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Le « non » irlandais renforce les eurosceptiques tchèques

Le « non » irlandais renforce les eurosceptiques tchèques

© 20minutes.fr

nicholas kamm

Le « non » irlandais a renforcé l’euroscepticisme chez les libéraux au pouvoir à  Prague alors que la République tchèque se prépare à  prendre la présidence européenne tournante au premier semestre 2009, à  un moment crucial pour l’avenir de l’Union.

« Les Irlandais ont aidé les eurosceptiques », partout en Europe et notamment en République tchèque, résumait le quotidien Lidove Noviny dans son édition du week-end, à  l’unisson d’autres journaux.

Le plus eurosceptique de tous, le président tchèque Vaclav Klaus n’a pas attendu les résultats officiel du référendum irlandais pour lapider l’avenir du Traité dans un communiqué succinct, en se félicitant de la « victoire de la liberté et de la raison sur les projets élitistes artificiels et la bureaucratie européenne ».

« Le projet du traité de Lisbonne s’est achevé avec la décision des électeurs irlandais et il n’est plus possible de poursuivre sa ratification », a-t-il dit, ouvrant ainsi la question sur le processus dans son propre pays alors que le parlement tchèque attend encore le feu vert de la Cour constitutionnelle pour voter le texte.

Plus nuancé et moins ouvertement anti-européen que lui, le Premier ministre Mirek Topolanek qui dispose des pouvoirs exécutifs ne s’est pas pour l’instant prononcé sur la question de la ratification, notant seulement que, malgré tout, « l’UE dispose d’une base contractuelle stable » qui lui permet de « fonctionner ».

Mais au sein du Parti démocratique civique (ODS) qu’il dirige, plusieurs personnalités, à  commencer par le chef du Sénat, Premysl Sobotka, ont estimé qu’il n’était pas possible de continuer, en écho du chef de l’Etat.

« Si un pays refuse, cela signifie la fin du projet dans son ensemble. Cela n’a aucun sens de poursuivre la ratification d’un document mort », a ainsi estimé Petr Necas, le vice-président de l’ODS.

Cependant, quelles que soient ses réticences vis à  vis de Bruxelles, la marge de manoeuvre de l’ODS reste très mince au sein d’une coalition tri-partite gouvernementale de plus en plus fragile. Les chrétiens démocrates ne sont pas encore prononcés, mais le parti Vert a appelé dès samedi à  poursuivre le processus.

Il faut continuer la ratification « le plus vite possible, pour qu’elle soit achevée avant la fin de l’année », a déclaré Ondrej Liska, le vice président des Verts.

Jusqu’à  présent, la perspective de la présidence européenne avait fait pencher la balance politique tchèque vers une attitude aussi conformiste que sans enthousiasme vis à  vis de Bruxelles.

Désormais, le « non » irlandais représente une « complications politique », comme l’a dit le premier ministre. Dès lundi, M. Topolanek va discuter du dossier avec le président français Nicolas Sarkozy, lui-même favorable à  la poursuite du processus de ratification européen pour éviter une « crise » au sein de l’UE.

Le président Klaus, en convalescence après une opération de la hanche, ne sera pas présent lors de cette visite, pas plus qu’il n’a prévu de participer au prochain sommet de Bruxelles.

Les premiers ministres slovaques Robert Fico et hongrois Ferenc Gyurcsany, ainsi que le vice-premier ministre polonais Grzegorz Schetyna, présents à  Prague dans le cadre d’un sommet régional, pourront en revanche exprimer leur point de vue.

La Hongrie et la Slovaquie ont déjà  ratifié le Traité, en Pologne, il manque encore l’ultime paraphe du président Lech Kaczynski, qui a jusqu’en présent suivi le processus européen à  reculons.


Publié le 15 juin, 2008 dans Europe & UE.

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