est retirée de n’importe quel endroit du corps qui a été séparé de la circulation du système nerveux central. Ainsi, d’une mystérieuse manière, la Conscience bouge à l’intérieur et à travers le corps en utilisant le système nerveux central. Ainsi si la Conscience est perçue en tant qu’un attribut du corps, alors la chimie ou l’alchimie doit avoir lieu dans le système nerveux central comme cela la contribution corporelle passe à travers différents changements et améliorations dans ces zones, avant qu’ils ne soient reconnus en tant que base d’une réaction consciente.

Durant les dix dernières années, le problème a changé de teint à nouveau, nous avons moins d’accentuation comme quoi la Conscience est un produit biologique ou une fonction biologique. Nous pensons à nouveau de la Conscience en tant que quelque chose qui est imposée sur le corps, quelque chose séparée et supérieur au corps, qui peut survenir d’un champ psychique, qui est une connotation du corps, ou alors d’une sphère de l’Âme, qui est une nuance de l’Esprit, et qui elle-même est supérieur au corps.

Toutes ces théories et problèmes et postulations ont leurs propres militants forts, mais un militant ne possède pas nécessairement la réponse entière, à partir de ce soir et jusqu’au reste de ces lectures, nous allons essayés de résumer et d’explorer, le champ de la conscience, tel qu’il est comprit selon les philosophies et religions de l’Est comme de l’Ouest, et d’aller aussi loin que nous pouvons avec des termes psychologiques, et avec des normes comparatives qui se sont élevées durant les derniers milliers d’années de contemplation intellectuelle humaine.

Nous pouvons donc démarrer avec un des concepts les plus basiques que nous avons et c’est, « la Conscience en tant que le sujet de son propre objet ». La conscience était perçue, par la plupart des gens anciens, en tant que sujet et ainsi identifiée avec le Soi ou identifiée avec « Je ». Conséquemment, à la recherche d’une définition pour la Conscience, il était coutumier d’associer ce pouvoir avec l’existence d’un « Non Soi » (self-ness) ou même une « communauté de Soi » (self-hood) dans la composition de l’homme.

La Conscience ainsi devint, l’attribut primaire du Soi.

« Je suis », est peut être la déclaration la plus simple et ultime de la Conscience. Et une déclaration qui est restée non combattue la plupart du temps à travers les Âges, parce que personne n’a sentit, ressentit l’audace de déclarer « Je ne suis pas ». Cela est plutôt défaitiste et difficile à démontrer, parce que la simple déclaration que l’individu a faites, « je ne suis pas », implique qu’il y a quelque chose en position de faire une telle déclaration et qui annule tout immédiatement, car la déclaration ne peut pas émerger de « ce qui n’est pas ».

L’homme peut renier, mais dans son propre reniement, il prouve ce qu’il cherche à renier, parce qu’il doit utiliser sa propre déclaration pour renier sa propre existence. Cela devient illogique, et l’homme primitif, même à une période très jeune, n’était pas aussi bête, il passa au-delà de la situation plutôt rapidement, alors il arriva à la conclusion, que d’une certaine manière mystérieuse, la Conscience, était la déclaration humaine de sa propre existence. Que l’homme savait qu’il existait. Et le simple fait qu’il savait qu’il existait était la preuve primaire de la Conscience.

Comment savait-il ? Que savait-il ? Pourquoi savait-il ? Ces questions n’ont jamais été répondues, mais ce qu’il savait devint un fait apparent en soi, contre lequel il ne semble y avoir aucune attaque possible. L’individu qui tenta de démontrer son propre manque d’existence de soi, trouva qu’il était impossible de faire une démonstration sans utiliser les éléments qu’ils cherchent à renier, donc il fut forcé d’arrêter. Nous trouvons aussi dans des écrits religieux assez fréquemment des déclarations aussi simples telles que : « Je suis ». Et nous trouvons cela dans l’histoire de la visite de Moïse à la cour du Pharaon en Egypte. Quand Moïse et Aaron voulaient avoir l’autorité d’apparaître ils voulaient savoir qui les avaient autorisés d’aller voir le Pharaon, et Dieu dit à Moïse: « Je suis celui qui suis », « Je suis », étant ainsi primairement une déclaration de divinité. Cette tendance « Je suis », a autorisé l’homme à rester pendant un très long moment simplement là à se complaire du fait de sa propre existence.

Le fait qu’il existait, cependant, l’a rapidement apporté vers des complications, alors que cette tendance de « Je suis » (I am-ness) commença à être développée, l’homme ne pouvait pas sentir son propre « non soi » (self-ness), à part avec la création d’une dynamique de comparaisons. « Je suis », implique aussi l’existence inévitable de « Ce qui n’est pas Je ». « Je suis », fait un petit mur autours de quelque chose, que nous appelons « Soi », et donne à ce qui est à l’intérieur du mur une particularité : différent de ce qui est à l’extérieur du mur.

Ainsi l’individu peut se tourner vers lui et dire « Je suis », et il peut se détourner de lui-même et observer n’importe quoi d’autre comme l’univers, et dire : « Ce n’est pas Je », « Ce n’est pas Moi ». Donc l’homme développa un univers dans lequel toutes choses résultent ultimement en deux groupes, « Je », et « non-Je ».

« Je » était un très petit groupe, consistant d’une seule unité seulement. Et le « non-Je » était toutes les autres choses qui existaient. Ainsi nous pouvons dire que le « non-Je » était d’une prépondérance écrasante. Aussi, cette reconnaissance, du « Je » et du « non-Je », amena à une complication plus poussée, à savoir que l’homme ne pouvait pas et n’avait pas vécu seulement avec « Je ». Si l’individu pouvait vivre totalement à l’intérieur de « Je », étant ainsi une créature qui est totalement autosuffisante, s’il pouvait se nourrir depuis l’intérieur de lui-même, s’il pouvait se reproduire tout seul et sans aucunes réactions de la part des autres créatures, s’il pouvait créer son propre empire pour un être et un être seulement, et qui pouvait vivre sans avoir aucunes dépendances avec la nature autours de lui, cet individu aurait pu avancer avec la bienheureuse indifférence du « non-Je » pour toujours.

Mais il ne pouvait pas faire tout ça. Il arriva en face d’un autre dilemme. A savoir, que dans ses expériences, presque tout ce qu’il voulait et ce dont il avait besoin, tout ce qui était nécessaire pour sa survie, appartenait au monde du « non-Je ».

Il devait aller dehors et couper les arbres s’il voulait du bois, l’arbre n’était pas « Je », il alla pêcher et il attrapa un poisson qui n’était pas « Je », puis il mangea le poisson et quelque chose arriva, le poisson devint un facteur vital dans la perpétuité du « Je », les os cependant il s’en débarrassa et ils n’étaient toujours pas « Je ». Il avait une famille ! Il aimait beaucoup cette famille d’une certaine manière peu importe ce que ça pouvait être, mais cette famille n’était pas « Je », et aussi il découvrit graduellement que l’intervalle le plus difficile et terrible qui existait dans la nature, était l’intervalle entre deux créatures qui semblaient avoir la même sorte de « Je ».

Il n’avait pas vraiment beaucoup de problèmes à comprendre les animaux parce qu’il pensait à eux de la manière qu’il voulait, et s’il avait tort les animaux ne pouvaient jamais le corriger alors il pensa qu’il avait tout bon. Mais le moment où il essaya d’expliquer un autre « Je », un autre « Soi », il se trouva lui-même en conflit avec un être comme lui-même avec des buts et des principes qui peuvent ne pas être en accord avec les siens. Donc l’homme qui combat contre ce « non-Je », découvre que lui-même en tant que sujet, était presque tout le temps sous la tyrannie continuelle de son « non-Je » ou le « monde autours de lui », en tant qu’objet. Et nous trouvons cette élévation pas très distante, telle que le journal d’aujourd’hui.

Nous découvrons en lisant le journal qu’il y a plein de choses qui se passent dans le monde que nous n’aimons pas, et que si nous avions quelque chose à dire sur ces choses, elles ne se passeraient pas d’après notre manière de penser. Mais nous sentons que ces choses sont causées par « NON-JE », par quelqu’un d’autre. Et alors que nous sommes ici, nous devons souffrir des actions et de la volonté d’un autre « Je » qui n’est pas nous même. Ainsi nous avons suffisamment grandit jusqu’à la position, que nous sommes tous les victimes de l’objectif collectif, les choses à l’extérieur de nous, et restons en tant qu’observateur passif, et avons une connaissance continuelle que les choses autours de nous vont dans le sens contraire de notre incarnation, et il n’y a rien que nous pouvons faire contre ça. C’est plutôt une forme de reconnaissance assez confuse. L’homme l’avait pendant un long moment, ce n’est pas nouveau avec nous, cependant c’est nouveau à chaque fois que ça se passe.

Nous avons donc, l’homme en tant que « Soi », qui regarde autours de lui dans un monde dans lequel la plupart des valeurs sont très difficiles pour lui à comprendre, et la plupart de ces difficultés s’élèvent à partir des actions d’autres « Soi » que lui. Il peut abstractivement concevoir le fait que pour tous les autres, il est aussi un de ces autres « Soi », et donc l’univers est composé d’un nombre infini de « Soi », chacun étant uniques par rapport à qui ils appartiennent, chacun étant presque incapable de comprendre n’importe quoi d’autre à part soi-même, cette situation curieuse psychologique a toujours été la cause des difficultés, et le sera probablement pour toujours aussi longtemps que tout ça continuera. Parce que cela amène l’être humain dans une relation bien étrange, une relation fataliste et frustrante avec toutes les autres choses qui existent.

La Conscience (consciousness) commence à nous parler de ces choses telles que nous les utilisons en tant que Connaissance (awareness). Nous arrivons ainsi à la conclusion, que la Conscience est d’une certaine manière, une chose assez individuelle. Que la Conscience doit être la somme ou la substance de quelque chose, et nous allons donc à la prochaine étape, à savoir, la possibilité que derrière chacune des formes de la nature il y a une entité consciente séparée, le moment ou nous faisons cela nous arrivons dans la Religion.

Maintenant nous trouvons que le corps est possédé par des « Esprits » (Spirits, et non Mind), ou, est occupé par un être Conscient, qui a sa propre existence séparée du corps, mais qui est amené à avoir une relation avec le corps durant le phénomène que nous appelons « vie physique ». Nous avons donc, un être conscient qui a des dispositions, des caractéristiques, et des attitudes qui sont imposées sur le corps, et maintenant le corps devient la victime de l’esprit, ou de l’entité spirituelle. L’être psychique devient l’autocrate. Au lieu d’avoir un corps qui créé la conscience, le corps devient simplement l’instrument d’expression de la conscience. Que cette conscience soit bonne ou mauvaise, est dépendante de la nature de l’être, qui habite le corps.

Qu’avons-nous donc pour supporter ce concept ? Nous avons une chose qui apparemment est très puissante, et c’est cette ultra individualité de « Soi », cette séparation apparente de « Soi ». Cette situation que nous voyons autours de nous, que nous ne sommes pas compris par les autres, que les buts qui nous sont sacrés sont insensés pour les autres, et que nous avons autant de grandes difficultés à comprendre, et à être comprit par, n’importe quel autre être.

Sous de telles conditions, il semble que nous soyons capable de démontrer, que la Conscience est une série d’unités individuelles, chacune étant prisent dans des sortes de Formes ou de Corps, et que ces unités individuelles sont irréconciliables à l’intérieur d’elles-mêmes, et ont différentes origines et différentes destinées. Cela semble, d’après le point de vue phénoménal, assez conclusif, mais nous amène vers un autre dilemme plutôt abstrait. Et qui est, que nous observons partout dans la nature, que les choses dans leurs états ultimes ne sont pas séparées.

Nous reconnaissons par exemple, que ce système solaire à nous est uni à un certain degré par la luminosité et l’énergie d’un seul soleil. Que ce seul soleil, cette seule lumière, cette seule vie illumine toutes choses, maintient, nourrit et est présent dans la composition de ces choses. Si cela est vrai, nous voyons dans le pouvoir du soleil, une vie de vie (one life’s life), susceptible de se différencier à l’infini. Nous savons que l’énergie du soleil ne bouge pas seulement les planètes et ne fait pas seulement pousser l’herbe, et n’inspirait pas seulement les mystiques, mais aussi maintient le monde et les insectes, et rends la terre fertile, rends l’eau que nous buvons appropriée à notre utilisation. Donc cette vie, bien qu’elle soit infiniment séparée dans sa manifestation, apparaît pour nous être une seule substance essentielle.

L’homme qui contempla cela dans l’Âge d’or de la Philosophie, arriva à la conclusion que la vie dans l’homme doit essentiellement être une substance, d’après la prémisse empirique et simplement logique, qu’il ne peut pas y avoir plus d’une seule Vie, parce que la vie n’est pas une chose séparée, mais une chose totale et inclusive. Il peut y avoir plusieurs choses qui vivent, mais la vie est le dénominateur commun de toutes ces choses. Ainsi la vie est universelle, bien que vivre peut être une expérience particulière.

Ainsi les anciens contemplant ceci, arrivèrent à la conclusion, alors que la vie est capable de supporter plein de choses qui ne se ressemblent pas à tout point de vu, au même moment ne ressemblent pas à la vie elle-même qui elle est totalement invisible dans sa propre essence. Donc la conscience, peut être une chose, bien qu’elle soit manifestée en tant que différentes choses, ayant apparemment peu de similarités, et qui possèdent le même attribut que la vie possède, à savoir que dans sa substance elle est invisible. Ainsi la conscience est une sorte d’énergie, elle-même n’étant jamais totalement expérimentée en dehors de son implication avec une sorte d’Agent conditionneur et modificateur. Et qu’il est concevable que la vie puisse être totalement expérimentée en dehors des formes, cela ne peut pas être renié, mais une telle expérience n’est pas encore disponible pour nous, en tant que base pour l’estimation de valeur.

Donc la philosophie nous conseille de contempler que, la conscience alors qu’elle relate notre vie personnelle, est une chose fortement individuelle, et qu’elle est maintenue par une énergie commune qui est sa base et sa source, et que c’est une chose universelle. Mais alors que l’homme en particulier peut être conscient de plein de choses, il n’a aucun pouvoir avec lequel il puisse devenir conscient de la vie consciente à l’intérieur de lui-même à côté de toutes modifications ou formes qu’il puisse assumer. A partir de ce type de pensée peut être, ont été développé les théories de Yoga et Vedanta. Ces théories étant largement basées sur la reconnaissance d’une universalité commune de vie. Et ainsi derrière toutes individualités, ou personnalités, toutes séparations, il doit y avoir une Energie commune. Et que cette énergie commune est en fait une énergie peu commune, car elle est la pure énergie de la divinité même. Cela bien sur nous amena depuis un concept immédiatement vers un précepte, et Vedanta développa l’idée, qu’en affirmant l’existence d’une énergie universelle transcendante, dans ce cas une énergie consciente universelle, il est du devoir privilégié de l’être humain d’intégrer ou d’organiser ses propres ressources pour devenir de plus en plus conscient de cet agent universel.

Que l’homme doit donc faire sa propre vie pour achever une expérience de conscience universelle. Cette expérience de conscience universelle, les psychologues nous mettent en garde, n’est pas aussi simple que la Religion le fait croire l’être. Parce qu’actuellement, comment allons-nous découvrir la validité de nos propres humeurs. Supposons que l’individu a, tel qu’il le perçoit, une expérience véridique de conscience cosmique, comment sait-il que c’est une conscience cosmique ? A partir de quelle comparaison, ou de quelle valeur à l’intérieur de lui-même, est-il capable de juger les mérites de n’importe quelle extension de sa propre conscience au-delà de sa propre expérience. Cela devient une question très difficile.

Nous pouvons avoir une expérience qui semble pour nous être transcendante, comment est-elle transcendante ? Nous pouvons sentir qu’à n’importe quel moment donné nous avons été élevé dans une universalité ; Avons-nous ? Ou alors sommes-nous entrain de dessiner notre propre symbolisme, et projetons-nous simplement une image mentale d’un état, un état qui nous est devenu familier à travers la lecture, les pensées, l’étude, ou le contact avec une forme extraordinaire de religion ou d’éthique.

Je sais par exemple que nous avons tous étudiés, ce que vous pouvez appeler, la Conscience des Rêves. Des rêves dans lequel l’individu apparaît bouger dans un état supérieur de conscience comparé à sa vie quotidienne. Il est assez certain qu’il est entré dans des sphères de réalités, transcendant n’importe quoi qu’il sait ici, mais est-il vraiment rentré dedans ? Ou a-t-il à peine visualisé des conditions qu’il a espéré qu’elles existeraient, ou qui pourraient exister. A-t-il actuellement échappé la tyrannie de son propre Esprit (Mind). Ou a-t-il été amené sous une influence plus subtile de cette tyrannie, ainsi devenant une pire victime qu’avant. C’est très dur à dire sans avoir une analyse rigoureuse de l’incident particulier qui est l’objet de la discussion.

Mais c’est un fait très connu que l’individu peut créer un mirage et bouger dedans, et se sentir lui-même avoir une extension extraordinaire de la conscience, mais dans la réalité, il a simplement intensivement visualisé certains modèles mentaux qu’il a précédemment expérimentés et acceptés. Tout cela cause chez nous à devenir prudent à une certaine mesure dans notre estimation de ce que cette expérience de conscience peut actuellement vouloir dire pour nous. Nous devons être très attentif, très sage, et ne pas nous-même nous autorisé à devenir trop optimiste dans notre investigation de ces facteurs. Le fait reste toujours que, nous sommes au courant (we are aware), et que cette connaissance (awareness) nous trouble au point que nous essayons de comprendre comment sommes nous au courant et pourquoi.

Et peut être en rentrant dans cette situation le plus rigoureusement possible, il y a une autre approche qui peut valoir la peine, et c’est l’approche du mystique. Le mystique qui cherche à découvrir la conscience, essaye de faire cela en suspendant les fonctions de tout ce qui n’est pas la conscience, il ne tente pas de briser les portes du paradis, il ne tente pas de pousser son propre Esprit vers ses propres convictions dans le monde des causes, il n’essaye pas de dicter à l’univers ce pourquoi il existe et à quoi il ressemble, tout comme il n’essaye pas d’imposer aucun de ses concepts sur l’universel.

Il prend l’attitude que s’il n’impose aucun concept, s’il suspend toutes ses attitudes personnelles, ce qui reste, formera une sorte de porte de la manière que l’impersonnel, à la racine de lui-même, puisse devenir réalité et se manifester. Que s’il peut se prévenir des illusions, se prévenir lui-même de déformer son propre Esprit, se prévenir lui-même d’autoriser l’Esprit à dominer ses convictions spirituelles, que de cette manière en suspendant l’Esprit, il peut rentrer en présence immédiate avec la Conscience même.

Que les choses qui bloquent la conscience chez l’homme sont l’activité mentale. Les anciens assumèrent bien sur que deux choses la bloquaient, l’activité mentale et l’activité émotionnelle. Que peu importe où l’individu était sous pressions mentales ou émotionnelles, il ne serait jamais honnête, il ne verrait jamais quoi que ce soit tel que ça l’est vraiment, et il ne serait jamais capable de rester tranquille pour permettre à l’interne de bouger en lui.

Ainsi les Quaker, Sufis, tous ces types de mystiques, assumèrent que l’expérience pourraient être expérimentées ou découvertes par la suspension totale de toutes les fonctions. Et cela est à une certaine mesure, derrière les disciplines de méditations de l’Est autant que les disciplines monastiques de l’Ouest.

A partir de cette expérience cependant, arriva une série de conséquences qui aussi devait être estimée en terme de valeur, une chose que nous savons, à savoir que la suspension des facultés objectives de l’individu, a certainement et définitivement eut un résultat définitif et particulier. Et ce résultat était, une exaltation distincte de sa nature. L’individu qui était capable de suspendre, son propre égoïsme, par exemple, manifestait une large mesure de non égoïsme. L’individu qui était capable de suspendre l’inquiétude trouva de plus grandes organisations internes. Ainsi nous pouvons dire que l’individu qui est capable de suspendre des processus négatifs à l’intérieur de sa propre vie psychique, gagne certainement un montant particulier de réflexions, ou une qualité supérieure de réflexions pour le résultat d’échapper ou de surpasser des réflexions négatives ou d’un degré plus bas.

Ainsi dans l’expérience du mystique, il semble y avoir une dévotion croissante, une croissance de la sensibilité des valeurs, l’individu renonce lentement à ces fausses attitudes qui la plupart du temps l’amènent vers de faux standards et concepts. Ici peut être nous avons l’explication partout dans le monde de ce que nous pourrions appeler, l’attitude mendiante dans la religion.

L’homme n’étant pas capable de servir deux maîtres, celui qui cherche Dieu doit d’abord renoncer au monde. Cette renonciation cependant était plutôt symbolique, c’est la renonciation de l’enchevêtrement dans lequel les sens de perception qui s’attachent eux-mêmes aux objets, devinrent désespérément impliqués dans ces objets et dans la destinée de ces objets, jusqu’au degré qu’il n’y ait plus du tout la possibilité d’atteindre une tranquillité, à cause de la nature non tranquille de l’attachement. Les attachements sont tous sujets à des améliorations ou à des manques ou pertes de conditions d’améliorations, ils vont en avant ou en arrière, l’individu devient plus ou moins, ces attachements ne semblent jamais rester calme. Et l’individu qui est capturé dans les humeurs et les mouvements constants de ces attachements, doit aussi supporter cette agitation et les confusions qui s’élèvent de celle-ci.

Donc le mystique prend simplement l’attitude, que si vous pouvez suspendre le matérialisme, ce qui vous reste est la Conscience de Dieu. Mais l’individu n’a pas de Conscience propre à lui-même, grâce à ce fait il devient au courant de la Conscience Universelle.

Que la Conscience Universelle et la Conscience Humaine ont une racine commune, mais que la première, l’universelle ne peut pas être manifestée si l’autre, la personnelle n’a pas été suspendue. Voila ici encore l’idée que l’homme ne peut pas servir deux maîtres, ainsi il ne peut pas servir l’Esprit et la Conscience, il ne peut pas servir l’Ego et Dieu, et quelque part il doit faire la décision, s’il décide de servir la vérité, alors il doit graduellement détacher sa « connaissance » (awareness) de toutes ces pressions qui causent l’illusion, ou qui ont une tendance à déformer les témoignages des sens de perception.

L’histoire que nous avons de Dante et de sa contemplation dans la ville de Florence, suit aussi dans cette pensée. A savoir que le mystique, ayant une vie personnelle et ses propres facultés, est capable de percevoir toutes choses d’une manière plus universelle, il n’est désormais plus concerné par les amis et les ennemis, il n’est désormais plus concerné par la richesse ou la pauvreté, la jeunesse ou la vieillesse, l’attachement ou la perte, et étant libre de ces pressions, il semble gagner une forme de tranquillité, une suspension de pressions. Et cette suspension de pressions a toujours été dans la partie centrale du phénomène du mysticisme.

Et nous commençons à dire, qu’est ce que cela veut dire en terme de Conscience ? Cela veut dire une certaine relaxation, cela veut dire que la Conscience n’est désormais plus entrain de bouger constamment, et la Connaissance (awareness) n’est désormais plus entrain de bombarder le centre d’elle-même avec un flot sans fin de témoignages.

L’homme de l’Ouest confronté à ce problème, prend l’attitude, que pour suspendre ces facultés, pour suspendre les pressions de vivre, veut dire réduire la Conscience elle-même en une « non entité ». Ce qu’il essaye de nous dire est que la Conscience n’a pas d’existence en dehors du stresse et qu’elle existe primairement parce qu’elle est défiée et que la Conscience est la réaction de l’homme contre les défis et qu’elle amène vers l’endurcissement graduel des facultés et l’intensification de l’énergie, le développement du pouvoir de la volonté, et l’intégration graduelle de ressources contre l’adversité.

Ainsi, si nous pouvons SUSPENDRE, les problèmes autours de l’homme, nous l’isolons et sa conscience va seulement dormir, parce qu’elle n’est pas défiée. La Conscience donc dans l’homme, est quelque chose qui s’élève primairement pour défier et n’a pas d’existence à côté de son besoin pour elle-même que l’homme expérimente dans la vie quotidienne.

Cela cependant, n’est pas très rationnel non plus. Et est sujet à de grands nombres de controverses, et de débats, sur de très nombreux terrains. Premièrement, si la Conscience est dépendante des phénomènes, tel que les associations de l’homme aux problèmes immédiats autours de lui, et la Conscience représente ce que nous avons tendance qu’on veut qu’elle représente, une des formes d’énergies la plus haute dans l’espace. Puis ensuite elle laisse la Conscience universelle dépendante des actions universelles, et cause à Dieu de devenir totalement dépendant de sa création pour sa propre existence. Cela ouvre une autre question.

Cela ouvre le problème que, est-ce que la nature divine est identique à la nature humaine ? L’homme est dépendant de son environnement pour certaines expériences, et si cela est aussi vrai pour la Déité, est-ce que la Déité est au courant de sa propre existence tout ça seulement à cause du combat de créatures telles que les êtres humains, ou doit-elle d’une manière trouver la solution à leurs mystères, et en le trouvant, contribuent-ils à la découverte ultime du mystère par la Déité seule.

Les anciens étaient peu disposés sur ce point de vu, ils étaient plus inclinés à avoir une attitude moyenne qui avait peut être une précision plus grande, ils admettaient que la Conscience était dépendante des phénomènes dans sa manifestation. Les anciens affirmaient aussi qu’elle a une existence et une substance à côté des phénomènes, ainsi si l’individu ne fait rien d’aucunes manières, mentalement ou émotionnellement, il suspend toutes les facultés et pouvoirs qu’il possède, en faisant cela l’individu ne détruit pas la Conscience ou ne cause pas sa non-existence ou ne lui cesse pas d’avoir une faculté naturelle propre à elle.

Les anciens étaient disposés à assumer, que la Conscience a une existence en elle-même. Et que cette existence, en elle-même, est peut-être le mystère suprême de tous les mystères de l’univers.

[…]

Téléchargez le fichier original en format .mp3! 1A – Universal & Personal Conciousness – Exploring Dimensions of Consciousness.mp3

Si vous avez une meilleure traduction pour awareness & consciousness, faites m’en part merci.


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Publié le 16 février, 2009 dans Esotérisme, Manly Palmer Hall, Nouvel Ordre Mondial, Philosophie.

Commentaires (3)

 

  1. Desty Nova dit :

    Nope, jamais lu ce livre

  2. max dit :

    Hey desty dit moi sque tu pense de l’humaniste et si tu a lu Le code pour une ethique globale de rodrigue tremblay?

  3. Desty Nova dit :

    Toutes les semaines à partir de maintenant il y aura une traduction d’un des fichiers audio de manly p hall, la suite cette semaine (cet article aurait dû être posté la semaine dernière), bonne lecture!

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