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Le FMI n’est pas sùr que le pire de la crise soit passé

Le FMI n’est pas sùr que le pire de la crise soit passé

© Reuters

TOYAKO, Japon (Reuters) – Il est difficile de prédire combien de temps encore peut durer la crise financière mondiale, l’ampleur des pertes sur les marchés du crédit étant liée à  l’évolution du secteur immobilier aux Etats-Unis, déclare Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI.

La poursuite du repli de l’immobilier pourrait conduire à  de nouvelles dépréciations d’actifs dans le secteur bancaire et des assurances, même si certains affirment que les marchés a déjà  tenu compte des difficultés à  venir, a-t-il dit à  Reuters en marge du sommet du G8 à  Toyako, au Japon.

« Ce qui est sùr, c’est que les conséquences de la crise financière pour (l’économie) réelle sont encore devant nous. »

Selon lui, l’heure du soutien à  la croissance par l’intermédiaire de politiques fiscales est révolu.

En février, Dominique Strauss-Kahn était allé à  l’encontre de l’orthodoxie habituelle du FMI, conseillant aux gouvernements d’amortir l’impact de la crise du crédit en augmentant les dépenses ou en réduisant les impôts.

Certains pays, dont les Etats-Unis, ont appliqué ces consignes, mais les pays en développement doivent encore mener des politiques ciblées en direction des plus pauvres, touchés par la hausse des prix des carburants et des produits alimentaires.

« Mais l’époque durant laquelle les politiques fiscales étaient en mesure de soutenir la croissance est révolue », a-t-il ajouté.

TAUX DE CHANGE

Évoquant ensuite les taux de change, Dominique Strauss-Kahn a répété l’opinion du FMI selon laquelle le dollar est proche de son équilibre à  moyen terme si on le compare à  un panier de devise représentant les partenaires économiques des Etats-Unis et qu’on l’ajuste à  l’inflation.

« L’euro est peut-être légèrement trop fort, tandis que d’autres monnaies, telles que le yuan, sont de toute évidence sous-évaluées. »

Bien que les Etats-Unis aient besoin de stimuler les exportations pour contrebalancer une demande intérieure en déclin, Dominique Strauss-Kahn estime qu’un taux de change compétitif n’est pas le seul moteur des exportations.

« Les prix sont importants, bien sùr, mais la qualité, les services et les autres éléments qui vont de pair avec les exportations prennent une importance de plus en plus considérable. »

Les relations entre la Chine et le FMI se sont détériorées depuis juin 2008, date à  laquelle l’institution internationale a mis en place un nouveau système de surveillance des monnaies, qui permet de déterminer avec davantage d’acuité si un pays maintient à  dessein la faiblesse de sa monnaie pour doper ses exportations.

Pékin voit ce nouveau système comme une preuve de l’alignement du FMI sur l’opinion américaine selon laquelle la monnaie chinoise doit être réévaluée. Cette querelle a conduit au report de la publication du rapport 2007 du FMI sur la Chine.

« J’ai répété à  de nombreuses reprises que le yuan était sensiblement sous-évalué », a-t-il dit avant de préciser que l’organisation se réunirait dans six semaines environ pour déterminer si le taux de change de la devise chinoise était fondamentalement inapproprié.

Si le FMI venait à  constater que la Chine sous-évalue volontairement sa monnaie, Pékin s’exposerait à  des sanctions commerciales.

Le yuan a grimpé de 20% face au dollar depuis que la Chine a cessé de l’aligner sur le dollar, en juillet 2005. La monnaie chinoise ne s’est toutefois pas autant appréciée face à  de nombreuses autres devises majeures.

« Les autorités chinoises savent qu’il est de leur propre intérêt de déplacer le curseur. Ils risquent de devoir faire face à  une sévère inflation et aux autres effets secondaires d’un taux de change sous-évalué. »

Alan Wheatley, version française Marc Angrand et Nicolas Delame

Publié le 9 juillet, 2008 dans La Bourse & L'Economie.

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