Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Le nain en Irlande demande au peuple Irlandais de re-voter! Honteux!

Sarkozy chez les « nonistes »

© Le Journal du Dimanche

Par Hervé AMORIC, correspondance à  Dublin
Le Journal du Dimanche

Rassurer. Et comprendre. C’est le message délivré hier par Nicolas Sarkozy dans une interview au Irish Times, le quotidien de référence irlandais. « La décision démocratique du peuple irlandais doit être respectée, j’ai été l’un des premiers à  le dire publiquement », a ainsi expliqué le président français qui se rend lundi à  Dublin en tant que président de l’Union européenne.

En ajoutant qu’il avait besoin « de comprendre le message que les Irlandais veulent faire passer en votant non à  un traité signé par les représentants de 27 pays ». Ces mots suffiront-ils à  dissiper le malaise qui entoure cette visite du chef de l’Etat à  Dublin? Depuis le début de la semaine, il fait en effet l’objet de nombreuses attaques dans les médias irlandais où il a hérité du surnom de « french gaffeur ». Selon des députés UMP invités à  l’Elysée, Nicolas Sarkozy aurait en effet affirmé que les Irlandais devaient revoter sur le traité de Lisbonne, un peu plus d’un mois après avoir dit non par référendum. S’ils ont été démentis, ces propos ont sérieusement compliqué la tâche de l’ambassadeur de France, chargé de l’organisation de la visite présidentielle. « Il est particulièrement important que l’Irlande soit le premier pays de l’Union européenne visité par le chef de l’Etat en tant que président officiel de l’UE », explique, dans un souci manifeste d’apaisement, Yvon Roe d’Albert.

Samedi après-midi, à  48 heures de l’atterrissage de l’Airbus présidentiel, le programme officiel de la visite n’était pas été finalisé, Dublin comme Paris essayant de ménager les sensibilités des différentes formations politiques irlandaises. Officiellement, le chef de la diplomatie irlandaise souhaite la bienvenue à  Nicolas Sarkozy. « Nous sommes heureux que cette visite ait lieu, il souhaite rencontrer des groupes de gens qui ont voté non comme ceux qui ont voté oui, et c’est une très bonne chose », a ainsi précisé Michael Martin, ministre irlandais des Affaires étrangères.

Plus d’une heure de débat est prévue en milieu d’après-midi à  la résidence de l’ambassadeur de France à  Dublin. Le Président pourra converser pendant deux à  trois minutes avec chacun de ses invités, une quinzaine au total.

Tous ceux qui ont voté contre le traité sont sur la « guest list » du Président

Parmi eux se trouvera une délégation du seul parti irlandais qui a fait campagne contre le traité de Lisbonne: le Sinn Féin de Gerry Adams. « L’Irlande ne doit pas et ne va pas voter une seconde fois après avoir rejeté le traité de Lisbonne mais j’espère que le Président écoutera le message du camp du « non » et trouvera le moyen de négocier un nouveau traité que les Irlandais comme les autres Européens pourront accepter », explique Aengus O’Snodaigh, député de Sinn Féin, parti le plus à  gauche au parlement irlandais.

Egalement sur la « guest list » très prisée de l’ambassade de France, l’ancienne députée européenne Vert Patricia McKenna. « J’ai envie de demander à  Nicolas Sarkozy comment il aurait réagi si, dès le rejet par les Français de la Constitution européenne, un chef d’Etat d’un autre pays membre de l’Union avait dit aux Français : « Désolé, vous devez voter à  nouveau, car ce n’est pas la réponse que nous attendions » », dit cette militante du camp du « non », dont le parti est pourtant membre de la coalition gouvernementale irlandaise.

Dans « un souci d’ouverture et un esprit d’écoute », Paris et Dublin ont également invité à  débattre avec le Président un militant d’extrême gauche, pilier du camp du « non », qui appelle à  manifester demain contre la venue de Nicolas Sarkozy. Qui affùte déjà  ses armes. « Il conspire avec notre gouvernement pour forcer l’Irlande à  voter une seconde fois, pour nous, cela montre un mépris total pour la démocratie. La population irlandaise a rendu un verdict très clair le 12 juin, elle a rejeté la vision de l’Europe proposée par le traité de Lisbonne », affirme Richard Boyd Barrett. Nicolas Sarkozy rencontrera en tête à  tête le Premier ministre irlandais Brian Cowen puis déjeunera avec le ministre des Affaires étrangères Michael Martin, en compagnie de Bernard Kouchner. Ce dernier est lui aussi dans le collimateur des Irlandais. Avant le vote du 12 juin dernier, il avait provoqué l’ire de Dublin en affirmant que les Irlandais avaient « profité » de l’Europe plus que les autres. Et se devaient de voter oui.


Publicité
Publié le 21 juillet, 2008 dans Europe & UE.

Laissez un commentaire