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Débuts houleux pour l’accélérateur géant de particules déjà  arrêté

Débuts houleux pour l’accélérateur géant de particules déjà  arrêté

© AFP

GENEVE (AFP) – Lancé en fanfare il y a une dizaine de jours, le plus puissant accélérateur de particules au monde, victime de deux pannes successives, ne sera pas opérationnel pour son inauguration officielle, prévue pour le 21 octobre prochain.

Le Grand collisionneur de hadrons (LHC), l’instrument de physique le plus grand et le plus précis au monde grâce auquel les scientifiques espèrent mieux décrypter le Big Bang, a été arrêté pour au moins deux mois ce week-end, après sa deuxième panne en dix jours.

Le premier incident est survenu moins de 48 heures après son démarrage le 10 septembre.

C’est un transformateur électrique de 30 tonnes qui est tombé en panne, altérant l’alimentation d’une partie du circuit de 27 km enfoui à  100 mètres sous terre, a reconnu l’Organisation européenne de recherche nucléaire (Cern) qui l’exploite.

L’incident est considéré comme mineur mais pour changer le transformateur, il faut réchauffer puis refroidir la machine à  271°C, un processus très long, a mis en avant le Cern. Jeudi, après une semaine, la machine a pu être remise en route.

Mais vendredi déjà , nouvel incident. Alors que les chercheurs s’apprêtent à  tester la puissance du circuit dans lequel des protons doivent se percuter afin de faire jaillir des particules élémentaires jamais observées, une importante fuite d’helium est détectée.

Selon les premières investigations, cette fuite pourrait avoir été occasionnée par un problème de connexion électrique entraînant la fonte de deux aimants supraconducteurs, a expliqué samedi le Cern. Cette fois, le problème est plus préoccupant.

Les opérations ont ainsi été interrompues pour « au moins deux mois », a précisé lundi le porte-parole du Cern, James Gillies, le « temps minimum nécessaire pour réchauffer et refroidir à  nouveau le supraconducteur ».

Quant aux réparations, « l’enquête en cours devrait permettre dans les jours qui viennent de mieux comprendre ce qui s’est passé », selon M. Gillies.

Malgré ces débuts difficiles, les scientifiques se veulent rassurants. Les deux incidents n’ont « rien à  voir l’un avec l’autre », a insisté M. Gillies pour qui il est « normal de rencontrer des problèmes au début ».

Il est vrai que le LHC est une des machines les plus complexes et les plus précises au monde dont la construction a pris plus de douze ans, pour un montant de 3,76 milliards d’euros, mobilisant des milliers de physiciens et d’ingénieurs du monde entier.

Ses objectifs sont à  la hauteur de sa complexité: mener à  bien quatre expériences dont l’une doit recréer, durant une fraction de microseconde, les conditions qui prévalaient dans l’univers juste après le Big Bang, avant que les particules élémentaires ne s’associent pour former les noyaux d’atomes.

« Il a fallu vingt ans pour la concevoir et la lancer, ce n’est pas deux mois qui vont changer quelque chose », commente un physicien de l’organisation, sous couvert de l’anonymat.

Le problème « a l’air plus grave qu’il n’est réellement » en raison du temps nécessaire pour réchauffer puis remettre près du degré absolu le circuit, explique-t-il.

« Gérer un tel appareil est aussi compliqué que procéder au lancement d’une navette spatiale, on ne peut s’attendre à  ce que tout fonctionne parfaitement du premier coup », tempère également un ancien chercheur du Cern.

« Le Fermilab de Chicago (qui gère le Tevatron, accélérateur de particules américain, ndlr) a mis trois ans pour fonctionner normalement alors que c’est une machine bien plus simple », ajoute-t-il.


Publié le 23 septembre, 2008 dans Grand collisionneur de hadrons (LHC).

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