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En Papouasie indonésienne, le sida progresse au plus profond de la forêt

En Papouasie indonésienne, le sida progresse au plus profond de la forêt

© AFP

WAMENA (AFP) €” Loin des regards, le sida fait des ravages en Papouasie occidentale, où les plus affectés sont les indigènes, dont la plupart ignorent tout de ce virus et des moyens de l’éviter.

A l’hospice de Wamena, au coeur de cette province indonésienne, Christina Mabele, 20 ans, est l’une des rares malades à  connaître le mal qui la ronge et couvre son corps de plaies. Elle pourra peut-être sauvée, ce qui n’était pas le cas de l’une de ses amies, Juliana Halo. « C’était une copine de classe. Elle est morte hier », confie la jeune femme.

Immense territoire de forêts impénétrables et de hauts sommets, la Papouasie occidentale connaît l’un des taux d’infection les plus élevés au monde en dehors de l’Afrique. Plus de 2,4% de la population est infectée et le taux progresse rapidement, selon les experts gouvernementaux.

Le virus frappe à  la fois les villes et les régions les plus reculées où prédominent les indigènes Papous, victimes à  la fois de la pauvreté, de l’isolement, d’un manque d’éducation et de leurs pratiques sexuelles.

« Au delà  de ces montagnes, ils n’ont jamais entendu parler du VIH et du sida. Ils sont infectés mais ne le savent », se désole Amos Alua, employé par l’ONG Yukemdi pour éduquer les tribus. Avec la main, il montre les immenses sommets boisés qui séparent la vallée de Baliem de zones qui ne sont accessibles que par petits avions ou des jours de marche.

Le monde extérieur commence à  se mobiliser, comme en témoignent les dizaines de millions de dollars promis lors d’une conférence qui a réuni ce mois-ci gouvernement, institutions internationales et ONG à  Jayapura, la capitale de la province indonésienne. Des campagnes de dépistage et d’information ont été décidées tandis que des parlementaires locaux sont allés jusqu’à  proposer de poser une puce électronique sous la peau de patients porteurs du virus afin de prévenir sa propagation.

Le principal défi est de lutter contre l’industrie sexuelle, actuellement en plein boom à  cause du développement des mines et des plantations. Il attire des travailleurs de toutes les régions indonésiennes mais aussi des indigènes qui, après avoir fréquenté les prostituées, ramènent les infections dans leurs villages, explique Jack Morin, professeur à  l’université Cendrawasih de Papouasie.

Le virus peut alors se transmettre rapidement car l’utilisation du préservatif reste peu répandu tandis que certaines traditions n’interdisent pas aux Papous de multiplier les partenaires sexuels.

« Cette question est très sensible. Si vous l’évoquez, des responsables locaux politiques ou du clergé vont refuser d’en parler », témoigne Helena Picarina, chargé du programme sida à  l’ONG Family Health International.

Le dossier est d’autant plus délicat que, pour certains indigènes, la montée du sida résulte d’une volonté des autorités indonésiennes d’affaiblir les Papous dans un contexte de persistance de revendications indépendantistes et de forte présence militaire dans la province. « Ce qui arrive n’est pas un hasard », confie ainsi discrètement un homme à  l’hôpital de Warema.

Le gouvernement rejette de telles accusations et met en avant les efforts récemment annoncés pour lutter contre l’épidémie. « Tous les individus Papous sont précieux pour la Nation et c’est pour cela que nous les aidons », affirme Nafsiah Mboi, président de la commission nationale de lutte contre le sida.


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Publié le 3 décembre, 2008 dans Puce Electronique, Santé.

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