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Présidence de l’UE: Paris promet de la « modestie » tout en allant de l’avant

Présidence de l’UE: Paris promet de la « modestie » tout en allant de l’avant

© AFP

PARIS (AFP) – La France a assuré mardi qu’elle entendait assumer avec « modestie et rigueur » sa présidence de l’Union européenne, tout en maintenant ses priorités -environnement, défense, immigration, agriculture- après le rejet retentissant du traité de Lisbonne par les Irlandais.

« L’Europe ne s’est pas arrêtée le 13 juin » avec le référendum irlandais, a déclaré le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, qui présentait au Sénat les grands axes de cette présidence qui débute le 1er juillet pour six mois.

Toutefois, le « nouveau contexte » provoqué par le vote irlandais « nous conduit à  aborder ce semestre avec modestie et rigueur », a assuré le secrétaire d’Etat.

Il a estimé que « la meilleure réponse que la présidence française peut apporter aux préoccupations qui viennent d’être exprimées, c’est de faire en Europe plus de politique, et plus de politiques communes ».

M. Jouyet a confirmé la volonté dominante en Europe de poursuivre le processus de ratification du traité dans les pays qui ne l’ont pas encore fait, sans engager un nouveau grand chantier comme après les rejets de la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas.

« Ce qui est sùr, c’est que nous n’allons pas nous engager dans la rédaction d’un traité nouveau. Aucun membre ne le demande », a-t-il dit.

De nombreux commentateurs ont souligné que le rejet irlandais faisait peser une ombre sur la présidence française de l’UE en remettant sur le devant de la scène les difficultés à  réformer les institutions européennes.

Gérer les conséquences de ce rejet s’impose de facto comme une priorité. Il rend caducs certains chantiers liés à  l’application du traité de Lisbonne, comme la nomination d’un nouveau « président de l’UE ».

Le débat parlementaire sur la présidence française de l’UE, qui doit se poursuivre mercredi devant les députés, était initialement programmé pour la semaine dernière. Mais il avait été reporté pour permettre au gouvernement d’ajuster son discours en fonction du résultat du vote en Irlande.

M. Jouyet, considéré comme un des hommes-clés de cette présidence, a rappelé les grandes priorités, énoncées de longue date, de la France pour le prochain semestre européen: énergie et climat, pacte européen sur l’immigration, relance de l’Europe de la défense ou encore agriculture.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de retarder les décisions (…) qui peuvent être traitées indépendamment des questions institutionnelles », a-t-il souligné.

Le président Nicolas Sarkozy, qui présentait mardi une profonde réforme de la politique militaire de la France, a assuré de son côté que, « quel que soit l’avenir du Traité de Lisbonne », l’Europe de la défense restait une de ses priorités.

La présidence française de l’UE sera « la première étape d’une véritable relance de la défense européenne pour les prochaines années », a-t-il promis.

M. Jouyet a quant à  lui rappelé l’agenda chargé du premier mois de cette présidence, avec dès le 1er juillet la traditionnelle rencontre entre le gouvernement et le collège des commissaires européens.

Le 10 juillet, M. Sarkozy doit exposer ses priorités aux eurodéputés à  Strasbourg. Trois jours plus tard, il doit présider le lancement de l’Union pour la Méditerranée, entre les membres de l’UE et les Etats du sud du bassin méditerranéen, dont Paris veut faire un temps fort de sa présidence malgré le scepticisme de plusieurs pays.


Publié le 17 juin, 2008 dans Europe & UE.

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