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L’épopée Grecque

Des étudiants grecs au JT : « Arrêtez de regarder, sortez dans la rue »

© Le Monde

Les téléspectateurs qui regardaient le journal télévisé grec, mardi 16 décembre, ont assisté à  un spectacle inattendu. Un groupe de plusieurs dizaines d’étudiants a investi les studios de la chaîne publique NET, interrompant les diffusions. Les jeunes, qui sont apparus à  l’écran sans dire un mot, tenaient une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Arrêtez de regarder, sortez dans la rue ». NET diffusait à  ce moment-là  un discours du premier ministre, Costas Caramanlis, devant le Parlement.

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Les étudiants, qui ont quitté les lieux sans incident, ne sont restés à  l’écran que quelques minutes. La direction de la chaîne s’est empressée de lancer des publicités avant de rétablir les programmes, sans donner immédiatement d’explications. Près de 45 minutes plus tard, Christos Panagopoulos, directeur de la chaîne, s’est emporté contre ce qu’il a qualifié d' »acte de violence qui dépasse les limites de la démocratie ».

Cet incident vient rappeler que la tension est toujours très vive en Grèce, près de dix jours après le début de manifestations violentes de la jeunesse en réponse à  la mort du jeune Alexandros Grigoropoulos. Le premier ministre Caramanlis, contesté de toute part, a promis de s’attaquer aux problèmes de corruption et « d’injustice sociale ». « Des problèmes restés sans solution depuis longtemps déçoivent lesjeunes gens. Contre tout cela, la lutte est difficile et de longue haleine, et nous sommes résolus à  la mener », a-t-il promis, tout en soulignant que les nombreux dégâts qu’a connu le pays pèseront sur la dette, et donc sur la marge de manoeuvre du gouvernement.

Outre les manifestations quotidiennes dans le pays, la journée de mardi a été marquée par une série d’attaques contre descommissariats de police ou des établissements publics à  Athènes et à  Salonique. Par ailleurs, des centaines d’établissements scolaires et universitairesrestaient occupés.

En Grèce, une grève « massive » émaillée d’affrontements

© Le Monde

Alors que la Grèce est toujours secouée par des violences, principalement centralisées à  Athènes et Salonique, les centrales syndicales se sont félicitées, mercredi 10 décembre, de la « participation massive » à  la grève générale de vingt-quatre heures dans les secteurs public et privé, contre la politique d’austérité du gouvernement de droite. Prévue de longue date, la grève n’est pas liée à  la mort d’un adolescent sous les balles de policiers, samedi. Cependant, les syndicats ont exprimé dans leur communiqué « leur colère pour l’assassinat d’Andreas Grigoropoulos », et ont appelé « à  la démocratisation de la police et à  la fin des actes de violence et de l’arbitraire par les organes de l’État ». Les deux grandes centrales syndicales du pays, la Confédération générale des travailleurs grecs (six cent mille adhérents) et la Fédération des fonctionnaires (deux cent mille membres), ont également réclamé « la convergence des salaires en Grèce avec ceux des autres pays de l’Union européenne », ainsi que des « fonds pour les secteurs de la santé et de l’enseignement ».

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Les transports publics et aériens ont été perturbés et aucune liaison maritime n’a été assurée avec les îles grecques, selon les syndicats. Des arrêts de travail ont eu lieu dans les chemins de fer, le métro, les autobus et les tramways, et de nombreuse écoles ont été fermées. Le fonctionnement des banques, administrations et grandes entreprises du secteur public a aussi été affecté, ajoute leur communiqué.

L’AVOCAT DES POLICIERS VISÉ PAR DES COCKTAIL MOLOTOV

Les dirigeants syndicaux ont tenu à  organiser ce rassemblementmalgré une demande d’annulation du premier ministre conservateur, Costas Caramanlis. Leur mouvement accroîtla pression sur le gouvernement, déjà  fragilisé par la flambée deviolences qui a suivi la mort d’AndreasGrigoropoulos. Le cortège le plus important, formé d’étudiants etd’enseignants, a défiler vers la place centrale de Syntagma, à  Athènes, où se trouve leParlement grec, sous des banderoles appelant à  renvoyer le premierministre et qualifiant le gouvernement d' »Etat de tueurs ». À Salonique, une manifestation a rassemblé plus de dix mille personnes.

Malgré l’appel au calme des syndicats, de nouveaux affrontements ont opposé la police antiémeute et des groupes de jeunes, dans le centre d’Athènes. Deux cocktails Molotov ont été lancés devant le palais de justice en direction de l’avocat des deux policiers inculpéspour la mort d’Andreas, sans toutefois le blesser. Ailleurs dans la capitale, une centaine de manifestants ont lancé des pierres, des cocktails Molotov et des bouteilles sur les policiers, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. Des affrontements similaires se sont déroulés à  la mi-journée à  Salonique, dans le nord de la Grèce, en marge d’une manifestation d’environ deux mille personnes, dont de nombreux élèves et étudiants.

Par ailleurs, en Turquie, une dizaine de manifestants ont aspergé, mercredi, de peinture rouge la façade du consulat général de Grèce, à  Istanbul, pour protester contre la mort d’Andreas. Les manifestants, qui ont affirmé faire partie d’un groupe « anarchiste » de la métropole turque, ont également brisé les vitres de la voiture officielle du consul garé devant la section des visas, avant de prendre la fuite. La police n’a procédé à  aucune arrestation.

En France, la LCR et l’organisation étudiante UNEF ont affiché leur soutien à  la jeunesse grecque.

Publié le 17 décembre, 2008 dans Télévision.

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