Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Le Vietnam ouvre la voie à  sa première centrale nucléaire

Le Vietnam ouvre la voie à  sa première centrale nucléaire

© AFP

HANOI (AFP) – Les députés ont légalisé mardi le recours au nucléaire civil au Vietnam, y ouvrant la voie à  la construction d’une première centrale atomique pour lesquels Japonais, Français ou encore Chinois sont déjà  sur les rangs.

Le vote, intervenu selon un responsable de l’Assemblée nationale à  « une majorité écrasante » en faveur du texte, entérine surtout une décision du bureau politique du Parti communiste, instance dirigeante suprême dans ce pays.

Mais, pour un projet dans les cartons depuis des années, éminemment politique et très coùteux, « c’est une première étape », commente un acteur du secteur, qui espère que le Vietnam pourra « commencer à  avoir un budget sérieux pour se donner les moyens de ses ambitions ».

La construction de la première centrale nucléaire du pays, prévue dans la province méridionale de Ninh Thuan, prendra cependant de longues années.

Les autorités vietnamiennes tablent sur 2020 pour l’entrée en service d’une première tranche d’une capacité de 1.000 mégawatts (MW), selon Electricité du Vietnam (EVN).

Le pays, dont l’électricité provient encore pour près d’un tiers de l’hydraulique, a aujourd’hui une capacité installée de 14.000 MW, a récemment rappelé à  l’AFP Phan Minh Tuan, directeur du comité d’évaluation des projets d’investissements dans le nucléaire et dans les énergies renouvelables chez EVN.

Mais pour alimenter une croissance économique de 7 à  8% par an, une consommation des ménages en pleine explosion, qui se traduisent par une hausse de la demande en électricité de plus de 15% par an, le Vietnam souhaite disposer de 100.000 MW d’ici à  2020, a-t-il poursuivi.

A cette date, la première tranche de la centrale ne devrait donc représenter qu’environ 1% de la capacité installée du pays. Mais, assure le responsable, le Vietnam compte voir très vite grimper ses capacités nucléaires, jusqu’à  11.000 MW dès 2025.

La construction de la première centrale nucléaire ne devrait pas commencer avant 2013, voire 2015. Mais nombreux sont déjà  les pays à  courtiser le Vietnam pour l’accompagner dans l’aventure.

Japonais, Français, Sud-Coréens, Russes sont parmi les plus actifs, aux côtés, plus récemment, des Chinois. Mais le Canada, l’Inde et plus indirectement les Etats-Unis ont aussi montré de l’intérêt pour le projet.

Mettant en avant ses 50 ans d’expérience dans le nucléaire civil, le Japon a annoncé mi-mai la signature d’un vaste accord avec Hanoï, pour aider les Vietnamiens à  préparer et planifier le chantier, établir des systèmes de contrôle et former aussi du personnel spécialisé.

« Les Japonais en terme de ressources et d’investissements mettent le paquet en ce moment », constate l’acteur du secteur interrogé. Mais « les Chinois sont en embuscade, pas chers, et leur détermination est sans faille », poursuit-il.

Le Vietnam, qui ne dispose aujourd’hui que d’un réacteur de recherche à  Dalat (sud) installé par les Américains en 1963 et remis en service par les Russes après la guerre, cherche à  coopérer avec ses partenaires potentiels.

Les Français multiplient eux-aussi les interventions, conférences et séminaires, afin de tenter de convaincre les Vietnamiens de se tourner vers eux au moment du choix.

Pour décrocher à  terme le marché, des alliances ne sont pas exclues, certains évoquant notamment à  cet égard la possibilité d’un rapprochement franco-chinois, qui permettrait aux Français de faire une offre moins onéreuse.

« Si nous achetons du matériel aux Chinois, aux Sud-Coréens ou aux Russes, ce sera moins cher que si nous l’achetons aux Français, aux Japonais ou aux Américains », a récemment glissé Phan Minh Tuan.

Mais l’heure est encore largement aux conjectures, d’autant que le choix du partenaire pourrait, dit-il, ne pas intervenir avant « 2011 ou 2012 ».


Publié le 4 juin, 2008 dans Canada, Monde.

Laissez un commentaire