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Sarkozy veut prendre la tête du sauvetage du Traité de Lisbonne

Sarkozy veut prendre la tête du sauvetage du Traité de Lisbonne

© AFP Par Nadège PULJAK

PARIS (AFP) – Soucieux de préserver les priorités de la présidence française de l’UE, le président Nicolas Sarkozy souhaite prendre, dès le conseil européen de Bruxelles jeudi et vendredi, la tête de l’opération de sauvetage du traité de Lisbonne après le « non » irlandais.

Sitôt confirmés, les résultats du référendum, qualifié dans un premier temps de simple « incident », le chef de l’Etat français a multiplié les déclarations se voulant rassurantes sur la construction européenne, qu’il entend consolider tout au long de la présidence française à  partir du 1er juillet.

Mardi, en présentant la réforme de la politique militaire de la France, il a tenu à  souligner que la « vocation » de l’Europe était d’incarner dans le monde un « idéal de paix et de liberté », « quels que soient les aléas institutionnels ».

« J’en ai la conviction, c’est la vocation de la France de porter cet idéal de paix et de liberté. C’est la vocation de l’Europe de l’incarner dans le monde actuel », a-t-il ajouté.

Lundi, au cours d’un voyage en République tchèque, autre pays eurosceptique, il avait prévenu que les Européens auraient « à  faire face sous présidence française aux conséquences du non irlandais ». « Ce n’est pas une affaire facile. C’est la raison pour laquelle il faut gérer le non irlandais avec calme, sang-froid, ne pas dramatiser, ne pas minimiser », avait-il ajouté.

Selon lui, « ne pas dramatiser, c’est se souvenir que dix-huit pays ont déjà  ratifié » le traité de Lisbonne, contre un seul qui l’a « refusé ». « Ne pas minimiser, c’est tenir compte de ce que disent les peuples. La décision irlandaise est un fait politique », avait-il poursuivi, faisant part de son intention d’aller « dès que possible » en Irlande « pour examiner dans quelles conditions on peut surmonter cette difficulté ».

De nombreux commentateurs ont souligné que le rejet irlandais faisait peser une ombre sur la présidence française de l’UE. Les conséquences de ce rejet s’imposent de facto comme une priorité et rendent caducs certains chantiers liés à  l’application du traité, comme la nomination d’un « président de l’UE ».

Juste avant de partir pour Bruxelles jeudi, Nicolas Sarkozy a prévu de s’entretenir à  l’Elysée avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, la Grande-Bretagne devant très vraisemblablement conclure ce mercredi la procédure de ratification du traité de Lisbonne.

La réussite de la présidence française de l’UE est un but auquel se prépare le chef de l’Etat depuis son élection à  l’Elysée. Dès son arrivée au pouvoir en mai 2007, il s’était porté au premier plan pour faire adopter la solution d’un traité simplifié, considérant avoir joué ainsi un rôle majeur pour sortir à  l’époque l’Europe de l’ornière.

Il a nommé au poste stratégique de secrétaire d’Etat aux Affaires européennes un spécialiste en la matière, Jean-Pierre Jouyet, issu de l’opposition socialiste.

M. Sarkozy et son équipe ont défini quatre sujets prioritaires pour la présidence européenne : la mise au point d’une stratégie de développement durable pour lutter contre le réchauffement climatique, l’adoption d’un pacte européen de l’immigration, la refondation de la politique agricole commune et la relance de la défense européenne.

Il a d’ailleurs rappelé cette dernière priorité mardi : « quel que soit l’avenir du Traité de Lisbonne, je ne changerai pas d’avis. J’entends faire de la politique de défense et de sécurité un exemple de l’Europe concrète, de l’Europe qui répond aux besoins des Européens ».

La présidence française de l’UE sera ainsi « la première étape d’une véritable relance de la défense européenne pour les prochaines années », a promis Nicolas Sarkozy.


Publié le 19 juin, 2008 dans Europe & UE.

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