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La Dissonance Cognitive, 2

La Dissonance Cognitive

Je voudrais revenir sur le sujet de la dissonance cognitive et approfondir un petit peu la dessus.

La dissonance cognitive est une théorie très puissante développée à  partir de 1957 par Léon Festinger, un psychologue social américain. C’est une théorie extrêmement féconde et elle a donné lieu à  des centaines d’expériences, qui constituent un véritable programme scientifique dans le domaine de la psychologie. Disons tout de suite que, malgré ses résultats étonnants, elle ne cherche pas à  juger les êtres humains, mais plutôt à  comprendre comment ils agissent et réfléchissent.

(…)

Une liberté plutôt illusoire:
La déclaration de liberté, « affirmation d’une valeur fondamentale de notre type de société » (Beauvois), est vraiment dotée d’une puissance presque magique, qui fait en sorte que la personne s’« approprie » son comportement, s’en croit à  l’origine ou responsable, même s’il lui est imposé ; en faisant une attribution intrinsèque, elle pense avoir à  l’intérieur d’elle-même les qualités qui seraient la cause de ce comportement. Le conférencier fait remarquer qu’il s’agit toutefois d’une liberté illusoire : des expériences ont démontré que le fait de déclarer quelqu’un libre de faire ou non une action ne change aucunement le nombre de personnes qui la font ; ça ne change que l’orientation du motif pour lequel on croit agir. Comme le disent Joule et Beauvois : « L’homme n’est déclaré libre et responsable que pour mieux rationaliser des conduites de soumission qui échappent à  sa liberté et à  sa responsabilité. » C’est la soumission librement consentie.

Source: http://www.sceptiques.qc.ca/

Dissonance cognitive

Source: http://www.meirieu.com/

Il nous est tous arrivés de nous laisser piéger : au supermarché, nous voyons, écrit en gros sur l’emballage d’un produit, « 20% de réduction »… et, pour ne pas rater l’occasion, nous achetons sans regarder de plus près. Arrivés chez nous, nous découvrons, en tout petits caractères, au-dessous de l’offre qui nous a attiré : « Valable sur l’achat de trois produits du même type dans les quinze jours »… et, bien sùr, dans l’immense majorité des cas, nous jetons l’emballage après consommation, négligeant de faire valoir nos droits. Le même principe est utilisé dans l’organisation des magasins : de grands panneaux affichent des offres mirobolantes, et, si nous regardons de plus près, nous voyons qu’elles ne concernent qu’un tout petit nombre de produits. Il nous arrive alors de résister et de quitter les lieux sans rien acheter, mais il nous arrive aussi de ne pas tenir compte de la deuxième information et, confiants dans l’affichage géant qui nous a impressionné, d’acheter les yeux fermés.

Le phénomène est bien connu en psychosociologie sous le nom de « dissonance cognitive ». Il a d’abord été étudié à  propos des comportements politiques aux Etats-Unis : on a observé que les partisans d’un candidat ne croyaient jamais les révélations sur les agissements malhonnêtes de leur candidat ; ils récusaient des informations gênantes, même avérées, en mettant en cause l’honnêteté et la bonne foi des informateurs ; souvent, même, ils les censuraient mentalement… et faisaient comme s’ils n’avaient rien entendu ! Les chercheurs ont fait l’hypothèse qu’en réalité ils n’entendaient pas : ce qui venait contredire leurs convictions premières était systématiquement refoulé.

Les spécialistes de la docimologie – l’étude des notes à  l’école – ont fait des constatations du même ordre : il suffit qu’on annonce à  des enseignants que les devoirs qu’ils ont à  corriger émanent de très bons élèves pour qu’ils ne voient pas certaines erreurs et laissent passer des approximations ou une mauvaise présentation ; inconsciemment, ils ne veulent pas faire mentir les collègues qui ont évalué les élèves avant eux. De même, si on leur annonce que les copies émanent d’élèves en grande difficulté, ils mettent l’accent sur ce qui justifient ce jugement et considèrent ce qui pourrait le démentir comme une « exception qui confirme la règle »… Évidemment, il s’agit là  d’un résultat statistique et bien des enseignants s’astreignent à  regarder les copies de près… comme bien des consommateurs s’astreignent à  lire les étiquettes en totalité !

Face aux échéances électorales qui s’annoncent, espérons que les électeurs, loin de se contenter des grandes affiches, regarderont précisément les étiquettes, étudieront la composition des propositions et, même s’interrogeront à  l’avance sur les contre-indications. La méfiance est ici une vertu démocratique.


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Publié le 3 août, 2008 dans Psychologie.

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