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Surprise, Surprise, Bush A Menti

Surprise, Surprise, Bush A Menti

© Planete Non Violence

george bush mensonge

Certain pourraient considéré le nouveau livre de l’ancien secrétaire de presse de la Maison Blanche, Scott McClellan, comme un témoignage à  décharge pour ceux qui ont été accablés – accusés d’être « dérangés », accusés de trahison, et de tout un tas de choses non publiables – pour avoir qualifié Georges W. Bush de menteur ces huit dernières années.

Mais ce qui est le plus troublant, c’est qu’il y a eu peu d’amélioration dans le système politico médiatique de Washington, qui n’a pas réussi à  révéler les mensonges de Bush à  temps.

Seulement, en ce qui concerne l’Irak, les conséquences de ce manquement au devoir de journaliste c’est plus de 4000 soldats US tués, et des centaines de milliers d’irakiens massacrés et probablement des trillions de dollars d’argent des contribuables US gaspillés.

Bien que dans cette tragique histoire il faille dénoncer comme principaux malfaisants, la Maison Blanche de Bush et ses alliés Républicains, une grande part du blâme doit être aussi mis sur le compte de Démocrates, et de ceux seulement intéressés par leur carrière dans la communauté journalistique à  Washington. Ils ont protégé leurs relations politiques et leurs salaires cossus en jouant le jeu.

En effet, McClellan qualifie les médias US de « complices actifs » de « la campagne savamment orchestrée pour fabriquer et manipuler le consentement des sources d’information du public », campagne menée par la Maison Blanche pour envahir l’Irak, selon une revue de presse du livre de McClellan « What Happened: Inside the Bush White House and Washington’s Culture of Deception » ( Que s’est-il passé : à  l’intérieur de la Maison Blanche et la culture de la Tromperie de Washington ) parue dans le New York Times.

C’est également significatif que le titre de McClellan cite « la culture de tromperie de Washington »* parce que le problème est véritablement plus étendu et va au-delà  de Bush et son cercle rapproché. La « culture de la tromperie » a à  la fois précédé et survivra certainement les occupants actuels de la Maison Blanche.

Pendant les années 80, quand je travaillais comme reporter d’investigation pour Associated Press et Newsweek, je me demandais parfois ce qu’était le devoir d’un journaliste américain quand il était confronté à  la conclusion que le gouvernement américain mentait de manière envahissante – pas seulement une fois de temps en temps, mais par routine.

C’est un problème auquel j’ai du faire face lorsque j’ai couvert la pénétration par les néo conservateurs du gouvernement de Ronald Reagan. A l’époque, les néo cons soutenaient le concept de « gestion de la perception », un programme domestique clandestin des renseignements pour manipuler la façon dont les Américains percevaient les dangers venant de l’étranger.

Les néo cons ont testé ce concept sur le terrain en Amérique Centrale et dans les Caraïbes où des menaces mineures telles que les régimes gauchistes du Nicaragua et de Grenade ont été exagérées et montrées comme représentant de graves dangers auxquels étaient confrontés les Etats-Unis. Accomplir ces distorsions, impliquait de mettre la communauté journalistique de Washington au pas.

Les journalistes qui ont résisté ont vu leur carrière compromise par un mélange d’attaques venant de groupes de droite mais aussi du à  la lâcheté de directeurs de l’information pour qui leurs relations sociales et leurs contact gouvernementaux avaient plus de valeur que leurs responsabilités journalistiques.

Aucun danger de carrière – et même des récompenses lucratives – attendaient ceux qui collaboraient avec les pouvoirs en place au sein de l’Administration Reagan. Ainsi, depuis, cette manière corrompue de faire des affaires – céder aux exigences de Républicains bien placés- est devenue la manière de vivre à  Washington.

Dans mes écrits qui remontent à  mon premier livre en 1992 « Fooling América » ( Tromper l’Amérique ) jusqu’au dernier publié en 2007 et écrit par mes fils Sam et Nat « Neck Deep » (Enfoncé Jusqu’Au Cou), j’ai essayé d’expliqué le processus qui a permis à  la propagande de se substituer lentement à  la réalité et a aidé à  amener la nation dans l’état actuel où elle se trouve.

Le Désastre de l’Irak

Cependant, même le désastre en Irak – pour lequel même les plus importants organes d’information se sont déshonorés, du New York Times au Washington Post en passant par les réseaux câblés de TV d’information – n’a pratiquement rien changé à  la situation.

A l’exception de quelques cas rares – comme la démission de Judith Miller du New York Times – les journalistes responsables d’avoir répandu la désinformation de Bush ont évité les punitions conséquentes.

Par exemple, la section éditoriale du Washington Post, qui avale toute la propagande des néon cons, n’a pratiquement pas changé. Le responsable éditorial, Fred Hiatt, est toujours en poste, de même que les pro- invasion qui continuent d’écrire leurs articles tels que Charles Krauthammer, David Ignatius et Richard Cohen.

Alors que des directeurs de l€˜information ont vu leurs carrières ruinées pour des délits mineurs, tel que de ne pas dénoncer les mensonges de Jayson Blair à  propos d’une histoire mystérieuse de tireur d’élite à  Washington, aucune purge n’a eu lieu suite aux mensonges monumentaux qui ont conduit à  la guerre en Irak.

Ce n’était pourtant pas difficile de voir que le Président Bush était un fieffé menteur.

Nous avons souvent noté que – quatre mois juste après l’invasion de l’Irak – Bush a commencé à  réécrire l’histoire en disant aux reporters que Saddam Hussein était celui qui avait « choisi » la guerre en interdisant l’entrée en Irak des inspecteurs de l’ONU.

« Nous lui (Saddam Hussein) avons donné une chance d’autoriser les inspecteurs en Irak, et il ne les a pas laisser entrer. Et, par conséquent, après avoir fait une demande raisonnable, nous avons décidé de le chasser du pouvoir », a dit Bush à  des reporters le 14 juillet 2003.

N’étant pas confronté à  de sérieux défis pour ce mensonge de la part de la presse accréditée à  la Maison Blanche, Bush a continué de répéter ce mensonge sous différentes formes comme litanie pour l’opinion publique pour défendre l’invasion.

Le 27 janvier 2004, par exemple, Bush a dit « nous sommes allés à  l’ONU, bien sùr, et nous avons obtenu par un vote à  l’unanimité une Résolution – la 1441 – qui disait à  Saddam, vous devez révéler et détruire vos programmes d’ armement, ce qui voulait dire que le monde pensait évidement qu’il avait de tels programmes. Il a choisi la défiance. C’est le choix qu’il a fait, et ne nous a pas laissé vérifier sur place. »

Les mois ont passé et les années, et le mensonge de Bush, et la constante répétition de celui-ci, est devenu vérité.

Lors d’une conférence de presse le 24 mai 2007, Bush en a offert une version typographique demandant même aux journalistes de se souvenir de cette histoire inventée.

« Comme vous pouvez vous souvenir, à  cette époque nous avons essayé la voie diplomatique, la 1441 (Résolution de l’ONU) était un vote à  l’unanimité du Conseil de Sécurité qui disait révéler, détruire ou faire face à  de sérieuses conséquences. Donc c’était à  lui (Hussein) de faire le choix. Et il a fait le choix qui a eu pour conséquence de perdre la vie. »

Dans la fréquente répétition de cette affirmation Bush n’a jamais reconnu le fait qu’Hussein a effectivement respecté la Résolution 1441 en déclarant précisément qu’il avait détruit ses stocks d’ADM et en autorisant les inspecteurs de l’ONU à  examiner tout site de leur choix.

Apprendre le mensonge

Des journalistes influents de Washington ont en fait commencé à  répéter le mensonge de Bush, l’adoptant pour eux-mêmes. Dans une interview de juillet 2004, le journaliste d’information, un vétéran d’ABC, Ted Koppel, a utilisé ce mensonge pour expliquer pourquoi lui – Koppel – avait pensé que l’invasion de l’Irak était justifiée.

« Cela n’avait pas de sens que Saddam Hussein, dont les troupes avaient été battues précédemment par les US et la Coalition, soit prêt à  perdre le contrôle de son pays si tout ce qu’il avait à  dire c’était « d’accord, ONU, venez et vérifiez » a dit Koppel à  Amy Goodman, qui anime Democracy Now.

Bien sùr, Saddam Hussein a effectivement dit à  l’ONU de « venir et de vérifier ».

Fin 2002, le gouvernement d’Hussein a autorisé des équipes d’inspecteurs de l’ONU à  entrer en Irak et leur a donné carte blanche pour examiner tout site choisi par eux. Puis, le 7 décembre 2002, l’Irak a envoyé à  l’ONU une déclaration de 12 000 pages expliquant comment ses stocks d’ADM avaient été éliminés.

A cette époque, l’Administration Bush – et la majorité des médias de Washington – se sont moqués de ces efforts disant que c’était la preuve que les Irakiens continuaient de dissimuler leurs ADM.

Les inspections de l’ONU ont continué jusqu’en mars 2003, quand Bush a décidé de déclencher la guerre, forçant les inspecteurs à  partir. Après l’invasion, les inspecteurs en armement des US n’ont pas non plus trouvé d’ADM, et ont conclu que les Irakiens avaient dit la vérité.

Mais rien de cette réalité fait partie de l’histoire que les Américains sont supposés connaître. La version officielle US c’est que Saddam Hussein « a choisi la guerre en défiant l’ONU sur le problème concernant les ADM ».

Encore tout récemment cette année un important média d’information US continuait de répandre cette histoire fausse.

En janvier, l’émission de CBS « 60 Minutes » a diffusé une partie avec un interrogateur de Saddam Hussein du FBI, George Piro, et avec le correspondant Scott Pelley, s’interrogeant tous deux sur « le mystère du pourquoi Saddam Hussein n’avait pas tout simplement arrêté l’invasion de l’Irak par les US en admettant que les ADM avaient été détruites ».

« Pour un homme qui a entraîné l’Amérique dans deux guerres et des attaques militaires innombrables, nous n’avons jamais su ce que Saddam Hussein pensait » a dit Pelley en introduisant la partie portant sur l’interrogatoire de Saddam Hussein sur ses stocks d’ADM ». Pourquoi a-t-il choisi la guerre avec les US ? »

Dans l’interview, Pelley a demandé « pourquoi garder le secret ? Pourquoi faire courir un risque à  votre nation, pourquoi mettre votre propre vie en danger en maintenant cette charade ? »

Après que Piro ait mentionné la crainte d’Hussein vis-à -vis de l’Iran voisin, Pelley a senti qu’il était prêt de répondre au mystère. «Il croyait qu’il ne pouvait pas survivre sans la perception qu’il avait des ADM ? »

Mais Pelley a continue de s’interroger sur l’entêtement d’Hussein dans son erreur.

Pelley a demandé « alors que les US se dirigeait vers la guerre, et que nous avons commencé à  masser des troupes sur sa frontière, pourquoi n’a-t-il pas stoppé cette histoire ? Et dit « voilà , nous n’avons pas d’ADM, », je veux dire pourquoi voulait t-il que son pays soit envahi ? »

Pour les medias prestigieux US, le faux est vraiment devenu le vrai.

Plus que de la crédulité

Le livre de McClellan pourrait ajouter du poids à  notre argumentaire que les principaux medias d’information US ont été plus que crédules. De notre point de vue, il y a maintenant un parti pris enraciné dans les medias de Washington – après trois décennies de récompenses cossues et de durs punitions – pour tirer les histoires vers la version de droite.

Le nouveau livre ajoute également des détails sur comment Bush a intentionnellement mené la nation à  la guerre en dissimulant la vérité et en manipulant les évènements.

McClellan écrit que Bush « a géré la crise d’une façon qui garantissait que la seule option faisable c’était l’utilisation de la force. »

La campagne pour vendre la guerre a été conçue par des conseillers de Bush lors de l’été 2002, selon McClellan.

« Des aides proches de Bush ont conçu une stratégie pour orchestrer avec soin une campagne pour vendre la guerre de façon agressive » écrit McClellan . « A l’époque de la campagne permanente, tout se concentrait sur la manipulation des sources d’information de l’opinion publique pour avantager le Président. »

Cependant, McClellan maintient volontairement un langage indirect pour évoquer le constant système de malhonnêteté de Bush. L’ancien secrétaire de presse fait porter le blâme concernant certains mensonges de Bush sur son « manque de curiosité » et sa tendance à  se montrer « crédule ».

Mais la preuve est claire : Bush est un menteur.

Si on avait besoin de plus de preuve, il y a une anecdote de McClellan, à  propos de Bush, lors de la campagne de 2000 disant à  ses aides qu’il ne pouvait pas se souvenir s’il avait utilisé de la cocaïne. « Je me souviens m’être demandé, « est ce possible ? », selon ce qu’a écrit McClellan, d’après une revue du livre paru dans le Washington Post.

Il semblerait que le temps de trouver des excuses à  George W. Bush – ou aux élites des médias US – soit largement dépassé, compte tenu du prix terrible payé par le peuple irakien, les soldats américains, et les contribuables américains.

Robert Parry 28 Mai 2008 www.consortiumnews.com

Titre , introduction et traduction Mireille Delamarre www.planetenonviolence;org

Robert Parry a révélé plusieurs secrets sur l’affaire Iran-Contra dans les années 80 alors qu’il travaillait comme journaliste pour l’AP et Newsweek.

* « Par La Tromperie », c’est la devise du Mossad (services secrets israéliens qui agissent comme des gangsters, assassinent, kidnappent, organisent des attentats à  la bombes y compris contre des juifs comme cela a été le cas en Irak, pour faire peur aux juifs et les forcer à  émigrer en Israël). Ils semblent avoir fait des émules à  Washington. (ndlt)


Publié le 15 juin, 2008 dans Etats-Unis.

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