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Dissonance Cognitive

La Dissonance Cognitive

© Wikipedia

La dissonance cognitive est un concept de psychologie élaboré par Leon Festinger au début des années 1950. Elle fait suite à  son étude d’une secte ufologiste qui croyait que les extraterrestres viendraient les chercher bientôt en raison d’une fin du monde imminente.

Selon cette théorie, l’individu en présence de cognitions (« connaissances, opinions ou croyances sur l’environnement, sur soi ou sur son propre comportement » [1]) incompatibles entre elles, éprouve un état de tension désagréable (appelé l’état de dissonance cognitive). Dès lors cet individu fera preuve de stratégies visant à  restaurer un équilibre cognitif. Ces stratégies sont appelées « modes de réduction de la dissonance cognitive ». Une de ces stratégies (inconscientes) de réduire la dissonance cognitive consiste à  oublier ce qui ne cadre pas avec ses références antérieures (processus dit de rationalisation). En 2007 il a été mis en évidence chez des singes capucins[2].

(…)

La rectification d’idées acquises est plus pénible pour un individu que l’apprentissage d’idées nouvelles pour lesquelles il ne possède pas encore de modèle. Ce phénomène avait déjà  été signalé par Jean Piaget dans ses travaux. Carl Rogers l’admettait également. Les exemples abondent dans l’histoire : Héliocentrisme vs. Géocentrisme, Darwinisme vs. Créationnisme, etc. Il est à  remarquer que religions et systèmes totalitaires (sans qu’il soit question ici de les comparer directement) marquent une préférence pour enseigner leurs points de vue dès la prime jeunesse, en tant que modèle primal.

(…)

Plus l’investissement et l’engagement de la personne lui ont coùté, moins elle est prête à  y renoncer. C’est ainsi que:

Plus un apprentissage a été difficile, malaisé ou même humiliant, moins l’individu est prêt à  remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi pour rien. Là  encore, les exemples sont légion, surtout en informatique : attachement presque affectif à  un système d’exploitation ou à  un éditeur de texte, par exemple, en dépit de leurs défauts manifestes.

(…)

Un message visant par exemple à  modifier le comportement d’un grand nombre de personnes (la cible) ne peut être considéré accepté que lorsque toute dissonance cognitive a disparu chez les éléments de la cible. Il est fréquent qu’un risque de rejet subsiste par dissonance cognitive, lorsqu’une contradiction existe entre le message et des convictions ou des habitudes fortements ancrées chez des individus. Par exemple avec le message suivant : « l’alcool au volant est un danger mortel, dans le cadre de la Sécurité routière », il y a dissonance cognitive si le sujet comprend le message tout en étant dépendant de l’alcool sans un désir de se détacher de cette dépendance.

Pour réduire cette dissonance, la cible peut soit éviter le message, soit l’interpréter pour diminuer la portée du message, jusqu’à  remettre en cause sa crédibilité.

Pour faire accepter le message, la solution peut être de crédibiliser le message en s’appuyant sur des personnes de confiance (médecins, experts…), ou sur des faits avérés.

(…)

Des faits contredisant l’opinion qu’un enfant a sur lui-même le placent devant une dissonance cognitive : selon que l’enfant a une bonne ou mauvaise image de soi, il pourra attribuer un échec ou une réussite à  l’environnement extérieur au lieu de s’attribuer à  lui-même le résultat. Pour réduire la dissonance cognitive, l’enfant va ainsi chercher des excuses plutôt que de remettre en cause ses convictions.

Dissonance cognitive et changement d’attitude

© PsychoSocial

La dissonance cognitive est une influence qui se manifeste non sur le comportement mais sur les attitudes (pensées) : elle se situe à  un niveau intra-individuel. L’individu est influencé par lui-même.

Attitude = structure mentale qui renvoie à  notre position, notre évaluation à  l’égard d’un objet quelconque et qui nous prédispose à  agir d’une certaine façon par rapport à  l’objet en question. Les attitudes ne sont pas observables directement.

(…)

Dissonance cognitive : Présence simultanée d’éléments contradictoires dans la pensée de l’individu. Cette dissonance est souvent le résultat d’un désaccord entre attitudes et comportements.

La dissonance cognitive entraîne chez l’individu un état de malaise, une tension psychologique désagréable. L’individu met donc en place une stratégie permettant de réduire cette tension :

Stratégie de rationnalisation : Réduire la dissonance tout en conservant attitudes et comportements.
Ajouter des éléments consonants : justifier le comportement dissonant en ajoutant un élément.
Minimiser l’importance des éléments dissonants.

Modification d’un des éléments dissonants : l’individu peut changer de comportement ou d’attitude. L’élément le moins résistant au changement est l’attitude.

Expérience de Festinger et Carlsmith

Objectif : Provoquer un changement d’attitude en provoquant un changement de comportement impossible à  justifier par un élément externe.

– Les participants doivent réaliser une activité ennuyeuse (enrouler un fil autour d’une bobine) et dire aux participants qui suivent que l’activité était intéressante.
– Les participants sont payés soit 20$, soit 1$ pour donner cette information.
– On interroge ensuite les participants sur l’intérêt réel qu’ils ont porté à  la tâche.

Les sujets peu payés ont jugé l’activité plus intéressante que les sujets bien payés.

dissonance cognitive

La punition ou menace de punition peut jouer le même rôle que la récompense.

Soumission, dissonance cognitive et changement d’attitude

Le changement d’attitude fait suite à  un changement de comportement. Néanmoins, dans la situation expérimentale, le comportement n’est pas choisi. Ainsi, le facteur de soumission à  l’autorité réapparaît.

soumission

Pour changer les attitudes des individus, il faut leur imposer des comportements contraires à  leurs attitudes tout en préservant une illusion de liberté (remarque personnelle : je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est ce qu’on toujours fait les politiques avec nous…).


Publié le 1 août, 2008 dans Psychologie.

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