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Pologne 1939, Georgie 2008, un rapport?

Pologne 1939, Georgie 2008, un rapport?

© Tout Sauf Sarkozy

Certains disent que l’histoire ne se répète pas. Dans son essence, l’être humain est une répétion de millions d’autres êtres humains du présent et du passé, et l’histoire des humains ne se répèterait pas ?

La situation en Georgie ressemble fort à  la situation en Pologne en 1939. Les Polonais maltraitaient la minorité allemande comme les Georgiens maltraitent leur minorité russe en Georgie (autrefois partie intégrale de la Russie; Staline était Géorgien). La puissance militaire de la Pologne face à  l’Allemagne était comparable à  celle de la Géorgie face à  la Russie. Le ministre polonais Beck harcelait les Allemands en Pologne parce que les Anglais l’excitaient en lui promettant leur soutien (soutien uniquement contre l’Allemagne contre l’Allemagne, pas contre les Soviétiques). Et Roosevelt excitait l’Anglais Halifax. Et dans le livre FDR, My Exploited Father in Law de Curtis Dall, vrai patriote américain, gendre de Roosevelt, on peut lire qui tirait les ficelles du pantin Roosevelt : Felix Francforter, professeur de droit à  Harvard (une chaire créée et financée par un sponsor), Morgenthau, agent en bourse (qui fit perdre une partie de la fortune de Roosevelt) et Bernard Baruch, agent en bourse.

Aujourd’hui, surtout depuis l’arrivée au pouvoir de la dame Merkel, démocrate-chrétienne, l’Allemagne est devenue un instrument de la bande à  Bush. Si elle avait été au pouvoir lors de l’agression de l’Irak, l’Allemagne aurait sans doute participé à  cette agression, comme le démocrate chrétien Berlusconi en Italie et le démocrate-chrétien Aznar en Espagne.

Mme Merkel a pris l’initiative de faire entrer la Georgie dans l’OTAN dès que la Géorgie le voudra. Cela pourrait déclencher la troisième guerre mondiale. Exactement de la même manière qu’a débuté la seconde. Le rôle du roquet polonais est maintenant joué par la Georgie. Et les tireurs de ficelle sont les mêmes.

Ce qui se répète constamment est que les humains se reproduisent tellement de la même manière qu’ils n’apprennent rien de l’histoire. Ce qui fait que les mêmes déclencheurs de guerre peuvent réutiliserr continuellement les mêmes trucs sans être obligés d’en inventer de nouveau.

Bibliographie :

1/ Carl Burckhardt, Ma mission à  Dantzig. Burckhardt, professeur de droit à  Bâle, était le représentant de la Société des Nations à  Dantzig. Son livre se trouve dans de nombreuses bibliothèques.
2/ Walendy, Udo, en version française Vérité pour l’Allemagne – Hitler n’a pas voulu la guerre. Disponible chez l’auteur pour 30 ”šÂ¬ franco. Udo Walendy a été condamné à  plus de 30 mois de prison ferme, non pour ce qu’il a écrit, selon son juge, mais pour ce qu’il n’avait pas écrit. Sa demande à  la cour de Strasbourg avait été rejetée, sans examen. Mais sous le chancelier socialiste Schröder (qui avait refusé de participer à  l’agression de l’Irak), la vente du livre fut, non pas autorisée, mais l’auteur plus poursuivi, bien qu’il n’eùt pas changé une virgule à  son texte.
3/ David Hoggan, The Enforced War, disponible sous forme électronique; disponible en allemand avec le titre Der erzwungene Krieg, facile à  trouver sur le marché de l’occasion pour moins de 20€.
4/ Curtis Dall, My Exploited Father in Law, disponible sous forme électronique. Curtis Dall, patriote américain, dù se séparer de la fille de Roosevelt (qu’on peut considérer comme le plus grand traître de l’histoire des Etats Unis). Mais la mère de Roosevelt, qui sans doute voyait clair, avait laissé à  Curtis Dall la fonction d’exécuteur testamentaire, même après le divorce de sa petite-fille pour raison politique. Et les deux enfants de Curtis Dall prirent alors le nom de Roosevelt. Le fils de Curtis ne revit pas son père pendant 16 ans (c’est ce qu’il m’a dit).
5/ Taylor, A.J.P., The Origins of the Second World Wr, Penguin Books, 1961

Notes :

La guerre en Géorgie : la connexion israélienne.
par Arie Egozy in Yediot Ahronot, 10.08.2008
traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

Depuis sept ans, des firmes israéliennes aident l’armée géorgienne à  se préparer à  la guerre contre la Russie, au travers de contrats d’armements, d’entraînement de l’infanterie et de conseils en matière de sécurité.

Les combats qui ont éclaté durant le week-end entre la Russie et la Géorgie ont placé l’engagement intense d’Israël dans la région sous les projecteurs. Cette implication inclut la vente d’armes sophistiquées à  la Géorgie et l’entraînement des hommes de l’infanterie géorgienne.

Le ministère [israélien] de la Défense a tenu dimanche dernier une réunion spéciale afin de discuter des divers marchés d’armement détenus par Israël en Géorgie, mais aucun changement de politique n’a été annoncé pour l’instant.

« Cette question est sous monitoring étroit », ont indiqué certaines sources du ministère de la Défense. « Nous n’agissons en aucune manière qui serait susceptible d’aller à  l’encontre des intérêts d’Israël. Nous avons rejeté de nombreuses requêtes impliquant des ventes d’armes à  la Géorgie, et ceux qui ont été approuvés ont été dùment étudiés. Jusqu’ici, nous n’avons imposé aucune limitation à  la vente de mesures de protection ».

Israël a commencé à  vendre des armes à  la Géorgie voici environ sept ans, à  la suite d’une initiative de citoyens géorgiens ayant immigré en Israël et y étant devenus des hommes d’affaires.

« Ils ont contacté des responsables de l’industrie de l’armement, ainsi que des marchands d’armes, et ils leur ont expliqué que la Géorgie dispose de finances relativement confortables et qu’elle pourrait être intéressée dans l’achat d’armes israéliennes », a indiqué une source impliquée dans les exportations d’armes israéliennes.

La coopération militaire entre les deux pays s’est développée très rapidement. Le fait que le ministre géorgien de la Défense, David Kezerashvili [je me plais à  imaginer que cela signifie, en géorgien : « le fils du Khazar »… à  confirmer…, ndt] soit un ex-israélien à  l’hébreu impeccable a contribué à  la bonne marche de cette coopération.

« Sa porte était toujours ouverte aux Israéliens qui venaient proposer à  son pays des systèmes d’armements €˜made in Israel’ », indique cette même source. « En comparaison des pays d’Europe de l’Est, les marchés, dans son pays, étaient conclus promptement, principalement grâce à  l’implication personnelle du ministre de la Défense ».

Parmi les Israéliens qui ont su profiter de l’opportunité et qui ont commencé à  faire du business en Géorgie, nous citerons l’ex-ministre Roni Milo et son frère Shlomo, ancien directeur général des Industries Militaires, le brigadier-général (de réserve) Gal Hirshch, ainsi que le major-général (de réserve) Yisrael Ziv. Roni Milo a conclu des marchés en Géorgie au nom d’Elbit Systems et de la société des Industries Militaires, et c’est avec son aide que les industries israéliennes de la défense ont réussi à  vendre à  la Géorgie des véhicules à  pilotage automatique (Remote-Piloted Vehicles – RPV), des tourelles automatiques pour véhicules blindés, des systèmes anti-aériens, des systèmes de communication, des mines et des missiles.

D’après certaines sources israéliennes, Gal Hirsch a conseillé à  l’armée géorgienne de créer des unités d’élite dans le genre de la Sayeret Matkal (israélienne), de se réarmer ; il a donné plusieurs cours dans les domaines de la guerre du renseignement ainsi que des combats en zones urbanisées.

« Ne provoquez pas les Russes »

Les Israéliens opérant en Géorgie ont tenté de convaincre les Israeli Aerospace Industries de vendre divers systèmes à  l’armée de l’air géorgienne, mais ils ont été rabroués. La raison du refus était les relations « spéciales » nouées entre Aerospace Industries et la Russie, en termes d’amélioration des avions de combat supersoniques produits dans l’ex-URSS, ainsi que la crainte que la vente d’armes à  la Géorgie ne suscite la colère des Russes, les amenant à  revenir sur les contrats déjà  signés.

Les activités des Israéliens en Géorgie et les contrats qu’ils avaient signés dans ce pays étaient, tous, autorisés par le ministère de la Défense (israélien). Israël voyait dans la Géorgie un pays ami, auquel aucune raison ne s’opposait à  ce qu’il lui vendît des systèmes d’armements similaires à  ceux qu’Israël exporte vers d’autres pays, dans le monde entier.

Tandis que la tension montait entre la Russie et la Géorgie, toutefois, des voix se faisaient entendre, de plus en plus insistantes, en Israël – en particulier au ministère des Affaires étrangères – exhortant le ministère de la Défense à  se montrer davantage sélectif dans l’approbation des marchés avec la Géorgie, de crainte qu’ils ne défrisent la Russie.

« Il était évident qu’une surabondance de systèmes typiquement israéliens, dans la possession de l’armée géorgienne, aurait eu l’effet d’une amulette rouge agitée devant un taureau en furie, aux yeux de la Russie », a expliqué une source interne à  l’establishment de la défense.

Ainsi, entre autres choses, les Russes virent dans l’opération concernant le RPV d’Elbit Systems une véritable provocation.

« Les Russes étaient manifestement furieux », dit une source de l’establishment de la défense, « et l’interception de trois de ces systèmes de commande à  distance de véhicules (RPV) au cours des trois mois écoulés était une expression de cette colère. Mais d’aucuns n’ont pas compris à  quel point Israël touchait un nerf sensible en fournissant un système d’armement aussi sophistiqué à  un pays dont les relations avec la Russie sont soumises à  une tension extrême. »

En mai, il fut finalement décidé d’approuver de futurs marchés avec la Géorgie uniquement en ce qui concerne la vente de systèmes d’armements non-offensifs, comme du renseignement, des communications et des systèmes informatiques, et de ne pas approuver des accords concernant la vente de fusils, d’avions, de bombes, etc… Une source de haut rang au sein de l’industrie militaire israélienne a fait savoir, samedi dernier, qu’en dépit de certains reportages, l’activité de l’industrie géorgienne de l’armement était extrêmement limitée.

« Nous avons fait quelques menus travaux pour eux, il y a quelques années », a-t-il dit. « Quant aux autres contrats, ils sont restés au stade de l’encre sur du papier ».

Dov Pikulin, un des propriétaires de la compagnie Authentico, spécialisée dans les voyages d’études dans la région, dit toutefois que « l’Israélien est le principal investisseur dans l’économie géorgienne. D’ailleurs tous les investisseurs israéliens sont présents là -bas, directement ou indirectement… »

Un ministre géorgien : « Israël devrait être fier… »

« Les Israéliens devraient être fiers d’eux, en raison de l’entraînement et de la formation militaires reçus par les soldats géorgiens », a dit, samedi dernier, le ministre géorgien de la Défense Temur Yakobashvili.

Yakobashvili est juif, et il parle couramment l’hébreu. « Nous sommes aujourd’hui en guerre contre le géant russe », a-t-il dit, « et notre seul espoir est de recevoir de l’aide de la Maison-Blanche, car la Géorgie n’est pas en mesure de survivre toute seule:

« Il est important que le monde entier comprenne que ce qui se produit aujourd’hui en Géorgie va affecter l’ordre mondial dans sa totalité. Ce n’est pas les affaires uniquement de la Géorgie, mais cela concerne le monde entier. »

Un parlementaire géorgien ne s’est pas contenté, samedi dernier, d’en appeler à  l’aide américaine : il a exhorté Israël à  aider son pays à  stopper l’offensive russe : « Nous avons besoin de l’aide de l’Onu et de nos amis, au premier chef desquels les Etats-Unis et Israël. Aujourd’hui, la Géorgie est en danger – demain, tous les pays démocratiques dans la région, et dans le monde entier, seront en danger, eux aussi. »

[Zvi Zinger and Hanan Greenberg ont contribué à  ce reportage]


Publié le 20 août, 2008 dans Troisième Guerre Mondiale.

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