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Tabac interdit: les coffee shops néerlandais préparent la parade

Tabac interdit: les coffee shops néerlandais préparent la parade

© AFP

coffee shop

LA HAYE (AFP) – La prochaine interdiction du tabac dans les lieux publics pourrait avoir des implications inhabituelles aux Pays-Bas: le « joint » de cannabis y est traditionnellement coupé, et les coffee shops préparent des parades.

Le 1er juillet, les fumeurs seront bannis des restaurants et cafés aux Pays-Bas, à  l’instar d’autres pays de l’Union européenne.

Dans les coffee shops, établissements sous licence qui vendent depuis 1976 légalement leur cannabis ou haschisch, les jours du « joint » sont comptés. Car contrairement aux Américains, les Européens y mélangent généralement du tabac.

Dans ces établissements, les consommateurs –trop absorbés par la fumette, fatalistes ou indifférents– ne sont pas en émoi. « On achètera ici, on fumera à  la maison », indiquent plusieurs amateurs.

Ce changement est perçu comme un risque par la sociologue Nicole Maalsté, spécialiste de la question. « Le coffee shop est l’endroit où l’on apprend à  fumer, auprès de gens qui savent ce qu’ils font. C’est l’endroit où les services d’aide peuvent entrer en contact avec ceux qui consomment trop », explique-t-elle.

Si les coffee shops se réduisent à  des points de vente, ce sera la fin du « circuit de contrôle et d’aide » des consommateurs, poursuit Mme Maalsté.

« Max », patron du Any Day à  Amsterdam redoute que les jeunes désertent les coffee shops et « se tournent vers des dealers, qui auront vite fait de leur proposer autre chose, des drogues dures ».

Pourtant, il approuve l’interdiction de fumer du tabac, « mauvais pour la santé ». Cela risque de lui coùter des clients, mais il table sur le « vaporisateur », utilisé parfois en médecine, pour asseoir sa part de marché.

Fonctionnant comme une pipe à  eau, mais avec une résistance et sans la combustion, nocive, l’instrument transforme le cannabis en vapeur, qui est inhalée.

Pas de tabac, pas de papier, « la vapeur élargit les idées du consommateur, sans le rendre apathique », se vante « Evert », concepteur de l’engin. « Les gens me remercient d’avoir changé leur vie », dit-il.

A La Haye, au café « Cremers », qui permet aux consommateurs de fumer leur « pétard » au comptoir, la construction d’un fumoir isolé, épargnant au personnel la fumée de tabac, est à  l’agenda. Actuellement, le point de vente est déjà  dans un espace séparé.

Cette organisation préfigure la solution qu’ont choisi nombre de coffee shops, s’ils disposent de l’espace nécessaire, pour préserver leur existence.

Quelques-uns y ont renoncé. Au « Boerejongens » (Garçons de ferme) dans la banlieue d’Amsterdam, ne subsiste que le point de vente. L’espace de consommation a été transformé en… salon de dégustation de café.

Quelques acheteurs de cannabis prennent une tasse, préparent leur pétard, puis s’en vont fumer. Ils sont rares, et ne représentent qu’une fraction d’un chiffre d’affaire « qui permet de vivre très à  l’aise », indique le gérant, Martial van Bennekom.

« De toute façon, l’immense majorité des clients vient juste acheter l’herbe, et ne reste pas », poursuit-il.

Sans espace fumeurs, « Boerejongens » s’épargne également les mauvais clients, qui s’incrustent toute la journée sans consommer de boisson, et se révèlent parfois agressifs, commente un membre anonyme de l’association des coffee shops LOC.

Enfin, si la plupart des patrons de coffee se disent prêt à  appliquer la loi, nombreux doutent de la capacité des autorités à  y veiller, faute d’inspecteurs qualifiés. Et les laboratoires ont déjà  prévenu qu’ils avaient autre chose à  faire que d’analyser la teneur en tabac de joints saisis », dit Michael Veling, patron du « Kuil » (le Trou) à  Amsterdam.


Publié le 17 juin, 2008 dans Cannabis, Monde.

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