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« Oui nous l’avons fait », à  Chicago, un bonheur encore teinté d’incrédulité

« Oui nous l’avons fait », à  Chicago, un bonheur encore teinté d’incrédulité

© AFP

emotions victoire obama

Le « oui, nous le pouvons » de la campagne est devenu « oui, nous l’avons fait », mais certains parmi les milliers de partisans de Barack Obama réunis à  Chicago avaient encore du mal à  y croire mardi soir, même à  l’issue du premier discours du président élu.

Une immense clameur s’est élevée au Grant Park de la grande ville de l’Illinois (nord), fief de M. Obama, lorsque les télévisions ont annoncé sa victoire. Ses admirateurs radieux, pleurant de joie, sont tombés dans les bras les uns des autres.

Quelque 240.000 personnes, selon l’équipe de campagne de M. Obama, s’étaient rassemblées dans cet immense jardin public, coincé entre le lac Michigan et une série de gratte-ciels dont certains illuminés aux couleurs du drapeau américain, pour assister à  la première adresse présidentielle de M. Obama.

Les autorités s’étaient préparées à  une affluence d’un million de personnes et avaient entouré les lieux d’un dispositif de sécurité massif, tandis que des hélicoptères bourdonnaient au dessus de la zone. Nombreux parmi les spectateurs étaient ceux qui brandissaient des drapeaux et des panneaux de slogans « Yes we can » (oui, nous le pouvons) popularisés par la campagne de 22 mois du sénateur. Mais d’autres portaient des vêtements frappés d’un autre slogan, devenu d’actualité mardi soir: « Yes we did » (Oui, nous l’avons fait).

Pourtant, certains des partisans de M. Obama, au moment de quitter le Grant Park peu avant minuit, semblaient avoir du mal à  saisir la réalité du moment.

« Je le croirai demain matin lorsque nous l’entendrons à  nouveau, que ce sera officiel », lance Aleksandra Hulisz, une Américaine d’origine polonaise de 28 ans. Elle avait soutenu Hillary Clinton pendant la campagne des primaires avant de se rallier à  M. Obama lors de la convention démocrate de Denver (Colorado, ouest) fin aoùt.

Mais elle se dit aussi « incroyablement heureuse ». « J’ai pleuré, j’ai été très émue » par le discours d’appel à  l’unité du nouveau président, depuis un podium du Grant Park, protégé par des vitres blindées.

« C’est incroyable », affirme pour sa part Florine Newell, une habitante noire de Chicago, elle aussi émue aux larmes par l’adresse de M. Obama, qui a demandé à  ses compatriotes de l’aider. J’ai 58 ans, et je n’aurais jamais pensé que je verrais quelque chose de semblable dans ma vie. Ma mère n’est plus de ce monde, et je suis aussi ici pour elle », dit-elle, alors que la foule quitte le parc en rangs serrés.

Pour Rami Fakhouri, fils d’émigrés libanais né aux Etats-Unis il y a 24 ans, « beaucoup de gens sont choqués » et ont du mal à  réaliser la victoire de Barack Obama.

« Mais je pense que beaucoup de gens avaient la prémonition que cela allait arriver. J’étais l’un d’entre eux. La jeune génération était bien plus convaincue que c’était possible », dit-il.

« L’Amérique arrive de très, très loin », explique pour sa part William Reeves, un fonctionnaire de 57 ans, en référence au passé esclavagiste et ségrégationniste des Etats-Unis. Il dit espérer que l’appel à  l’unité de M. Obama « ne restera pas lettre morte ».

« Cela a toujours été difficile pour un frère (noir), et ce sera toujours dur mais un peu plus facile », philosophe Willie Miller, un employé de supermarché noir de 49 ans, étonné par la foule bigarrée du Grant Park, composée aussi bien de Noirs et de Blancs que d’Hispaniques et d’Asiatiques.

« Regardez cette unité! », lance-t-il, alors que la sonorisation crache une chanson du duo country Brooks and Dunn, « Only in America » (seulement en Amérique).


Publié le 5 novembre, 2008 dans Etats-Unis, Présidentielle Américaine 2008.

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