Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

L’Otan appelle la Russie à  revenir sur sa décision concernant l’Ossétie et l’Abkhazie

L’Otan appelle la Russie à  revenir sur sa décision concernant l’Ossétie et l’Abkhazie

© NouvelObs

« La décision de la Russie viole les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU », indique l’Alliance dans un communiqué.
L’UE « ne peut accepter ces violations de tout le droit international », estime pour sa part Bernard Kouchner.
Le président russe a expliqué que cette reconnaissance était « fondée sur le droit international ».

nato.jpg

L’Otan a appelé la Russie, mercredi 27 aoùt, à  « revenir sur sa décision » de reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, selon un communiqué de l’Alliance atlantique.
« Le Conseil de l’Atlantique nord condamne la décision de la Fédération de Russie de reconnaître les régions géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie et appelle la Russie à  revenir sur sa décision », indique ce communiqué publié à  l’issue d’une réunion des ambassadeurs des 26 pays de l’alliance.
« La décision de la Russie viole les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU qu’elle a approuvées concernant l’intégrité territoriale de la Géorgie », poursuit la déclaration de l’Otan.
De son côté, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a déclaré à  Kiev qu’il revenait à  la Russie de « ne pas entamer » une nouvelle guerre froide.
« Le président russe a dit qu’il n’avait pas peur d’une nouvelle guerre froide. Nous n’en voulons pas. Il lui revient la grande responsabilité de ne pas en entamer une », a déclaré David Miliband devant des étudiants lors d’une visite en Ukraine.

« La Russie est hors-la-loi »

Interrogé sur Europe-1, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait pour sa part déclaré que la Russie est « hors la loi internationale » soulignant que l’Union européenne « ne peut accepter ces violations de tout le droit international » et « des accords de sécurité ».
« Nous ne pouvons pas accepter ces violations de tout le droit international, des accords de sécurité et de coopération en Europe, des résolutions des Nations unies et la prise, pour la première fois depuis longtemps, d’un territoire par une armée d’un pays voisin », a-t-il annoncé.
« Les 27 chefs d’Etat vont évidemment réagir » au sommet européen de lundi, a-t-il souligné. La Russie « est hors la loi internationale et ce n’est pas seulement l’opinion de l’Union européenne », a ajouté le chef de la diplomatie française.

« Faut-il qu’il y ait une confrontation ? J’espère que non »

« Il y a d’autres objectifs que l’on peut supposer être les objectifs de la Russie, en particulier la Crimée, l’Ukraine, la Moldavie », a-t-il en outre estimé.
La Crimée (sud de l’Ukraine) était considérée comme un territoire russe jusqu’à  ce que le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev le cède en 1954 à  Kiev en geste de bonne volonté.
Le ministre a souligné que « les conflits dans le Caucase sont des conflits extrêmement durs ». « Pendant des siècles on s’est affronté », a-t-il dit, en soulignant qu' »en Ossétie il y avait 70.000 personnes séparées en deux clans, l’un pro-russe, l’autre pro-géorgien : cela fait 30.000 personnes de chaque côté ». (Bernard Kouchner avait également affirmé mardi soir sur France-2 que la Russie se préparait à  « un nettoyage ethnique » en Ossétie du Sud).
« Faut-il qu’il y ait une confrontation ? J’espère que non », a poursuivi le ministre des Affaires étrangères en estimant que « c’est la solution politique qui doit être préférée ».

« Une décision fondée sur le droit international »

Dans une tribune publiée mercredi dans le Financial Times (> Lire la revue de presse), le président russe Dmitri Medvedev a estimé pour sa part que la décision de Moscou de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie était « fondée sur le droit international ».
La reconnaissance de cette indépendance s’est faite en « prenant en compte les souhaits exprimés librement par les peuples d’Ossétie et d’Abkhazie, et sur la base des principes de la charte des Nations unies et d’autres documents de droit international », écrit Dmitri Medvedev dans les colonnes du quotidien britannique.
Cette décision « n’a pas été prise à  la légère, ni sans pleine considération de ses conséquences », ajoute le chef du Kremlin, qui définit la région comme une « poudrière » que « les forces de maintien de la paix russes ont protégé de l’embrasement ».

La lettre d’explications de Medvedev

La reconnaissance mardi par la Russie de l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud s’est heurtée à  un front des pays occidentaux qui, à  l’instar de Tbilissi, ont condamné une violation « inacceptable » du droit international.
Invoquant l’exemple de l’indépendance du Kosovo, Dmitri Medvedev estime que « dans les relations internationales, on ne peut pas avoir une règle pour certains, et une règle pour les autres ».
Le président russe a adressé une lettre d’explications sur la reconnaissance par Moscou de l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud à  plusieurs dirigeants occidentaux, dont George W. Bush, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Silvio Berlusconi (> un sommet européen doit se tenir le 1er septembre).

« Nous comptons sur votre compréhension »

Cette décision était « l’unique possibilité » explique le président russe, selon cette lettre publiée mercredi par la Repubblica.
Envoyée mardi matin, la missive anticipait la reconnaissance de l’indépendance des deux territoires: « nous vous informons que la Fédération de Russie se trouve face à  la nécessité de prendre la décision difficile – mais l’unique possibilité dans ces conditions – de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie », écrit Dmitri Medvedev.
Cette décision a été prise en « prenant en compte la volonté exprimée par les peuples d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, en s’en tenant aux dispositions du statut de l’ONU et à  la déclaration sur les principes et le droit international concernant les relations amicales entre les Etats, à  l’acte final d’Helsinki et aux autres documents internationaux », affirme le président russe.
« Nous comptons sur votre compréhension et votre soutien », écrit-il encore, rappelant que « cette position est soutenue par l’immense majorité de nos citoyens ».

« Irresponsable »

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a dénoncé une décision « totalement illégale », accusant Moscou de vouloir changer « les frontières de l’Europe par la force ». S’engageant à  lutter « pacifiquement » contre le « mal » pour rétablir l’intégrité territoriale de la Géorgie, il a appelé l’Union européenne (UE) et l’Otan à  accélérer son intégration.
Malgré l’appel du président Dmitri Medvedev, qui a demandé aux « autres Etats » de « suivre son exemple », les dirigeants occidentaux ont rejeté d’une même voix l’attitude russe.
Le président américain George W. Bush a qualifié cette décision « d’irresponsable » avertissant Moscou qu’il devait la « reconsidérer ».
L’UE a « condamné fermement cette décision (…) contraire aux principes d’indépendance, de souveraineté et d’intégrité territoriale de la Géorgie ». La présidence française de l’UE, qui consulte ses partenaires afin de parvenir à  une position commune au sommet extraordinaire de lundi, « appelle de ses voeux une solution politique des conflits en Géorgie ».

« Inacceptable »

L’Allemagne et la Grande-Bretagne ont aussi déploré une décision « inacceptable ».
Pour la chancelière allemande Angela Merkel, elle « contredit le principe d’intégrité territoriale, un principe fondamental du droit international des peuples ».
Cet acte est « injustifiable et inacceptable » également pour le gouvernement britannique, dont le ministre des Affaires étrangères David Miliband, qui le dit « voué à  l’échec », se rendra mercredi en Ukraine « pour former la coalition la plus large possible contre l’agression russe en Géorgie ».
Plusieurs dirigeants internationaux se sont inquiétés des conséquences de cette reconnaissance.
« Les événements d’aujourd’hui pourraient avoir des implications plus larges pour la sécurité et la stabilité dans le Caucase », a ainsi affirmé le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.


Publié le 27 août, 2008 dans OTAN.

Laissez un commentaire