Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Mikhaïl Gorbatchev au Parlement européen : «L’urgence, c’est l’écologie»

Mikhaïl Gorbatchev au Parlement européen : «L’urgence, c’est l’écologie»

© Europa.eu

C’est un homme qui a changé le monde : Mikhaïl Gorbatchev, dernier dirigeant de l’URSS, a reçu tous les honneurs hier soir au Parlement européen, lors des Energy Global Awards. Devenu un ardent défenseur de l’environnement, président de la Fondation Gorbatchev et de Green Cross International, Mikhaïl Gorbatchev appelle à  un nouvel ordre mondial, écologique, durable et pacifique. Il l’a évoqué pour nous dans cet entretien exclusif.

gorbatchev

Le monde est proche de franchir la ligne rouge en matière d’environnement, a averti Mikhaïl Gorbatchev lors de la conférence de presse donnée hier au Parlement. Or, aucun pays ne résoudra seul le défi environnemental : pour l’ancien dirigeant soviétique, un effort international est nécessaire.

Monsieur Gorbatchev, peut-on affirmer que la dégradation environnementale est le problème principal de l’humanité, alors que la pauvreté sévit à  travers le monde ? Que répondez-vous à  ceux qui affirment que modifier leurs habitudes est un luxe qu’ils ne peuvent se permettre ?

« Les problèmes majeurs de l’humanité sont la pauvreté, la qualité de l’air et de l’eau, les conditions sanitaires, une productivité agricole faible…mais tous ces problèmes sont liés à  l’écologie. C’est un non-sens de dire que l’écologie est un luxe : c’est la priorité première de notre ère ! La seconde priorité, c’est la lutte contre la pauvreté, puisque 2 milliards de personnes vivent avec un ou deux dollars par jour. La troisième priorité est la sécurité mondiale, qui inclut la menace nucléaire et les armes de destruction massive. Ce sont nos trois urgences, mais je place l’écologie en première position car elle nous touche tous, directement. »

Vous avez été l’initiateur de grands changements en URSS et avez contribué à  la fin de la guerre froide. Faut-il, selon vous, lancer une nouvelle perestroïka pour mettre fin à  la guerre contre la nature ?

« Au milieu des années 1980, les dirigeants des grands Etats ont réalisé qu’il fallait agir d’urgence. Le bon Dieu a alors fait en sorte que les chemins de Gorbatchev, Reagan, Bush, Thatcher, Mitterrand et d’autres se croisent et qu’ils soient suffisamment sages pour vaincre clichés et préjugés les uns envers les autres : ils ont alors commencé à  parler de la menace nucléaire. Le monde a changé, notre ère est différente, il y a la mondialisation : les pays sont plus interdépendants et de nouveaux acteurs sont apparus, comme le Brésil, la Chine ou l’Inde.

La leçon à  tirer de tout ça, c’est qu’il faut développer le dialogue et construire la confiance. Renoncer à  la politique de la force, qui n’apporte rien de bon. Comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et que nous devons tous ramer ! Car sinon, certains vont ramer, pendant que d’autres rempliront d’eau le bateau et que d’autres encore feront des trous dans la coque ! Personne n’y gagnera.

Regardez les Etats-Unis en Irak : le monde entier était contre, y compris leurs alliés, mais ils n’ont pas voulu entendre. Que s’est-il passé ? Ils ne savent plus comment s’en sortir. Pourtant, nous sommes tous liés aux Etats-Unis. S’ils s’effondrent, ce sera la catastrophe : il faut donc les aider à  s’en sortir. Un nouvel ordre mondial est nécessaire, tout comme une nouvelle coopération et des mécanismes mondiaux pour la gérer.

Après la guerre froide, tout le monde parlait de nouvel ordre mondial. Même le Pape s’était joint à  cet appel pour un nouvel ordre mondial plus stable, plus juste, plus humain. Cependant, lorsque l’URSS s’est effondrée (avant tout pour des raisons internes), les Etats-Unis n’ont pas résisté à  la tentation d’entretenir une certaine confusion. Les élites politiques ont changé, ceux qui ont sorti le monde de la guerre froide se sont retirés, les nouveaux ont voulu écrire leur propre histoire.

Ces erreurs de vision, les mauvaises décisions et les mauvais pas ont rendu ce monde ingouvernable. Nous vivons maintenant dans un monde de chaos. De nouveaux modes de vie et de nouveaux mécanismes politiques peuvent émerger de ce chaos, mais il peut aussi mener à  de grandes perturbations, à  des résistances et des conflits armés. »

La Fondation Gorbatchev a pour slogan « Vers une nouvelle civilisation ». A quoi ressemble cette nouvelle civilisation ? Où le monde peut-il trouver les ressources pour amener ces changements profonds ?

« Si les problèmes internationaux ne sont pas gérés de manière ordonnée, alors il faut davantage d’argent. Mais tout n’est pas une question d’argent : il faut aussi de la confiance, du dialogue, de l’aide mutuelle et des échanges. Pourquoi l’Europe connaît-elle une croissance économique ? Seulement parce que l’Union Européenne existe. Ce dialogue est la voie pour de nouvelles opportunités et l’UE est un bon exemple.

Bien entendu, rien n’est parfait : selon moi, l’Union Européenne est déjà  surchargée en tant que système. Elle doit faire preuve de sagesse et savoir s’arrêter, absorber, avancer ; et non pas agir dans la précipitation et faire de grands sauts en avant, la tête baissée.

Lorsque vous observez la Russie actuelle, considérez-vous qu’elle est sur la bonne voie ?

« Je pense que la direction est bonne mais que la Russie est à  mi-chemin d’une transition démocratique difficile. La Russie ira de l’avant. A l’époque de Boris (ndlr : Eltsine), tout le monde traitait la Russie comme un paillasson. Mais ce n’est plus possible : il faut oublier cette période là . La Russie sera au même niveau que tout le monde. »

REF.: 20080526STO29867

Publié le 29 mai, 2008 dans Nouvel Ordre Mondial.

Laissez un commentaire