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Premières réactions au « non » irlandais

Premières réactions au « non » irlandais

© L’Express

Les Irlandais ont dit « non » au traité européen de Lisbonne, selon les projections de la radio-télévision publique RTE. Les réactions, en France et dans le reste de l’Europe, à  la défaite vraisemblable du « oui » se multiplient ce vendredi après-midi.

En France

Julien Dray, le porte-parole du Parti socialiste, a jugé que « le succès du « non » irlandais est un nouvel avis de tempête pour l’Europe » et appelé à  « l’audace et à  la créativité politiques ». « La tentative de relance entreprise par Nicolas Sarkozy est aujourd’hui dans un grand péril, et semble avoir atteint ses limites. C’est d’une grande refondation démocratique et sociale dont l’Europe a besoin », écrit Dray dans un communiqué.

Jean-Pierre Chevènement président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et adversaire du Traité de Lisbonne, a estimé vendredi que le probable rejet du traité était « un service rendu à  l’Europe tout entière ». « Le vote du peuple irlandais revêt une signification profonde : les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à  la fois technocratique et antisociale ». Selon M. Chevènement, « c’est à  partir de la volonté démocratiquement exprimée des nations qu’on doit pouvoir avancer vers une Europe à  géométrie variable, fondée sur des coopérations renforcées ».

Nicolas Dupont-Aignan, député non-inscrit et président de Debout la République, a déclaré dans un communiqué que les « Irlandais aujourd’hui, comme les Français et les Néerlandais en 2005, ne sont pas hostiles à  l’Europe ». Mais les « peuples d’Europe rejettent une Union supranationale, bureaucratique et inefficace ». « Ils veulent tout simplement une Europe qui les respecte et qui les protège, une Europe des nations et des projets. Une Europe démocratique, indépendante, au service du progrès social », a-t-il ajouté.

Philippe de Villiers, le président du Mouvement pour la France, a salué jeudi le probable « non » des Irlandais, estimant que « le peuple irlandais (avait) parlé au nom du peuple français » en rejetant cette « Constitution bis ». « Le peuple irlandais a pris le relais » des Français qui avaient rejeté la Constitution européenne en 2005, « c’est pourquoi je dis que nous sommes tous des Irlandais ». « Ce vote sonne comme un rejet massif de la dérive anti-nationale et anti-démocratique de l’Europe de Bruxelles », a déclaré M. de Villiers.

Le PCF a estimé que la probable victoire du non « est une bonne nouvelle pour tous les peuples européens et pour l’Union européenne ». « Le choix du peuple irlandais est un choix de courage et de lucidité », affirme le PCF dans un communiqué. « Toutes ces dernières années, dès que la possibilité a été offerte aux peuples européens de se prononcer sur le destin de l’Europe, ils ont dit non. Va-t-on enfin en tirer les conséquences ? », demande le PCF.

Olivier Besancenot, porte parole de la LCR, a affirmé vendredi que le traité de Lisbonne « est définitivement mort et enterré », il devient « caduc ». « La bataille est d’ores et déjà  engagée à  faire respecter le non irlandais, là  où le non français et néerlandais ne l’ont pas été », a affirmé l’ancien candidat à  la présidentielle, partisan du non au référendum de 2005. Selon le leader de la LCR, « à  chaque fois qu’on consulte les peuples la réponse est la même: c’est non ».

En Europe

Selon le Portugal, si le « non » l’emporte, les pays de l’Union européenne (UE) devront « évaluer conjointement, et notamment avec le gouvernement irlandais, quelles options nous permettraient de sortir de la crise dans laquelle est plongée l’Europe », a estimé vendredi le ministre portugais de Affaires étrangères Luis Amado. « Nous sommes convaincus que la volonté politique qui a marqué le compromis de Lisbonne existe toujours », a-t-il ajouté.

Pour la Lituanie, si le « non » l’emporte, Dublin devrait lui-même proposer à  l’UE une solution à  l’impasse provoquée par son vote négatif, a déclaré une porte-parole du président lituanien Valdas Adamkus. « Nous pensons que l’Irlande va faire une proposition sur la manière de gérer la situation actuelle », a déclaré Rita Grumadaite.

En Estonie voisine, dont le parlement a ratifié le traité mercredi, le président Toomas Hendrik Ilves a qualifié vendredi de « bien regrettable » le non qui, selon de premières estimations, semble l’emporter en Irlande, « pays qui a le plus profité des bienfaits de l’UE ». « En votant non, le peuple irlandais a donné un coup de frein au développement de l’UE. Le non irlandais nous affecte tous. La compétitivité de l’UE va en souffrir », a affirmé Ilves.

Aux Pays-Bas, le Premier ministre Jan Peter Balkenende a qualifié de « décevantes » les informations évoquant un « non » irlandais, assurant que son pays poursuivrait le processus de ratification de ce texte, trois ans après avoir dit « non » au Traité constitutionnel.

La France et l’Allemagne réagiront ensemble au référendum, une fois les résultats définitifs connus, a déclaré vendredi le président Nicolas Sarkozy. « J’attendrai les résultats définitifs », a déclaré à  la presse le président de la République. « Par ailleurs nous avons convenu avec la chancelière allemande Angela Merkel que nous ferions une réaction commune. C’est à  ce moment là  qu’on dira ce qu’on en pense », a-t-il dit.


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Publié le 13 juin, 2008 dans Europe & UE.

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