Articles intéressants à lire

Cour Supreme Israel  Denver International Airport  Symboles Occultes Bank of America  Georgia Guidestones  Saturne Occulte  Pyramide Blagnac  Le Rockefeller Center  Parlement UE  Symboles dans les logos  Sionisme Rothschild  Le billet d'un dollar  Cherchez l'erreur  Cathedrale Saint Jean le Divin  Le Projet Rivkin  La Fasces  La Nouvelle Aube Nouveau Jour en Image  Feu dans les Esprits des Hommes  Les 1000 points de lumiere  La Pierre de Bethel  La Main Cachee  Systeme Solaire  Aleister Crowley  Ordre des Illumines de Baviere  Qui est Baphomet  Illuminati New World Order  Introduction NWO

Les bracelets antivol pour nourrissons sous l’œil de la Cnil

Les bracelets antivol pour nourrissons sous l’œil de la Cnil

© 01net.com

bracelet nourisson

La commission crée un groupe de travail sur les dispositifs de surveillance des personnes vulnérables comme les bracelets RFID pour bébés ou pour les individus atteints de la maladie d’Alzheimer.

Voici plus d’un an, l’hôpital intercommunal du Raincy-Montfermeil (93) équipait sa maternité d’un système de bracelets RFID afin d’identifier et de localiser les nourrissons, déclenchant une alarme au cas où le bébé sort du périmètre de la maternité. L’établissement avait été confronté, les mois précédents, à  deux rapts d’enfants.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) dit avoir été saisie ces derniers temps de plusieurs dossiers de mise en place de tels dispositifs dans plusieurs maternités. Elle s’interroge publiquement sur le déploiement de ces technologies de surveillance pour « les personnes vulnérables ». Ces bracelets électroniques ne sont pas destinés qu’aux nourrissons, ils peuvent aussi être utilisés pour les individus atteints de la maladie d’Alzheimer.

La Cnil lance donc un chantier de réflexion et va créer, au mois de juin prochain, un groupe de travail. Différents acteurs seront auditionnés. Elle devrait rendre publiques ses conclusions à  l’automne 2008.
A ce stade, la commission, tout en convenant que ces dispositifs ont le but « louable d’assurer la sécurité de ces individus », s’interroge sur leur caractère « proportionné ». Et estime que leur déploiement à  grande échelle comporte un risque potentiel. Et ce, quelle que soit la technologie utilisée : bracelet électronique, outil de géolocalisation destinés aux enfants ou encore capteurs de mouvements au domicile des personnes âgées.

« Nous craignons que ces dispositifs ne se multiplient dans d’autres établissements comme les crèches et les écoles, où ils deviendraient des outils de surveillance active », commente Anne Debet, commissaire en charge du dossier à  la Cnil.

« Définir le bénéfice réel de ces technologies »
Dans un billet publié sur le site de la Cnil, la commissaire craint que notre société ne laisse « se construire insidieusement, sans bruit et sans d’ailleurs que l’on puisse prêter aux intéressés de mauvaises intentions, une société de contrôle qui modifie les relations des individus entre eux et soulève des interrogations de fond au regard des principes de protections des données ».

Un argument repoussé par Laurent Levasseur, PDG de BlueLinéa, fabricant du bracelet BlueTag, à  l’oeuvre dans cinq maisons de retraite et maternités en France, dont celle du Raincy-Montfermeil.

« Les bracelets électroniques utilisés dans les maternités ou les maisons de retraite ne comportent aucune information personnelle. Juste un identifiant grâce auquel les infirmières peuvent, depuis le poste de travail, identifier le nourrisson. » Selon la société, sur les 3 000 naissances qui ont eu lieu dans cette maternité pionnière depuis un an, le bracelet RFID aurait été refusé seulement deux fois par les parents. « Dans ce cas, l’hôpital leur fait signer une décharge », ajoute Laurent Levasseur.

Mais pour la Cnil, la technologie ne doit pas se substituer aux responsabilités des individus, la technique viendrait se substituer à  la vigilance humaine. « Nous devons définir le bénéfice réel de ces technologies. Vérifier qu’elles ne répondent pas uniquement au besoin de rassurer les parents, et de dégager les hôpitaux de leurs éventuelles responsabilités en cas de rapt. La question n’est-elle pas plutôt celle du problème de l’accès dans les établissements de santé et du manque de personnel ? », s’interroge Anne Debet.


Publié le 22 mai, 2008 dans Big Brother.

Laissez un commentaire